
Du 13 au 16 Mai 2015 s’est tenue la 33ème édition du congrès annuel de l’European Society for Pediatric Infectious Disease (ESPID pour les intimes) à Leipzig. L’occasion pour moi, amateur de l’infectiologie pédiatrique, d’y faire un tour, de vous rapporter quelques informations toutes fraîches et surtout de vous présenter l’expérience d’un congrès à l’étranger.
Présentation
Pour commencer, quelques informations sur l’ESPID. L’ESPID est une société savante dédiée au partage d’informations entre les professionnels impliqués dans la prise en charge des pathologies infectieuses pédiatriques. Elle organise des rencontres scientifiques régulières (dont un congrès annuel), participe à des groupes de réflexions internationaux et est responsable de plusieurs revues scientifiques dont le Pediatric Infectious Disease Journal.
Arrivée sur place
Venons-en au congrès en lui-même. Premier objectif : s’y rendre ! Leipzig n’est pas la ville la plus accessible de France. Vols directs exceptionnels (et hors de prix au moment où j’ai regardé) et 10 heures en voiture (à faire seul = dangereux !). Dernière possibilité, choisie par votre serviteur, le train. Huit heures de trajet avec une escale à Francfort. Premier constat, leurs TGV sont bien plus confortables que les nôtres ! Deuxième constat, les retards franchissent la frontière sans problème !
Une fois arrivé à la gare, et après quelques galères d’orientation liées à la langue (ma LV2 est si loin…), embarquement dans les tramways, moyen ultra-répandu de transport.
La station de la gare est d’ailleurs un « hub » impressionnant où se croise tramways et bus sur les mêmes trajets ferrés.
Station de bus et tramway
La cité des congrès de Leipzig est assez excentrée et on a vite l’impression d’être à la campagne. Néanmoins, l’arrivée au lieu-dit même ne laisse plus de doute et ils n’ont pas fait les choses à moitié pour ce centre des congrès.
Le lieu du congrès (extérieur et intérieur)
Le congrès
Sur place, organisation ressemblant beaucoup à celui du congrès de la SFP pour ceux qui l’ont fait : retrait des badges (et du sac rempli de publicités et autres goodies !), vérification du programme, des lieux des conférences et c’est parti ! Le rythme est soutenu et les journées denses : début à 7h30 par les séances de « Meet the professor » et fin entre 18h et 20h. Toutes les conférences sont en anglais, ce qui entraîne quelques difficultés de compréhension au début mais on s’y fait vite. Le niveau des orateurs était globalement excellent.
Vous retrouverez aussi sur le site internet de l’AJP (section Actualités) une sélection de la littérature présentée ainsi que plusieurs posters. N’hésitez pas à consulter ces documents.
En haut à gauche : présentation des e-poster ; En haut à droite : concert donné dans l’amphithéâtre principal ; en bas à gauche : liste des participants avec pays d’origine ; en bas à droite : la zone d’affichage des posters
Visite de Leipzig
Les fins d’après-midi m’ont permis de me promener un peu. La ville de Leipzig en elle même a un charme indéniable mais les journées chargées ne m’ont pas permit de la visiter comme il se doit. Voici néanmoins quelques photos.
Ville de Leipzig
En conclusion
La barrière de la langue peut effrayer mais on finit par s’y habituer et il y a toujours les diaporamas pour rattraper les accents à couper au couteau (indiens, russes pour ne citer qu’eux…). En pratique les orateurs anglo-saxons étaient très clairs (ils savent qu’ils s’adressent à un public international) et on pouvait définir deux catégories chez les autres : ceux qui parlent clairement et ceux qui sont incompréhensibles ou ne comprennent pas les questions posées (de grands moments de solitude…). C’était au final une expérience extrêmement enrichissante que je vous recommande fortement si vous en avez la possibilité.
Matthieu BENDAVID
Article paru dans la revue “Association des Juniors en Pédiatrie” / AJP n°12

