Actualités : DPC orthophoniste : quelles formations choisir cette année ?

Publié le 31 août 2026 à 09:23

DPC orthophoniste : quelles formations pour actualiser ses pratiques ?

Tous les orthophonistes en activité doivent valider leur obligation triennale de DPC. Entre diversité des troubles pris en charge et évolution des recommandations, bien choisir sa formation reste un exercice exigeant.

DPC : obligatoire, mais surtout essentiel
Le développement professionnel continu (DPC) concerne l'ensemble des professionnels de santé conventionnés, orthophonistes libéraux et salariés inclus. Il s'agit d'une obligation légale, à valider sur une période de trois ans, et non d'une simple option laissée à l'appréciation de chacun.

Cette obligation répond à un objectif clair : actualiser les connaissances scientifiques et les pratiques cliniques, tout en renforçant la sécurité et la qualité des soins délivrés aux patients. Concrètement, chaque orthophoniste doit pouvoir justifier de son engagement dans une démarche de Développement Professionnel Continu sur une période de trois ans, conformément aux recommandations applicables à sa profession.

Ainsi, les orthophonistes peuvent suivre des programmes proposés par des organismes enregistrés auprès de l'ANDPC. Les formations de DPC orthophoniste proposées notamment par Pôle Formation Santé, permettent de répondre aux exigences réglementaires de l'ANDPC tout en accompagnant l'évolution des pratiques cliniques des professionnels.

Comment choisir une formation DPC adaptée à sa pratique orthophonique ?
Face à la richesse du catalogue national, le choix d'une formation ne devrait jamais reposer uniquement sur la disponibilité des places ou la proximité géographique. Il gagne à s'appuyer sur une analyse honnête de sa propre pratique.


Un professionnel qui reçoit majoritairement de jeunes enfants n'aura pas les mêmes priorités qu'un orthophoniste spécialisé dans les troubles neurologiques de l'adulte. L'enjeu est donc de cibler les compétences à consolider, en cohérence avec sa patientèle et les évolutions des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS).


Le format de la formation compte également. Présentiel, classe virtuelle ou programme intégré combinant plusieurs modalités : chaque option présente des contraintes différentes en matière de disponibilité, d'assiduité exigée et de prise en charge financière par l'ANDPC.

Les thématiques prioritaires pour actualiser ses compétences
Les troubles du neurodéveloppement, notamment les troubles du spectre de l'autisme et les troubles spécifiques du langage, restent des axes de formation très demandés. Il en va de même pour la prise en charge des troubles logico-mathématiques ainsi que pour les approches consacrées au langage écrit.


Chez l'adulte, les pathologies neurodégénératives et les suites d'AVC continuent également de motiver de nombreuses inscriptions, à mesure que les protocoles de rééducation évoluent. Se former régulièrement sur ces sujets permet d'actualiser ses pratiques à la lumière des données scientifiques les plus récentes.

2026, l'occasion propice pour valider son obligation triennale
Le dispositif du DPC entre dans une période de transition administrative. Si les financements sont maintenus en 2026, une réorganisation est annoncée à partir de 2027, selon des modalités qui restent à préciser. Les orthophonistes libéraux disposent néanmoins, pour 2026, d'un droit de tirage annuel de 14 heures financées par l'ANDPC.


Dans ce contexte, les professionnels ont tout intérêt à ne pas attendre la dernière ligne droite de leur triennal. S'inscrire dès maintenant permet de sécuriser sa place sur les sessions recherchées, d'échelonner ses formations sur l'année et d'éviter les mauvaises surprises liées à d'éventuels plafonds d'heures déjà atteints.


Selon la DREES, environ 21 400 orthophonistes exerçaient en libéral ou en activité mixte en France au 1er janvier 2024. Un chiffre en constante progression, qui traduit aussi une pression croissante sur l'organisation du temps de formation, entre activité clinique et obligation réglementaire.

Conclusion
Actualiser ses pratiques par le DPC n'est pas qu'une contrainte administrative : c'est un levier concret pour affiner sa pratique clinique et sécuriser la prise en charge des patients. À l'approche de la bascule administrative de 2027, mieux vaut anticiper son parcours dès 2026, en choisissant des formations réellement en phase avec son exercice quotidien.

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