
Présentation de la maquette
La FST ajoute 1 an à la maquette de neurologie (tant qu'elle dure ans), avec :
• 1 semestre partagé (3 mois/3 mois) entre un stage de sommeil et un stage de neurologie ;
• 1 semestre entier (6 mois) en sommeil.
Les stages peuvent être ou non consécutifs. L'ajout dʼ1 an compte dans l'ancienneté et permet de garder son rang lors des choix de stages suivants. Un travail est demandé à l'issue de la FST (article, mémoire, présentation de cas…).
Opportunités
Comprendre les maladies
Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Pendant le sommeil, les maladies « de la journée » existent toujours et leurs manifestations sont peu connues, avec pourtant un impact significatif. Par ailleurs, certaines maladies ne se manifestent que pendant le sommeil.
Étendre ses connaissances
Le sommeil relie trois domaines complémentaires : neurologie, psychiatrie, respiration (incluant pneumologie, ORL/CMF, cardiologie…). Faire la FST du sommeil, c'est étendre ses connaissances et repousser ses limites de prise en charge aux frontières, voire au-delà de notre spécialité.
De nouvelles pathologies sont à notre portée. Parmi les plus remarquables, on note :
• L'insomnie aiguë ou chronique ;
• Les hypersomnolences centrales : narcolepsie, hypersomnie idiopathique ou secondaire (SEP, encéphalite, tumeur)… ;
• Les parasomnies : somnambulisme, terreurs, TCSP… ;
• Les mouvements anormaux du sommeil : syndrome de jambe sans repos, mouvements périodiques de jambes, bruxismes, rythmies ;
•Troubles du rythme veille/sommeil : syndrome d'avance/de retard, rythmes ultradiens…
• Troubles respiratoires du sommeil : syndrome dʼapnées-hypopnées du sommeil (obstructives ou centrales), hypoventilation (SLA, myopathie), stridor…
Clinicien et plus encore
Faire du sommeil, c'est notamment apprendre à lire une vidéo polysomnographie et comprendre les mécanismes électrophysiologiques de la veille et du sommeil. En neurologie, la plupart des stages de sommeil sont couplés à un stage en EEG.
Accès privilégié à la recherche
Les services de sommeil en CHU plébiscitent les projets de recherche, notamment de M2, que vous pourrez réaliser par la suite.
Et le DIU ?
Le DIU permet de ne pas prendre d'année supplémentaire, mais est payant, se fait sur 2 ans. Le stage dure 1 mois, l'évaluation se fait par partiel écrit et une évaluation orale. Les cours du DIU et de la FST sont communs (en visio).
Ne restez plus impuissants face aux troubles du sommeil de vos patients !
Témoignages personnels
Sophie - 2024
Pourquoi ?
Les pathologies du sommeil touchent des patients jeunes, souvent avec des troubles psychiatriques, et très impactés au quotidien. Leur prise en charge permet des résultats concrets, ce qui est parfois moins évident dans d'autres surspécialités. Le sommeil offre aussi un cadre stimulant pour la recherche et ouvre des perspectives d'exercice en libéral ou mixte.
Où ?
Bichat et la Pitié-Salpêtrière. À Bichat, j'ai découvert la pratique du sommeil « tout venant » et approfondi l'aspect psychiatrique (groupes de thérapie, évaluations à Chronos). J'ai aussi fait un peu d'EEG. La Pitié m'a permis d'approfondir les troubles neuro-sommeil : hypersomnies, mouvements anormaux, épilepsie…
Les + ?
• Richesse des stages si on s'investit.
• Ouverture interdisciplinaire (neuro, pneumo, psy).
• Stages tranquille, ambiance agréable, travail de la thèse possible.
Les – ?
• Lecture de PSG parfois répétitive.
• Internat prolongé.
• Frustration face aux plaintes fonctionnelles.
Conclusion ?
Une surspécialité passionnante, des stages enrichissants et un vrai plus pour construire un projet en clinique et recherche.
Noémie - 2023
Pourquoi ?
Dès les cours de l'externat, j'ai été attirée par le sommeil et l'épilepsie, très complémentaires sur la clinique et lʼélectrophysiologique. Cette spécialité en plein essor ouvre de nouvelles perspectives de poste et dʼorientation professionnelle. La FST donne accès aux cours du DIU gratuitement.
Où ?
Pitié-Salpêtrière, en poste couplé sommeil et EEG, puis 6 mois en sommeil. Le stage de sommeil est très formateur, par des neurologues experts et pédagogues, avec des horaires corrects (9h-18h) comparé à une salle classique. Le stage EEG est excellent, associant un encadrement bienveillant et pédagogue et complétant parfaitement la formation en sommeil.
Les + ?
• Nouvelles compétences.
• Accès à la recherche.
• Rythme plus calme que la salle classique et tout aussi formateur.
Les – ?
• Patients moins graves, impression de perte du « cœur » de la médecine.
• Troubles psy fréquents.
• Astreintes l'après-midi les week-ends, entrées répétitives.
Conclusion ?
La formation en vidéo-polysomnographie est un atout majeur pour un neurologue, alliant épileptologie et une spécialité originale, en plein développement.

Jérémy PROUST
Docteur junior
Paris

Nicolas ALLARD
Docteur junior
Paris

