

Le CGLPL, la vigie du respect de la dignité humaine
Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté est une autorité administrative indépendante créée en 2007 pour veiller au respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Il agit en toute autonomie, sans tutelle ni instruction extérieure. Sa mission est humaniste : prévenir les atteintes à la dignité humaine dans tous les lieux de privation de liberté. Il peut effectuer des visites inopinées et dispose d'un accès libre aux personnes. Il joue aussi un rôle d'alerte et de coopération avec les institutions nationales et internationales.

Alors que notre interview était prévue en visioconférence, un dysfonctionnement nous a forcé à la réaliser par appel téléphonique…
Vous en pensez quoi de la visioconférence vous ?…
Sur certains aspects, c'est pratique. Ça permet de gagner du temps et de collaborer à distance. Mais ça ne remplace en rien l'interaction humaine en présentiel. Ce qui m'a surtout marquée, c'est, pendant le covid, de voir des patients en soins sans consentement devoir passer devant un juge par visioconférence, parfois depuis un véhicule… C'était bouleversant. Dans leur état, ne pas comprendre ce qui se passe, voir le juge à travers un écran parfois défaillant, ce n'est vraiment pas une aide. Au contraire, c'est anxiogène et déshumanisant.
Puis, juste après avoir eu autorisation d'enregistrer notre échange, Dominique Simonnot m'a spontanément transmis un conseil...
Prenez bien des notes aussi. J'ai passé 30 ans à faire des interviews, et je peux vous dire à quel point c'est exigeant. Alors enregistrez si vous voulez mais prenez des notes, vraiment. Parce que quand vous vous retrouvez face à 3 ou je ne sais pas combien d'heures d'entretien à décrypter, c'est horrible. C'est beaucoup de boulot, mais si ça vous passionne, tant mieux. Le journalisme, c'est du plaisir dans l'exigence. Bon, allons-y.
Votre parcours journalistique semble très lié à votre mission au CGLPL. Qu'est-ce qui vous a poussée vers le journalisme, et en quoi cette expérience nourrit-elle votre fonction aujourd'hui ?
J'ai basculé vers le journalisme quand j'ai compris que je ne changerais rien de l'intérieur, en tant qu'éducatrice. J'en avais assez d'un système à bout de souffle, comme on le voit aussi chez les soignants ou les surveillants pénitentiaires : cette fatigue de ne plus croire à l'impact de son travail. Alors, j'ai demandé un stage à Libération, et j'ai été accueillie à bras ouverts parce que je venais du terrain. J'ai commencé par l'immigration et les faits divers. Les deux fonctions partagent une même exigence : observer, raconter, dénoncer. Et toujours, garder les pieds dans le réel.
Le journalisme a-t-il toujours été un outil de dénonciation des dysfonctionnements sociaux ? Vous êtes-vous sentie libre de porter ce regard engagé dans vos écrits ?
Pour moi, le journalisme doit servir à quelque chose. Il ne peut pas être neutre : c'est une illusion. Il n'y a pas de journalisme objectif, c'est une blague ça. On écrit toujours avec un regard, une idée qu'on veut faire passer. J'aimais raconter, bien sûr, même les faits divers, ce que beaucoup méprisent. Moi, c'est la société dans ses marges que j'aime explorer. Et oui, j'ai eu la chance d'écrire pour Libé puis Le Canard, deux journaux où j'ai toujours pu garder cette liberté de ton et cette subjectivité assumée.

Rapport d'activité 2024. Cellule vétuste occupée par trois détenus en maison d'arrêt.
Vos chroniques judiciaires ont été adaptées au théâtre. Qu'est-ce que cette expérience vous a apporté ? Pensez-vous que l'art peut toucher là où les discours échouent parfois ?
Ah mais j'étais super fière ! Quand Michel Didym m'a proposé ça, j'ai dit oui tout de suite. Et j'y suis allée presque tous les soirs. Ce n'était pas juste du théâtre, c'était mes chroniques qui prenaient vie. Et oui, bien sûr que ça a eu un impact. Quand je voyais tous ces gens, ces gamins, ces lycéens, ces étudiants venir... ça m'a touchée. Je crois vraiment que l'art, parfois, ça dit les choses plus fort que n'importe quel article.
Entre votre ancien métier de journaliste et votre fonction actuelle de contrôleure générale, voyez-vous une continuité ? Qu'est-ce qui, aujourd'hui, rend votre rôle particulièrement exigeant ?
Oui, il y a une vraie connexion. Dans les deux cas, on recueille des faits, on les vérifie, on les assemble pour rendre compte de réalités souvent invisibles. Et en tant que contrôleure, ce n'est pas simple : on porte une parole officielle. Nos constats doivent être irréprochables, précis, incontestables, notamment parcequ'ils dérangent. On défend les droits de ceux que la société préfère oublier : les prisonniers, étrangers, malades mentaux, mineurs enfermés. Ça demande une énergie folle, parce qu'on croit à ce qu'on fait, mais on se heurte à des discours politiques de plus en plus démagogiques et inquiétants.

Rapport d'activité 2024. Cellule mère enfant d'un établissement pénitentiaire.
Lorsque vous avez été appelée à prendre la tête du CGLPL, comment avez-vous réagi à cette proposition inattendue ?
Franchement ? J'ai cru à une blague. C'était inattendu, et même un peu cocasse. Je n'avais rien demandé, et je venais justement de publier des papiers critiquant le vide laissé après Adeline Hazan… Alors, quand on m'a appelée, j'étais sidérée. J'ai mis trois jours à dire oui, trois jours d'angoisse, mais aussi de lucidité. Je me suis dit : « Ma vieille, c'est toute ta vie qui converge ici. Ton combat, ta volonté de faire bouger les choses… Tout est là. » Refuser, ça aurait été absurde.
Vous êtes entrée dans cette fonction. Comment vous êtes-vous appropriée ce rôle ?
J'ai surtout appris sur le tas, en lisant, en échangeant. Et j'ai vite senti une vraie cohérence avec mes collègues, une symbiose. On venait d'horizons différents, mais on pensait pareil. On avance ensemble, même si ça n'empêche pas les engueulades.
Avant votre prise de fonction au CGLPL, aviez-vous une connaissance directe du milieu psychiatrique ?
Pas de manière professionnelle, non. Mais j'en avais une connaissance personnelle, très empirique. Le père de ma fille était psychiatre. Je le rejoignais souvent, j'entrais dans les services, je l'écoutais parler de son travail. J'assistais à leurs ateliers, je me souviens d'un qui s'appelait « l'atelier du non-faire », tout un programme. Et certaines personnes hospitalisées me saluaient en me disant : « Bonjour, nous sommes les fous ! » avec beaucoup d'autodérision. Une ambiance étonnamment joyeuse. Il y avait une vraie proximité entre soignants et patients, quelque chose de simple, humain. C'était une époque où, je pense, il y avait plus de moyens, plus de possibilités de créer du lien. Et puis, plus tard, j'ai vécu une situation plus dure : j'ai accompagné quelqu'un à l'hôpital, quelqu'un qui a été mis en contention. Les médecins m'ont regardée, sûrs d'eux, en me disant : « C'est normal, c'est pour son bien. » Et j'ai cédé. J'étais jeune. Mais en moi, tout criait que c'était injuste, violent. Et pourtant je n'ai rien dit. Ça m'a marquée profondément.
Vous êtes en première ligne face à une politique pénale et psychiatrique que vous jugez sans vision. Qu'est-ce qui vous révolte le plus dans la réalité des lieux de privation de liberté ?
Ce qui me révolte profondément aujourd'hui, c'est le vide total de réflexion derrière les décisions prises. J'écoute les prises de parole politiques, et je suis souvent atterrée : on bricole, on empile des annonces, sans vision d'ensemble. Or, ce sont les marqueurs les plus sensibles de notre rapport à l'humain. On nous dit : la psychiatrie est grande cause nationale… très bien, mais derrière pas grand-chose. Les soignants désertent les services parce que c'est devenu invivable, mais personne ne semble vouloir comprendre pourquoi. Et c'est pareil en prison : il manque 6 000 surveillants... Et moi, je le vois concrètement. Je visite des établissements à 200, 240 % de taux d'occupation. Des cellules infestées de punaises de lit, de rats, de cafards. C'est ça, la réalité. C'est indigne. Et dans le même temps, on me parle de modules “préfabriqués” en béton, comme si ça allait résoudre quoi que ce soit. On nous livre 50 places, à l'automne alors qu'on a 25.000 personnes en surnombre ! J'ai envie de rire, mais c'est nerveux. On me dit « il faut bien commencer quelque part. »… D'accord, mais même si on construisait 3 000 places, on continuerait à remplir. Parce que le problème, ce n'est pas que le manque de murs, c'est l'absence de choix politique.
Par où commencer pour faire évoluer ce système ?
Par quoi commencer ? Par entendre ceux qui savent. Par cesser de nier l'ampleur du problème. J'ai réuni un groupe de travail. 27 organisations autour de la table : des syndicats pénitentiaires, des avocats, des psychiatres, des médecins, des associations de terrain. Tous ceux qui vivent la prison au quotidien. On sera entendu par l'assemblée nationale le 2 juillet. Et tout le monde est d'accord : on est au bord du gouffre. Ce qu'il faut, c'est développer un mécanisme contraignant de régulation carcérale pour parvenir à une situation normale : Pas plus de détenus que de places disponibles. Une volonté politique claire de dire stop à la logique de l'entassement, revoir notre manière de penser la peine, et remettre de l'humain là où il n'y a plus que du contrôle. Là, on pourrait enfin imaginer autre chose. Une prison qui respecte la loi, c'est-à-dire une prison qui prépare à la réinsertion. Parce que c'est ça que la société attend : que les personnes sortent mieux qu'elles ne sont entrées. Et aujourd'hui, ce n'est pas possible. Il n'y a pas assez de moyens, et peu de volonté. Regardez les chiffres : seuls 25 % des détenus travaillent en France. En Allemagne, c'est 70 à 75 %. Vous voyez la différence ? Et pendant ce temps, des jeunes meurent en détention. Des codétenus signalés comme dangereux, qu'on laisse malgré tout dans des cellules partagées, alors que l'autre supplie qu'on le transfère ailleurs. « Pitié, pitié, il va m'arriver quelque chose », et il se fait tuer. Sans mentionner les chiffres du suicide qui sont dix fois plus élevés qu'à l'extérieur. Et oui, il y a un biais. Beaucoup de personnes fragiles finissent en prison. Mais quand même, 30 à 35 % de personnes détenues présentent des troubles psychiatriques graves. Et qu'est-ce qu'on leur propose ? Trop peu de soins, trop peu de suivi. On annule les rendez-vous médicaux faute de surveillants pour les accompagner au service médical… même quand c'est dans la même prison ! C'est aberrant. C'est un échec humain, social, politique. Je ne m'y habitue pas. Puis, la prison est un lieu où même décrocher de la drogue devient impossible. Les trafics sont omniprésents. Je ne parle pas seulement du cannabis ou de la cocaïne, je parle aussi des médicaments. On marche dans des couloirs qui sentent le cannabis. C'est partout. Et tout le monde le sait. Même les directions le disent clairement : « Nos saisies sont prudentes et parcimonieuses ». Parce qu'ils savent que sans ça, la violence explose. On gère par la sédation, par l'anxiolyse.
Vous évoquez souvent l'aide sociale à l'enfance comme un point de bascule. En quoi est-ce, selon vous, le cœur du problème ?
Parce que c'est là que tout commence à dérailler. L'aide sociale à l'enfance, c'est censé être un filet de protection, mais trop souvent c'est un tremplin vers l'exclusion. Ce sont les mêmes enfants qu'on retrouve ensuite partout : chez vous, en hôpital psychiatrique, dans les centres éducatifs fermés, en prison, aux comparutions immédiates. Ils me le disent : « Madame, on n'est pas nés dans la délinquance, mais on a grandi avec. Et un jour, on finit dedans ». Alors quand j'entends parler d'égalité des chances, franchement, j'ai un spasme. Il ne reste plus grand-chose de la devise républicaine. Mais la fraternité, elle, tient encore. C'est peut-être la seule qu'on n'ait pas totalement abandonnée. Elle vit dans nos métiers : le vôtre, le mien, celui des surveillants, des soignants. Des métiers qui vont vers l'autre même dans un système abandonné par l'État… Et pourquoi ? Parce que ce sont des gens dont la société se fiche. Au mieux, on les ignore. Au pire, on les méprise.
Il y a quelque chose qui m'a profondément marqué dans votre rapport : dans les centres éducatifs fermés, on constate un enseignement très insuffisant et des perspectives de professionnalisation très restreintes.
Mais bien sûr que c'est une honte. Sur l'enseignement, j'ai vu tous les ministres de l'Éducation nationale, et ils ont été nombreux, pour leur parler de ce scandale. Je suis allée voir des députés. Une seule m'a vraiment écoutée, parce qu'elle venait de la DASS, parce qu'elle connaissait l'Aide sociale à l'enfance, la députée Perrine Goulet. Les autres m'ont dit : « Oh là là, oui, c'est grave… ». Mais en vérité ? Rien à faire. Ce n'est pas porteur politiquement. Et pourtant, ça pourrait l'être. Il y a un avocat qui a déposé plainte contre trois présidents de départements pour délaissement d'enfants et aide à la prostitution. Et vous savez ce qui se passe en prison ? Il n'existe pas de statut de professeur pour enseigner en détention. Résultats, pendant les vacances scolaires, il n'y a pas cours. Comme si les gamins incarcérés étaient eux aussi « en vacances ». C'est burlesque, je vous jure. Alors oui, j'ai vu que le ministre de la Justice a évoqué récemment l'idée d'un statut spécial pour les professeurs en milieu fermé. Très bien. Mais il l'a dit dans une interview. On attend les actes à présent.

Rapport d'activité 2024. Patiente en pyjama désigne les barbelés entourant la cour d'un hôpital psychiatrique.
Diriez-vous qu'il y a eu une perte des repères philosophiques et politiques qui fondaient autrefois le regard porté sur la prison, la justice, les quartiers populaires ? Ou est-ce que ces idéaux n'ont jamais vraiment été incarnés ?
Il y a eu des moments plus lumineux. Dans les années 70, par exemple, avec le Groupe d'information sur les prisons, il y avait une vraie effervescence intellectuelle autour de l'enfermement. Des voix puissantes comme Foucault, Badinter, Henri Leclerc, Daniel Defert… Des gens qui pensaient, qui débattaient, qui avaient un regard critique et complexe. Aujourd'hui ? Il ne reste plus grand monde. Défendre les détenus, les fous, les enfants délinquants, ce n'est plus « tendance », comme je le dis souvent. J'ai été marraine d'une promotion d'avocats, et je leur ai dit : « Ayez le cœur assez grand pour accueillir à la fois la douleur d'une victime… et celle d'un détenu ». On assiste à une montée claire de la soif de répression. Le discours politique actuel ne s'adresse même plus à la réalité sociale. Quand Gabriel Attal dit : « Tu casses, tu répares », à qui croit-il parler ? À des enfants élevés, éduqués, entourés ? L'État a déserté. Il a laissé les réseaux s'installer, les gosses se faire recruter à 12 ans pour faire le guet ou tenir les points de deal. C'était pratique, ça faisait tenir les quartiers. Comme les prisons tiennent aujourd'hui sur des équilibres toxiques.
Si la dynamique se poursuit, allons-nous vers une aggravation lente et progressive, où pensez-vous qu'il y a un risque de crise brutale ?
Ce que je vois, c'est une bombe à retardement. Je ne sais pas quand elle explosera, mais tout le monde le sent. Dans les services pénitentiaires, on vit avec cette peur sourde, permanente. Les drames se multiplient : suicides, meurtres, incendies. Et un jour, ce sera l'irréparable. Parce que cette institution ne fait plus ce pour quoi elle est censée exister : la réinsertion. Elle fabrique de la rancœur, du ressentiment. Comment voulez-vous qu'un homme sorti d'une cellule à trois, infestée de punaises, enfermé 22h sur 24, croie encore à la République ? Qu'il ait envie d'y adhérer ? Et en face, on empile les mesures, au gré des effets d'annonce. Un matin, on supprime le sursis. Un autre, on décide de juger les gosses comme des adultes. Il n'y a plus de ligne. Ce qu'on inflige aujourd'hui dans les prisons, c'est une forme de châtiment corporel, qu'on ne dit pas, mais qu'on applique. Et ça, c'est la négation même de l'idée de justice.

Rapport d'activité 2024. Cour de promenade du quartier disciplinaire d'une maison d'arrêt.
Vous incarnez, je trouve, un véritable symbole de la liberté d'expression. Pensez-vous qu'elle soit aujourd'hui mise en danger ? Est-ce que vous-même, et l'autorité que vous représentez, êtes remise en question ?
Je n'ai jamais subi aucune menace ni pression du gouvernement, ni en tant que personne, ni dans mes fonctions. Mais cela ne veut pas dire que tout est calme. Je suis extrêmement critiquée par l'extrême droite. Il y a même des députés du Rassemblement National qui ont proposé, à trois reprises ces derniers mois, des amendements pour supprimer purement et simplement le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté. C'est vous dire le niveau de tension. Et puis, le CGLPL est entièrement financé par l'État, et notre budget est voté par le Parlement. Donc, bien sûr, le levier pour nous affaiblir serait de nous couper les vivres. Mais pour le moment, je ne suis pas inquiète. Je reste vigilante, évidemment. Mais jusqu'ici, je n'ai pas constaté de tentative d'étranglement budgétaire.
Avec tout ce qu'on vient d'évoquer, est-ce qu'il y a malgré tout des anecdotes qui vous ont redonné espoir récemment ?
Ah mais oui ! Et heureusement ! Quand on va dans certains hôpitaux psychiatriques, qu'on prend le temps de discuter vraiment avec les équipes, on sent quelque chose. Et surtout, quand on y retourne plus tard, on voit les effets. Je pense par exemple à l'hôpital de Lens. Franchement, il était dans un état catastrophique. Et puis quelques mois après notre passage, on reçoit un projet : une refonte totale du service de soins infirmiers, de A à Z. Un vrai travail d'équipe, profond, courageux. Vous ne pouvez pas imaginer ce que ça nous fait. Ça donne du tonus. Ça vous porte. C'est inestimable. On se dit : « Voilà, c'est possible. Ça a marché quelque part. ». Et dans notre prochain rapport annuel, vous verrez plusieurs cas comme ça. En prison, c'est plus difficile. Il y a parfois de petits changements sur notre passage, des ajustements dans le quotidien. Mais le problème central reste la surpopulation carcérale et la ligne politique.

Rapport d'activité 2024. Partie de foot dans la cour d'un centre éducatif fermé.
Merci infiniment pour notre échange. Une dernière petite question. Qu'allez-vous faire après votre mandat de Contrôleure Générale ?
Merci, j'ai apprécié la discussion. Je pense qu'après j'écrirai. Pas pour aller donner des leçons à mon successeur, ce serait très déloyal. Mais je n'ai pas le droit d'écrire un livre sur mon mandat, donc probablement un roman, on verra. Mais oui, écrire, sûrement.
Pour consulter les publications du Contrôleur Général des Lieux de Privation des Libertés, les contacter ou encore les saisir : https://www.cglpl.fr/

Rapport d'activité 2024. Cellule de garde à vue dans un commissariat de police.
Dominique Simonnot

