
On associe volontiers l'imagerie médico-légale au scanner post-mortem et à l'activité thanatologique des instituts médico-légaux. Cette représentation est largement incomplète. L'imagerie médico-légale ne se résume ni à une modalité, ni à un lieu, ni à un temps particulier d'une enquête. Elle recouvre l'ensemble des usages de l'imagerie médicale dans un cadre médico-judiciaire, qu'il s'agisse d'un défunt, d'une personne victime potentiellement examinée en unité médico-judiciaire, d'une lésion à documenter ou d'un dossier relu à distance dans un contexte d'expertise. Il peut également s'agir de recourir à différentes modalités d'imagerie pour l'exploration d'éléments non humains, notamment des objets, des contenants de nature variée ou des animaux.
Cette définition large a deux conséquences pratiques. La première est que l'imagerie médico-légale est une discipline d'interface, à la croisée de la radiologie, de la médecine légale, du soin et de la justice. La seconde est que, chez le sujet vivant, elle ne repose pas uniquement sur des examens « dédiés » à l'autorité judiciaire. En pratique, les médecins légistes exerçant au sein des unités médico-judiciaires intègrent tous les jours à leur réflexion des comptes rendus d'imagerie produits en urgence, en hospitalisation ou en consultation. Dans certains dossiers, ces examens peuvent ensuite faire l'objet d'une relecture expertale, dans le cadre d'une procédure judiciaire, sans que l'on soit pour autant dans le champ de l'expertise en responsabilité médicale.
Dans cette organisation, le médecin légiste occupe une place centrale. Il est la pierre angulaire de l'articulation entre la question judiciaire, les données cliniques, les constatations médico-légales et les examens complémentaires. L'imagerie médico-légale doit ainsi être comprise comme une discipline contributive, mobilisée, comme la toxicologie, l'anatomopathologie, la morphoanalyse ou la balistique, pour éclairer une situation médico-judiciaire donnée. Elle n'a pas vocation à se substituer au raisonnement médico-légal, mais à y contribuer, en apportant des éléments objectifs, documentés et discutés au regard du contexte.
À retenir
L'imagerie médico-légale concerne à la fois le défunt et le sujet vivant.
Elle s'inscrit dans une organisation collective : autorité judiciaire, médecins légistes, radiologues et manipulateurs d'électroradiologie médicale.
Au sein des unités médico-judiciaires, les comptes rendus d'imagerie clinique de routine sont intégrés quotidiennement au raisonnement médico-légal.
Certains examens initialement produits pour la médecine de soins peuvent être relus secondairement dans un cadre judiciaire.
Un champ plus large que le scanner post-mortem
L'histoire récente de la discipline a été marquée par la visibilité croissante du scanner post-mortem. Dans de nombreuses situations, cet examen permet de réaliser un bilan lésionnel, de repérer des corps étrangers, de documenter des trajets, d'orienter l'autopsie, voire parfois d'éviter certains gestes invasifs. Mais réduire l'imagerie médico-légale au scanner post-mortem serait une erreur de perspective. Les grandes revues récentes de la discipline insistent au contraire sur l'existence de plusieurs versants incluant l'imagerie médico-légale post-mortem, l'imagerie médico-légale chez le sujet vivant et l'imagerie médicale utilisée dans un contexte médico- légal. Cette dernière peut être définie simplement comme l'usage, à des fins judiciaires, d'examens d'imagerie souvent réalisés initialement pour le soin. Ces examens constituent une ressource précieuse par exemple pour la documentation des traumatismes, l'évaluation des violences volontaires, les suspicions de maltraitance chez l'enfant ou encore la recherche de "body packers". La connaissance de ce champ d'action est décisive pour le radiologue. En pratique, il s'agit de comprendre qu'un examen d'imagerie peut changer de statut selon l'usage qui en est fait. Un scanner réalisé aux urgences pour orienter une prise en charge thérapeutique peut devenir, quelques heures ou quelques semaines plus tard, un élément central du dossier médico-judiciaire. Le compte rendu conserve évidemment sa valeur clinique, mais il acquiert aussi une fonction de description lésionnelle, de confrontation au récit et, parfois, d'orientation expertale. L'examen sort alors du cadre du soin, bien qu'il en soit issu. C'est cette continuité entre radiologie clinique et raisonnement médico-légal qui mérite d'être soulignée. L'enjeu, pour le médecin légiste comme pour le radiologue impliqué dans une démarche médico-légale, est de savoir relire l'examen à la lumière des éléments médicaux, contextuels et judiciaires disponibles [1-3].
Qui participe ?
Le premier acteur de l'imagerie médico-légale est l'autorité judiciaire. C'est elle qui fait entrer la situation dans un cadre procédural judiciaire et qui formule, directement ou indirectement, la question à laquelle les constatations médicales devront contribuer à répondre. Le magistrat ne sollicite pas un examen d'imagerie pour lui-même ; il recherche un éclairage technique sur des faits. Le point essentiel est que l'examen d'imagerie n'est pas interprété isolément : il prend place dans une démarche visant à confronter des constatations médicales à une question médico-judiciaire.
Le deuxième acteur est le médecin légiste. Il est le pivot de la prise en charge médico-légale. Chez le défunt, il inscrit l'imagerie dans le parcours thanatologique, en articulation avec l'examen externe, l'autopsie, l'histologie, la toxicologie et les données d'enquête. Chez le vivant, il intervient souvent en unité médico-judiciaire, sur réquisition judiciaire, pour examiner une victime, rédiger un certificat descriptif, analyser des lésions et, dans le contexte français, contribuer à la détermination de l'incapacité totale de travail au sens pénal. Son rôle est de donner à l'examen d'imagerie sa place exacte dans le raisonnement médico-légal. Une fracture, un hématome profond ou un corps étranger n'ont pas seulement une signification diagnostique ; ils prennent sens au regard d'un récit, d'un délai, d'une éventuelle répétition des faits, d'un contexte de vulnérabilité ou d'une hypothèse de mécanisme lésionnel.
Le troisième acteur est le radiologue. Il apporte un savoir technique et sémiologique indispensable : choix de la modalité, adaptation du protocole, interprétation des données d'imagerie et appréciation des limites de l'examen. Son intervention ne se confond toutefois pas avec celle du médecin légiste ni avec celle de l'expert judiciaire. Le radiologue décrit et interprète l'examen dans le cadre qui lui est donné : soin, réquisition judiciaire, relecture orientée ou mission expertale lorsqu'il est lui-même désigné comme expert. Sa lecture gagne en pertinence lorsqu'il connaît la question médico-légale posée, car un compte rendu de routine n'a pas toujours la même finalité qu'une analyse orientée par une problématique judiciaire. Il ne s'agit pas de surinterpréter les données d'imagerie, mais de décrire avec précision les constatations utiles, d'en préciser les limites et de les rendre intelligibles pour le raisonnement médico-légal [4].
Le quatrième acteur est le manipulateur d'électroradiologie médicale. Son rôle ne se limite pas à la qualité technique de l'acquisition. En médecine légale, le simple fait qu'un examen d'imagerie ait été réalisé, à un moment donné, sur une région anatomique donnée et dans des conditions déterminées, peut déjà constituer une information utile au raisonnement médico-légal. Le manipulateur participe ainsi à la production d'un document dont la valeur dépend aussi de ce qui l'entoure : identification de la personne ou du corps, traçabilité de l'examen, respect d'un protocole adapté à la question posée, conservation des données, repérage d'un élément d'intérêt, signalement d'une limite technique ou d'une difficulté rencontrée. Dans un contexte post-mortem comme chez le sujet vivant, il contribue donc à la fiabilité du processus d'imagerie, non comme simple exécutant technique, mais comme acteur de la constitution d'un document d'intérêt médico-légal. À cette organisation s'ajoutent, selon les cas, d'autres spécialistes, notamment les pédiatres, les odontologistes, les anthropologues et les anatomopathologistes. Dans les suspicions de maltraitance infantile, par exemple, l'imagerie ne prend son sens qu'au sein d'une discussion multidisciplinaire [5]. Dans le cadre d'une procédure d'identification, l'analyse de restes humains peut nécessiter une coopération étroite avec l'odontologie ou l'anthropologie.
Par ailleurs, il convient de distinguer la compétence spécialisée, la relecture médico-légale d'un dossier d'imagerie et l'expertise judiciaire. L'expert judiciaire n'est pas seulement un professionnel expérimenté dans son domaine ; il est un technicien désigné dans le cadre d'une procédure judiciaire pour répondre à une mission précise. Il peut être médecin légiste, radiologue ou relever d'une autre spécialité selon la nature des questions posées. Son rôle n'est pas de se substituer au juge, mais de lui apporter un avis technique sur des éléments qui nécessitent une compétence particulière. Ainsi, un médecin légiste n'intervient pas toujours comme expert judiciaire, et un radiologue sollicité pour une analyse médico-légale ne devient pas pour autant expert judiciaire. Cette clarification vaut plus largement pour l'ensemble des professionnels impliqués. Ils n'entrent pas tous dans le champ médico-légal par le même mécanisme. Le médecin légiste y intervient par sa mission propre : il examine, constate, contextualise et articule les données médicales avec la question judiciaire. Le radiologue, lui, peut intervenir dans plusieurs cadres distincts. Il peut réaliser ou interpréter un examen dans le cadre du soin constituant généralement son activité principale. Mais, il peut être amené à produire un examen demandé dans un cadre judiciaire, être sollicité pour une relecture orientée par une question médico-légale ou être désigné comme expert judiciaire lorsqu'une mission formalisée lui est confiée. Ces situations ne sont pas équivalentes. Elles déterminent la nature de la demande, les informations accessibles, le destinataire de la réponse et la portée de l'avis rendu. Un radiologue qui interprète un examen clinique ne travaille pas dans le même cadre qu'un radiologue requis pour un examen médico-judiciaire, ni qu'un radiologue désigné comme expert judiciaire. De même, le médecin légiste ou l'expert ne dispose pas automatiquement de l'ensemble du dossier médical : il travaille à partir des éléments qui lui sont transmis ou auxquels il a légalement accès. La compétence technique ne suffit donc pas à définir la place d'un professionnel dans le champ médico-légal ; c'est aussi le cadre de son intervention qui détermine son rôle.
Comment l'examen d'imagerie entre-t-il dans le cadre médico-judiciaire ?
Un examen d'imagerie peut acquérir une portée médico-légale selon plusieurs voies. Il peut être demandé directement par l'autorité judiciaire, être extrait d'un dossier médical saisi dans le cadre d'une procédure, ou être transmis par la personne concernée elle-même. Ces situations ne sont pas équivalentes : elles déterminent le contexte de réalisation de l'examen, les conditions de transmission des données et la portée de leur utilisation médico-légale. Schématiquement, trois situations fréquentes peuvent être distinguées.
La première situation, la plus explicite, est celle de la demande directe de l'autorité judiciaire. L'exemple caractéristique est la réquisition pour la réalisation d'un scanner post-mortem. Dans ce cas, l'examen d'imagerie est produit d'emblée dans une finalité médico-légale. Il ne s'agit pas d'un examen de soins secondairement utilisé dans une procédure, mais d'un acte destiné à répondre à une question posée dans le cadre de l'enquête. La demande, la réalisation de l'examen, la conservation des données et le compte rendu s'inscrivent alors dès l'origine dans ce cadre.
Une deuxième situation est celle de la saisie du dossier médical. Les examens d'imagerie ont alors été réalisés initialement dans le cadre du soin, mais deviennent secondairement des pièces utiles à une procédure judiciaire. Leur origine clinique ne disparaît pas : ils appartiennent d'abord au dossier médical du patient. En revanche, leur utilisation change. Le compte rendu, les images disponibles, les données associées et la chronologie des examens peuvent être relus à la lumière d'une question médico-légale qui n'était pas nécessairement connue du radiologue au moment de l'interprétation initiale.
Une troisième situation est celle des documents transmis par la personne concernée. En unité médico-judiciaire ou dans un cadre expertal, l'intéressé peut apporter un compte rendu, un support d'imagerie ou tout autre document issu de sa prise en charge médicale. Ces éléments peuvent être intégrés au raisonnement médico-légal, mais ils ne représentent pas nécessairement l'ensemble du dossier d'imagerie ni, plus largement, l'ensemble du dossier médical dont ils sont issus.
Médecine de soins, médecine d'expertise : quelles conséquences pour le dossier d'imagerie ?
Le passage d'un examen d'imagerie du cadre du soin vers un cadre médico-légal ne doit pas être compris comme une simple continuité. Dans la médecine de soins, les informations médicales circulent dans l'intérêt de la prise en charge du patient, dans les limites prévues par le secret professionnel et le partage d'informations entre professionnels impliqués. Dans la médecine médicolégale ou expertale, la finalité est différente : il s'agit d'éclairer une question judiciaire. Ce point doit être clairement rappelé : le médecin légiste ou l'expert ne dispose pas, du seul fait de son intervention, d'un accès automatique au dossier médical complet. Il intervient dans un autre cadre que celui de la prise en charge médicale. Il travaille à partir des éléments qui lui sont transmis par l'intéressé ou auxquels il a légalement accès, notamment dans le cadre d'une réquisition, d'une saisie ou d'une mission d'expertise. Pour le radiologue, cette distinction est essentielle. Un même examen peut conserver sa valeur clinique tout en acquérant secondairement une portée médico-légale. Un compte rendu rédigé pour répondre à une question diagnostique ou thérapeutique peut être relu ultérieurement à la lumière d'une question différente : que peut-on décrire objectivement ? Quelle est la portée de cette constatation ? Quelles sont les limites de l'examen ? Il ne s'agit donc pas de transformer rétrospectivement tout examen de soins en objet d'expertise, mais de comprendre que son interprétation peut changer de portée lorsqu'il est replacé dans un cadre médico-judiciaire. Dans tous les cas, la portée médico-légale du dossier d'imagerie ne tient pas seulement aux constatations qu'il contient. Elle dépend aussi du cadre dans lequel l'examen a été réalisé, des conditions de transmission des données et de la manière dont ces éléments sont replacés dans le raisonnement médico-légal.
Conditions de qualité, limites et enjeux de formation
L'essor de l'imagerie médico-légale ne doit pas faire oublier ses conditions de validité ni ses limites. Certaines tiennent à la production même de l'examen : qualité inégale des acquisitions, disponibilité variable des modalités, absence de protocoles harmonisés, artefacts, modifications cadavériques en imagerie post-mortem. D'autres tiennent à l'interprétation : non-spécificité de certaines constatations, risque d'attribution abusive d'un mécanisme, sémiologie spécifique à l'activité médico-légale [6]. Ces limites n'invalident pas l'intérêt de la discipline ; elles imposent au contraire une culture particulière de la prudence. Le rôle du radiologue médico- légal est précisément d'en restituer la juste portée : il peut objectiver, préciser, documenter, orienter ou contribuer à trancher une question ; il peut aussi laisser subsister une part d'incertitude. Reconnaître cette incertitude n'est pas une faiblesse, mais une exigence de rigueur. L'autre enjeu majeur est celui de la formation. L'imagerie médico-légale ne s'improvise pas, y compris pour un radiologue expérimenté. Elle suppose, bien sûr, de connaître les modalités d'imagerie, mais aussi la terminologie médico-légale, les attentes de l'autorité judiciaire, les pièges de l'interprétation, les exigences de traçabilité, les spécificités de l'imagerie post-mortem et certains champs particuliers du sujet vivant, notamment la maltraitance infantile. La formation doit donc être pensée dans les deux sens : le radiologue doit comprendre le cadre médico-légal dans lequel ses constatations seront utilisées, et l'autorité judiciaire ainsi que le médecin légiste doivent pouvoir formuler une question d'imagerie précise, intelligible et adaptée aux possibilités de l'examen. C'est cette qualité du dialogue entre légiste et radiologue qui conditionne la pertinence de l'interprétation, bien davantage que la seule disponibilité d'une modalité technique supplémentaire. Pour les jeunes radiologues, c'est sans doute l'un des messages les plus importants. L'imagerie médico-légale n'est pas un territoire séparé du reste de la radiologie. Elle prolonge des compétences (décrire, comparer, hiérarchiser, douter, conclure, orienter) mais les inscrit dans un autre cadre de responsabilité. Une fracture, un hématome ou un corps étranger n'y sont pas seulement des constatations radiologiques ; ils deviennent des éléments d'un raisonnement médical, médico-légal et judiciaire.
Perspectives : vers une culture partagée de l'imagerie médico-légale
Les perspectives techniques sont nombreuses : amélioration des protocoles de scanner post-mortem, diffusion de l'angioscanner post-mortem lorsque les moyens et les compétences sont disponibles, standardisation des acquisitions, développement de l'IRM, bases de données collaboratives et applications de l'intelligence artificielle [7]. Celles-ci pourront relever à la fois d'outils spécifiquement développés pour l'imagerie médico-légale et d'outils issus de la radiologie médicale : aide à la détection ou à la segmentation, comparaison d'examens, analyse volumétrique, repérage de corps étrangers, standardisation des descriptions ou assistance à la structuration des rapports. Ces évolutions sont importantes, mais l'avenir de la discipline ne sera probablement pas uniquement technologique.
La consolidation de cette dernière suppose la poursuite du développement d'une culture partagée de l'imagerie médico-légale. Une culture dans laquelle le radiologue identifie plus tôt qu'un examen réalisé pour le soin peut acquérir secondairement une portée médicolégale. Une culture dans laquelle le médecin légiste formule des questions d'imagerie plus précises, adaptées au contexte et aux possibilités réelles de l'examen. Une culture dans laquelle les structures médico-judiciaires accèdent, lorsque le cadre le permet, aux données d'imagerie utiles, et pas seulement aux comptes rendus. Une culture dans laquelle les relectures médico-légales et expertales sont encouragées et mieux structurées. Une culture, enfin, dans laquelle les protocoles de qualité, la formation croisée et le dialogue entre radiologie et médecine légale deviennent la norme. L'objectif n'est pas de faire de tout examen d'imagerie un acte expertal, ni de transformer tout radiologue en expert judiciaire. Il est de permettre que les examens d'imagerie utiles au raisonnement médico-légal soient identifiés, transmis, relus et interprétés dans un cadre adapté, afin d'en extraire toute l'information pertinente pour éclairer une situation médicojudiciaire. Dans cette perspective, l'imagerie médico-légale ne doit pas être pensée comme une discipline isolée, mais comme une discipline contributive, au service d'une analyse médico-légale rigoureuse.
Conclusion
L'imagerie médico-légale s'inscrit dans une organisation collective. L'autorité judiciaire définit le cadre et formule la question posée, le médecin légiste articule les données d'imagerie avec les constatations médico-légales et le contexte, tandis que le radiologue apporte son savoir technique et sémiologique. Selon les situations, d'autres spécialistes peuvent également être associés. Pour le radiologue, l'enjeu est donc de comprendre dans quel cadre il intervient et quelle question l'imagerie doit contribuer à éclairer. Un examen réalisé pour le soin, un examen demandé dans un cadre judiciaire ou une relecture médico-légale ne répondent pas aux mêmes attentes. Dans tous les cas, la qualité de l'imagerie médico-légale repose sur la précision des constatations, la connaissance des limites de l'examen et sur le dialogue entre les différents acteurs.
Références
1. Dedouit F, Ducloyer M, Elifritz J, Adolphi NL, Yi-Li GW, Decker S, et al. The current state of forensic imaging - post mortem imaging. Int J Legal Med. 2025 May;139(3):1141-59. doi:10.1007/s00414- 025-03461-x.
2. Dedouit F, Ducloyer M, Elifritz J, Adolphi NL, Yi-Li GW, Decker S, et al. The current state of forensic imaging - clinical forensic imaging. Int J Legal Med. 2025 Jul;139(4):1639-46. doi:10.1007/s00414- 025-03464-8.
3. Solomon N, Elifritz J, Adolphi NL, Decker SJ, Filograna L, Kroll JJF, et al. Postmortem CT: applications in clinical and forensic medicine. Radiographics. 2025 Jun;45(6):e240192. doi:10.1148/rg.240192.
4. Haest IIH, Oude Grotebevelsborg B, Nelen H, van Venrooij H, Buiskool M, Jelicic M. Radiological evidence in legal contexts: forensic versus clinical reporting in cases involving living victims of violent crime. Forensic Sci Med Pathol. 2026 Mar 18. doi:10.1007/s12024-026-01215-8. Online ahead of print.
5. Colleran GC, Fossmark M, Rosendahl K, Argyropoulou M, Mankad K, Offiah AC. ESR Essentials: imaging of suspected child abuse - practice recommendations by the European Society of Paediatric Radiology. Eur Radiol. 2025 Apr;35(4):1868-80. doi:10.1007/s00330-024-11052-4.
6. Dedouit F, Ducloyer M, Elifritz J, Adolphi NL, Yi-Li GW, Decker S, et al. The current state of forensic imaging - recommended radiological tools and international guidelines. Int J Legal Med. 2025 Sep;139(5):2219-31. doi:10.1007/s00414-025-03465-7.
7. Dedouit F, Ducloyer M, Elifritz J, Adolphi NL, Yi-Li GW, Decker S, et al. The current state of forensic imaging - perspectives. Int J Legal Med. 2025 Nov;139(6):2819-27. doi:10.1007/s00414-025-03466-6.
Dr Nicolas DOUIS
Service de médecine
légale et d'imagerie Guilloz
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de Lattre de Tassigny
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