Machine de perfusion hépatique, kézako ?

Publié le 17 sept. 2026 à 13:37
Article paru dans la revue « AJCV / Digest’Times » / AJCV - Digest'times N°3

L'évolution des machines de perfusion hépatique illustre l'histoire de la transplantation d'organes, à l'interface entre chirurgie, physiologie et ingénierie biomédicale. L'histoire débute en 1912, avec Alexis Carrel, lauréat du prix Nobel pour ses travaux en chirurgie vasculaire, qui posa les bases de la perfusion expérimentale d'organes isolés (1). En 1935, en collaboration avec Charles Lindbergh, il conçut un dispositif de circulation extracorporelle stérile et en verre soufflé pour éviter toute contamination bactérienne (2). Bien que ces premiers développements aient été limités par une technicité alors insuffisante, une absence de solutions de conservation adaptées, et une compréhension incomplète des besoins métaboliques du greffon, ils introduisirent le concept fondateur de la préservation ex vivo.

Le passage à l'application clinique survint en 1967, avec la première transplantation hépatique réussie par Thomas Starzl (3). La préservation des greffons reposait alors exclusivement sur l'hypothermie statique, associé à un flush vasculaire réalisé immédiatement après le prélèvement avec du sérum physiologique froid ou du sang refroidi. Avec une conservation statique au froid (Static Cold Storage, SCS), le métabolisme cellulaire diminuait considérablement, mais il persistait un métabolisme anaérobie, augmentant la production de lactates et d'espèces réactives de l'oxygène (Reactive Oxygen Species, ROS). Après reperfusion du greffon, ces espèces réagissent à l'oxygène pour former des radicaux libres endommageant la membrane cellulaire, détruisant les mitochondries, entraînant une cascade réactionnelle qui aboutit à une destruction cellulaire et un emballement de la réaction immunitaire. C'est deux décennies plus tard que des solutions de conservation optimisées sont apparues (4). Cellesci ont permis un meilleur refroidissement, limitant l'oedème intracellulaire, la perte énergétique, et améliorant la reperfusion d'organe. Il faudra finalement attendre le début des années 2000 pour voir apparaître les premières approches de perfusion hypothermique. Ces innovations ont marqué un progrès décisif en réduisant les lésions d'ischémie-reperfusion et en prolongeant la durée de conservation des organes.

Au cours des deux dernières décennies, les machines de perfusion ont connu une transformation majeure. Les stratégies de perfusion hypothermique oxygénée ont démontré leur capacité à protéger la fonction mitochondriale, tandis que la perfusion normothermique permet d'évaluer la fonction hépatique ex vivo et d'optimiser la sélection des greffons. Plus récemment, ces dispositifs se positionnent comme de véritables plateformes thérapeutiques, ouvrant la voie à la réparation métabolique et cellulaire des foies marginaux. Ainsi, la perfusion s'impose aujourd'hui comme une avancée technologique majeure, susceptible d'accroître le nombre de greffons disponibles et d'améliorer les résultats de la transplantation hépatique.

Les machines de perfusion hypothermique oxygénée

Comment ça marche ?

Les machines de perfusion hypothermique oxygénée (Hypothermic Oxygenated Machine Perfusion, HOPE) ont pour objectif de réduire les lésions d'ischémie-reperfusion en protégeant les mitochondries avant la transplantation. Après cathétérisme de la veine porte associant ou non celui de l'artère hépatique, le greffon est perfusé et oxygéné à une température entre 4 et 12°C. Ce processus permet de reconstituer la chaîne respiratoire mitochondriale, restaurant les réserves d'ATP, et éliminer les métabolites et toxines accumulés durant l'ischémie. En conséquence, les ROS lors de la revascularisation du greffon sont diminués, limitant ainsi les dommages cellulaires.

Que nous dit la littérature scientifique ?

Les premières études cliniques pilotes ont été publiées par l'équipe de New York, montrant des résultats prometteurs à partir d'une cohorte monocentrique (5,6). Leur protocole de perfusion comprenait un cathétérisme portal et artériel, mais néanmoins, la perfusion n'était pas associée à une oxygénation active. Malgré une absence de différence sur la dysfonction précoce du greffon et sur la survie globale à un an, une différence significative était identifiée sur les complications biliaires. En 2015, l'équipe du Pr Clavien publie une étude bicentrique internationale, comparant alors les complications biliaires et notamment les cholangiopathies ischémiques pour des foies de donneurs à coeur arrêté entre un groupe contrôle (SCS) et un groupe HOPE (7). La perfusion était portale et comprenait une oxygénation active. Le groupe HOPE n'a présenté aucune cholangiopathie ischémique (vs 22 %) et la survie à un an atteignaient 90 % (vs 69 %). De plus, 18 % des greffons non perfusés ont nécessité une re-transplantation alors qu'aucun des greffons perfusés n'a dû être explanté. Malgré son caractère observationnel et un effet centre (les patients du groupe contrôle provenait à la fois du centre suisse et d'un centre hollandais), ces résultats étaient prometteurs, motivant la mise en place d'études à plus grande échelle.

En effet, plusieurs essais cliniques prospectifs et randomisés ont été publié sur les cinq dernières années, confirmant les bénéfices cliniques de la perfusion hypothermique oxygénée et ciblant davantage la population bénéficiaire (7-11). Les principaux résultats sont résumés dans le tableau cicontre. Récemment, l'essai randomisé français multicentrique, HOPExt, mené par Lesurtel et al., a validé le bénéfice pour les greffons à critères élargis. Dans cet essai, la perfusion était d'une durée d'une à quatre heures, réalisé à partir de la machine LiverAssist®. Le critère de jugement principal était la réduction du taux de dysfonction précoce du greffon. Cet essai est positif puisque ce taux était réduit de 12,2 % avec l'utilisation de HOPE (17,8 % vs 30 %, p = 0.01). En revanche, le taux de cholangiopathie ischémique, de complications sévères (Clavien- Dindo supérieur ou égale à III), la durée d'hospitalisation, le taux de re-transplantation et la survie du greffon et du patient à 1 an était similaire entre les deux groupes. Des résultats à long terme sont en attente (11).

La plupart des essais fixait une durée limite d'utilisation de la machine de perfusion à 4H. Néanmoins, une étude de cohorte européenne multicentrique de 2022 décrit une survie des greffons à un an après une perfusion hypothermique oxygénée prolongée supérieur à 4h) à 93.5 %, une incidence des syndromes de reperfusion à 12 % et de dysfonction précoce de greffon à 36 % (12). Aucune différence significative n'a en revanche été notée entre les foies de donneurs à coeur arrêté ou en mort encéphalique, ni entre la perfusion portale seule et la double perfusion. Ces résultats sont en faveur d'une possibilité d'augmenter le temps de conservation des greffons et ont été confirmés par les résultats de l'essai DHOPE-PRO (13). Le critère de jugement principal était l'incidence des effets indésirables graves, comparant un groupe contrôle (perfusion double 1-2h) et un groupe DHOPE prolongée (perfusion double supérieur ou égale à 4h). Aucune différence significative n'a été retrouvée entre les deux groupes, notamment sur la survie des greffons à 1 an, la durée d'hospitalisation ou encore les complications post-opératoires sévères.

À la différence des études précédemment décrite, cet essai utilisait une perfusion double, de la veine porte et de l'artère hépatique. En effet, les machine de perfusion hypothermique oxygénées permettent pour certaine une perfusion en duo sur la veine porte et sur l'artère hépatique pour une meilleure oxygénation du greffon (dual-HOPE). L'essai randomisé multicentrique européen publié en 2021 (8) comparait le taux de sténoses biliaires non anastomotiques (Non Anastomotic Stenosis, NAS) pour les greffons provenant de donneurs à coeur arrêté entre un groupe contrôle (SCS) et un groupe dual-HOPE. Les résultats retrouvaient une réduction significative du nombre de NAS (6 % vs 18 %, p = 0.03) pour les foies perfusés. De plus, il existait une différence significative de syndrome de reperfusion en faveur du groupe dual-HOPE (12 % vs 27 %) et de dysfonction précoce du greffon (26 % vs 40 %, p = 0.03). Ces résultats persistent après 5 ans de suivi (15). Néanmoins, une étude rétrospective allemande récente a comparé la perfusion HOPE vs dual-HOPE sur les résultats à court terme, à l'aide d'un score de propension, et aucune différence n'a été retrouvée sur la survie des patients, des greffons et le taux de NAS à 1 an (16).

En France, comment ça se passe ?

Suite à l'étude médico-économique PERPHO (17) montrant que la perfusion hypothermique pourrait améliorer la fonction des greffons à critères élargis en réduisant la durée d'hospitalisation sans frais supplémentaire, l'agence de la biomédecine a accordé un forfait de remboursement pour l'utilisation de la perfusion hypothermique oxygénée depuis 2023 (18). Le forfait est actuellement attribué pour les indications suivantes :

  • Greffons issus de donneurs décédé par arrêt circulatoire (DDAC) de la catégorie 3 de MAASTRICHT avec transaminases entre 160 et 320 UI/l au cours de la circulation régionale normothermique (obligatoire dans le protocole d'utilisation de ces greffons) ou stéatose macrovacuolaire entre 20 et 30% après examen extemporané ;

  • Greffons issus de donneurs en état de mort encéphalique à critères élargis soit supérieur à 65 ans ET HTA ET décès par AVC, ou stéatose macrovacuolaire supérieur à 30 % ou arrêt cardiaque récupéré ET transaminases supérieur à 160 UI/l avant le prélèvement.

Machine de perfusion hépatique, kézako ?

† définit par une bilirubinémie supérieur à 10 mg/dl à J7, un INR supérieur à 1.6 à J7 ou des transaminases supérieur à 2000 UI/ml dans les sept premiers jours

Les machines de perfusion normothermiques

Comment ça marche ?

La perfusion normothermique (Normothermic Machine Perfusion, NMP) permet, en plus d'améliorer la conservation, d'évaluer la fonctionnalité et la viabilité des greffons avant la transplantation.

Le greffon est maintenu à une température physiologique à 37°, et est perfusé avec du sang oxygéné ou une solution sanguine enrichie afin de reproduire au mieux des conditions physiologiques. L'enrichissement des solutions comprennent des nutriments, des antibiotiques et des vasodilatateurs afin d'éviter tout spasme artériel. Ces machines fonctionnent en circuit fermé, à l'aide d'une pompe, d'un oxygénateur et d'un réchauffeur. Le greffon est perfusé simultanément sur la veine porte et l'artère hépatique. La veine cave peut également être canulée pour recueillir les effluents, permettant d'analyser la fonction hépatique.

Que nous dit la littérature scientifique ?

Plusieurs études ont montré des résultats plutôt prometteurs quant à l'utilisation des machines de perfusion normothermique.

Un essai sur des greffons initialement réfutés pour une transplantation visait à démontrer que la perfusion sur machine normothermique permettait une évaluation efficace de la viabilité des greffons avant transplantation (19). Le critère de jugement principal était un taux de lactates inférieur à 2.5 mmol/l dans les 4 premières heures de perfusion. Sur 31 foies inclus, 22 ont pu être transplantés avec succès. La survie à 1 an des greffons était de 86 %. Une des limites de cette étude était le taux élevé de complications biliaires pour les foies provenant de donneurs à coeur arrêté, démontrant la nécessité d'affiner les critères de sélection et d'affiner les stratégies d'analyse de la fonction hépatique.

Un premier essai randomisé britannique (20), qui étudiait le pic d'ASAT dans les 7 premiers jours post-opératoire comme marqueur de dysfonction précoce du greffon retrouvait une réduction de 49.4 % de ce pic dans le groupe NMP par rapport au groupe contrôle (SCS) sur 222 foies transplantés. Cette différence était plus marquée pour les foies de donneurs à coeur arrêté (réduction de 73 % pour les foies de donneurs à coeur arrêté, p inférieur à 0.001 vs réduction de 40 % pour les foies de donneurs en mort encéphalique, p = 0.001). De plus, la NMP permettait une diminution de 72 % du dysfonction précoce du greffon.

Un autre essai randomisé multicentrique américain (21) évaluait l'incidence de dysfonction précoce des greffons entre un groupe NMP et un groupe contrôle (SCS). Le groupe NMP affichait un taux de dysfonction à 18 % vs 31 % pour le groupe contrôle (p = 0.01). Les greffons perfusés avaient aussi un taux d'inflammation lobulaire en analyse histologique (marqueurs de lésion d'ischémie- reperfusion) nettement inférieur au greffon contrôle (6 % vs 13 %, p = 0.004). L'incidence des complications biliaires ischémiques était également réduite dans le groupe NMP (1.3 % vs 8.5 % à 6 mois, 2.6 % vs 9.9 % à 1 an).

Des essais expérimentaux ont également été réalisés, notamment pour évaluer la faisabilité d'une préservation longue de greffon (22). Ce modèle a été testé à partir de dix foies, rejetés pour la transplantation. Ils ont été perfusés sur une machine normothermique à 34° avec, en plus de la solution sanguine enrichie, un ajout de nutrition parentérale, d'acide ursodésoxycholique, d'une dialyse pour filtrer les déchets et maintenir un équilibre hydroélectrolytique, d'insuline et de glucagon adapté aux glycémies et de mouvements continus mimant les mouvements du diaphragme afin d'éviter les lésions ischémiques liées à des zones de pression. Six foies perfusés ont montré une diminution des lésions de cirrhose et de stéatose, une absence de mort cellulaire après 7 jours de perfusion et une conservation du métabolisme évalué par une TEP-scanner. Les marqueurs de l'inflammation (IL-6 et IL-10) et les transaminases diminuaient après un à deux jours de perfusion pour ensuite se stabiliser. Au total, 6 foies sur 10 ont montré une évolution favorable avec une fonction satisfaisante après une semaine de perfusion sur machine normothermique.

Suite à ces résultats, une transplantation après 68 heures de NMP a été réalisée par l'équipe de Zurich en 2022 (23). La donneuse était une femme de 29 ans souffrant de fibromatose avec de multiples abcès intra- péritonéaux. Le greffon a été perfusé pendant trois jours sur machine avec perfusion d'antibiotiques adaptés aux prélèvements. L'analyse de la fonction hépatique après ces trois jours était satisfaisante qualifiant le greffon pour une transplantation. Le receveur était un homme de 51 ans souffrant d'un carcinome hépatocellulaire récidivant. Après la transplantation, le greffon n'a pas montré de signe de dysfonction primaire, de dysfonction précoce ni de sténose biliaire non anastomotique. Les biopsies de contrôle à J10 et à 6 semaines retrouvaient une architecture lobulaire et des voies biliaires normales sans signe d'inflammation, de rejet, de nécrose ou de stéatose.

Pour aller plus loin, une transplantation sans temps d'ischémie froide a été réussie à Guangzhou en Chine (24). Le greffon, provenant d'un patient de 25 ans en état de mort encéphalique, a été perfusé en condition normothermique durant toute la durée du prélèvement, de l'explantation du receveur et de la greffe jusqu'aux anastomoses artériel et veineuse pour une durée totale de 4 heures et 30 minutes. Les analyses continues du greffon pendant la perfusion indiquait une viabilité de l'organe avec une production de bile continue, une clairance des lactates rapides, une stabilité du taux de transaminases et une production de facteurs de coagulation. Les suites opératoires ont été simples, sans complications notables.

Ces études innovantes ouvrent la voie à de nouvelles possibilités en termes de conservation d'organes et à une augmentation considérable du pool de greffon hépatique.

Machine de perfusion hépatique, kézako ?

En France, comment ça se passe ?

Seulement quelques centres en France utilisent actuellement une machine de perfusion normothermique. Son emploi reste réservé aujourd'hui aux essais cliniques.

L'essai PENOFOR de l'APHP, dont les résultats ne sont pas encore publiés, visait à évaluer la viabilité de greffons stéatosiques pour la transplantation en utilisant une machine de perfusion normothermique. Entre 2020 et 2023 en France, 31 foies ont été transplantés après NMP. Deux essais français sont actuellement en cours pour évaluer l'efficacité des machines de perfusion normothermique. (TRANSPERF, Rennes et MAASTR3BOLOMIC, Lyon).

Pour aller plus loin…

Avec le développement de la perfusion ex vivo, des études pré-cliniques ont montrés qu'une séquence HOPE puis NMP pouvait améliorer la fonction hépatique et donc la sélection des greffons. C'est en se basant sur ces résultats qu'en 2019, un essai hollandais a analysé la combinaison de ces deux techniques de perfusion sur des foies initialement rejetés pour la transplantation. Seize foies ont été inclus, selon la séquence suivante : HOPE pendant 1 heure, puis réchauffement en continuant l'oxygénation pendant 1 heure, puis NMP pendant 2 heures et demie. Onze foies sur les 16 présentaient des critères de viabilité et ont pu être transplantés. La survie des patients et des greffons était de 100 % à 6 mois.

Ces deux techniques de perfusion peuvent donc être complémentaires. Elles permettent un allongement et une amélioration du temps de conservation, tout en diminuant les lésions d'ischémie-reperfusion, grâce à la perfusion hypothermique oxygénée, ainsi qu'une analyse de la fonction hépatique pré-greffe, offrant la possibilité d'une évaluation de la viabilité des greffons, grâce à la perfusion normothermique.

De la simple préservation au véritable soin ex vivo, la perfusion hépatique marque un changement de paradigme, annonçant une nouvelle ère où chaque greffon pourra être évalué, optimisé et, peut-être demain, réparé avant transplantation.

Références

(1) Carrel A. The Culture of Whole Organs. J Exp Med. 1937 Mar 31;65(4):515-26. doi: 10.1084/jem.65.4.515.

(2) Lindbergh CA. An Apparatus for the Culture of Whole Organs. J Exp Med. 1935 Aug 31;62(3):409-31. doi: 10.1084/ jem.62.3.409.

(3) Starzl TE, Marchioro TL, Vonkaulla Kn, et al. Homotransplantation of the Liver in Humans. Surg Gynecol Obstet. 1963 Dec;117:659-76.

(4) Todo S, Nery S, Yanaga K, et al. Extended preservation of human liver grafts with UW solution. JAMA 1989; 261: 711–14.

(5) Guarrera JV, Henry SD, Samstein B, et al. Hypothermic machine preservation in human liver transplantation: the first clinical series. Am J Transplant. 2010 Feb;10(2):372-81.

(6) Guarrera JV, Henry SD, Samstein B, et al. Hypothermic machine preservation facilitates successful transplantation of "orphan" extended criteria donor livers. Am J Transplant. 2015 Jan;15(1):161-9.

(7) Dutkowski P, Polak WG, Muiesan P, et al. First Comparison of Hypothermic Oxygenated Perfusion Versus Static Cold Storage of Human Donation After Cardiac Death Liver Transplants: An International-matched Case Analysis. Ann Surg. 2015 Nov;262(5):764-70.

(8) van Rijn R, Schurink IJ, de Vries Yet al. DHOPE-DCD Trial Investigators. Hypothermic Machine Perfusion in Liver Transplantation - A Randomized Trial. N Engl J Med. 2021 Apr 15;384(15):1391-1401.

(9) Ravaioli M, Germinario G, Dajti G, et al. Hypothermic oxygenated perfusion in extended criteria donor liver transplantation-A randomized clinical trial. Am J Transplant. 2022 Oct;22(10):2401-2408.

(10) Schlegel A, Mueller M, Muller X, et al. A multicenter randomized-controlled trial of hypothermic oxygenated perfusion (HOPE) for human liver grafts before transplantation. J Hepatol. 2023 Apr;78(4):783-793.

(11) Lesurtel M, Mohkam K, Allard MA, et al. A French multicenter randomized controlled trial of hypothermic oxygenated perfusion in extended criteria donor liver transplantation. Am J Transplant. 2025 Oct 17:S1600-6135(25)03053-9.

(12) Coquelle A, Tzedakis S, Vazeux C, et al. Long-term outcomes of hypothermic oxygenated machine perfusion in extended criteria donor liver transplantation. Br J Surg. 2025 Sep 2;112(9):znaf202.

(13) Brüggenwirth IMA, Mueller M, Lantinga VA, et al. Prolonged preservation by hypothermic machine perfusion facilitates logistics in liver transplantation: A European observational cohort study. Am J Transplant. 2022 Jul;22(7):1842-1851.

(14) Brüggenwirth IMA, Lantinga VA, Lascaris B, et al. DHOPE-PRO Trial Investigators. Prolonged hypothermic machine perfusion enables daytime liver transplantation - an IDEAL stage 2 prospective clinical trial. EClinicalMedicine. 2024 Jan 5;68:102411.

(15) van Rijn R, Endo C, Küçükerbil EH, et al. Long-term Follow-up After Hypothermic Oxygenated Machine Perfusion in DCD Liver Transplantation: Results of a Randomized Controlled Multicenter Trial (DHOPE-DCD). Ann Surg. 2025 Nov 1;282(5):717-724.

(16) Koch DT, Tamai M, Schirren M, et al. Mono-HOPE Versus Dual-HOPE in Liver Transplantation: A Propensity Score-Matched Evaluation of Early Graft Outcome. Transpl Int. 2025 Feb 5;38:13891.

(17) Rayar M, Beaurepaire JM, Bajeux E, et al. Hypothermic Oxygenated Perfusion Improves Extended Criteria Donor Liver Graft Function and Reduces Duration of Hospitalization Without Extra Cost: The PERPHO Study. Liver Transpl. 2021 Feb;27(3):349-362. doi: 10.1002/lt.25955. PMID: 33237618.

(18) Agence de la biomédecine. (2024, juillet). Plaquette de financement – Prélèvement et greffe d'organes et de tissus 2024(DGMS / OFAS). Agence de la biomédecine.

(19) Mergental H, Laing RW, Kirkham AJ, et al. Transplantation of discarded livers following viability testing with normothermic machine perfusion. Nat Commun. 2020 Jun 16;11(1):2939.

(20) Nasralla D, Coussios CC, Mergental H, et al. Consortium for Organ Preservation in Europe. A randomized trial of normothermic preservation in liver transplantation. Nature. 2018 May;557(7703):50-56.

(21) Markmann JF, Abouljoud MS, Ghobrial RM, et al. Impact of Portable Normothermic Blood-Based Machine Perfusion on Outcomes of Liver Transplant: The OCS Liver PROTECT Randomized Clinical Trial. JAMA Surg. 2022 Mar 1;157(3):189-198.

(22) Eshmuminov D, Becker D, Bautista Borrego L, et al. An integrated perfusion machine preserves injured human livers for 1 week. Nat Biotechnol. 2020 Feb;38(2):189-198.

(23) Clavien PA, Dutkowski P, Mueller M, et al. Transplantation of a human liver following 3 days of ex situ normothermic preservation. Nat Biotechnol. 2022 Nov;40(11):1610-1616.

(24) He X, Guo Z, Zhao Q, et al. The first case of ischemia-free organ transplantation in humans: A proof of concept. Am J Transplant. 2018 Mar;18(3):737-744.

Machine de perfusion hépatique, kézako ?

Cécile GUANDALINI

Machine de perfusion hépatique, kézako ?

Dr Sébastien FREY

Article relu et validé par
Dr Michel RAYAR

Publié le 1789645041000