Présentation d’une ville - Paris

Publié le 22 oct. 2026 à 10:15
Article paru dans la revue « SFJRO / le mag » / SFJRO N°9

Venir faire son internat à Paris peut paraître intimidant au premier abord, surtout quand l'on n'y a pas réalisé son externat. Cette appréhension se dissipe pourtant rapidement dès les premières semaines. Les promotions à taille humaine (20 à 23 internes) favorisent des rencontres faciles et une réelle solidarité, tandis que la capitale réserve de nombreuses opportunités professionnelles, sociales et culturelles à ceux qui sont prêts à les saisir.

Paris pour l'Oncologie
Le premier avantage tient à la quantité, la qualité et la diversité des lieux de stage. Cela évite à l'interne d'être formé par un seul service et une seule façon de faire. En exerçant et en observant des pratiques et des philosophies différentes, on finit par se construire sa propre opinion, transversale, sur l'état de l'art du métier.

En oncologie-radiothérapie, les stages de qualité ne manquent pas : aux CHU de l'AP-HP (Tenon, Saint-Louis, HEGP, Henri-Mondor, la Pitié-Salpêtrière), dans des Centres de Lutte Contre le Cancer mondialement reconnus (Gustave Roussy, Institut Curie sur les sites de Paris, Saint-Cloud et Orsay) et dans des centres privés. Grâce aux transports en commun, on peut faire tout son internat sans jamais avoir à déménager : on choisit où on habite une fois pour toutes, et on rejoint ses stages en métro ou en RER, même quand ils changent tous les six mois. Paris concentre aussi une grande diversité de patients et de situations cliniques, des cas les plus courants aux dossiers les plus complexes adressés en recours, ce qui enrichit grandement la formation.
Plusieurs services disposent de lits d'hospitalisation, ce qui constitue un atout pour l'interne souhaitant garder la main sur la prise en charge en hospitalisation.

Et c'est sans évoquer la pléthore de machines de traitement disponibles : IRM-Linac, CyberKnife, Gamma Knife, ZAP-X, accélérateurs Varian et Elekta, systèmes Accuray, protonthérapie… sans oublier la curiethérapie LDR/PDR/HDR. Que ce soit sur le plan scientifique ou technique, une formation complète est tout à fait possible à Paris.
Les cours du DES ont lieu régulièrement, toutes les deux à trois semaines, avec les supports disponibles en ligne. Ils couvrent l'ensemble des localisations et des thérapeutiques de l'oncologie, ce qui donne une base théorique solide en complément de l'expérience pratique acquise en stage.

À cela s'ajoute le large éventail de formations complémentaires accessibles aux internes : des M2 réputés en radiobiologie, radiophysique, génétique, statistiques ou éthique, mais aussi des diplômes universitaires couvrant la quasi-totalité des sujets liés, de près ou de loin, à l'oncologie.

Ce riche environnement pédagogique, conjugué à la part importante d'internes venus d'autres régions à la rentrée, entretient une ambiance particulièrement bienveillante. Les coordinatrices et coordinateurs du DES, comme les référents, restent particulièrement à l'écoute des problématiques des internes, qu'elles soient professionnelles ou personnelles.

Malgré la taille de la ville, l'oncologie-radiothérapie y reste un petit monde : vous connaîtrez vite l'ensemble des seniors et des internes. L'esprit général demeure à taille humaine.

Enfin, si vous souhaitez effectuer un inter-CHU à Paris, tous les services en accueillent très régulièrement et vous serez rapidement intégré aux groupes d'internes locaux.

Présentation d’une ville - Paris

Musée du Louvre.

Paris côté culture
À une station de métro de tout, ou presque, il est difficile de s'ennuyer dans cette capitale culturelle, comptant plus d'une centaine de théâtres, salles de spectacles ou concerts. De la Comédie-Française (la plus ancienne troupe encore en activité au monde) aux petites salles de la création contemporaine, en passant par les cafés-théâtres et autres comedy clubs, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets.

Pour l'art lyrique et la danse, l'Opéra national de Paris joue sur deux scènes : le somptueux Palais Garnier et l'Opéra Bastille, plus contemporain. Côté musique, la Philharmonie de Paris, le Théâtre des Champs-Élysées ou la Salle Gaveau complètent le programme, souvent avec des tarifs réduits pour les moins de 28 ans.

Et puis il y a les musées, évidemment. Le Louvre, le musée d'Orsay et ses impressionnistes, le Centre Pompidou, l'Orangerie et ses Nymphéas… sans oublier des lieux plus intimes comme le musée Rodin et son jardin ou le musée Carnavalet, dédié à l'histoire de la ville. Bon plan pour les internes : la gratuité dans les musées nationaux pour les moins de 26 ans résidant dans l'Union européenne, et l'ouverture gratuite de nombreux établissements le premier dimanche du mois.

Présentation d’une ville - Paris

Le Penseur - Sculpture en bronze d'Auguste Rodin.

Paris la nuit
Le soir venu, la ville change de visage. Les terrasses débordent sur les trottoirs, les bistrots de quartier se remplissent, et les bars du Marais, d'Oberkampf, de Bastille ou de Belleville font le plein. Le long des quais, les péniches se transforment en clubs : de quoi refaire le monde autour d'un verre après une garde, quitte à rentrer en Noctilien quand le dernier métro est déjà passé.

L'été, Paris se vit dehors. Paris Plages installe sable et transats sur les berges, le cinéma en plein air s'invite au parc de la Villette et les guinguettes des bords de Seine prolongent les soirées. Toute l'année, les grands rendez-vous rythment la ville : la Fête de la Musique le 21 juin, la Nuit Blanche, ou des festivals comme Rock en Seine et Jazz à la Villette. De quoi ne jamais voir passer un semestre. Finalement, Paris ne se visite pas vraiment ; Paris se vit.

Présentation d’une ville - Paris

Eva BISSON
Assistante spécialiste
Tenon, Paris

Présentation d’une ville - Paris

Adnan Antoine SHREBATI
Interne 7ème semestre
Paris

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