
SALAIRES
Revalorisation pour les internes
Après plusieurs jours de grève, le ministère de la Santé a octroyé une revalorisation des salaires des internes. Elle prend effet au 1er novembre. Les internes de 1ère année bénéficient de + 135 euros net par mois. L’augmentation est + 134€ net par mois en 2ème année, + 106€ net par mois pour les 3e années. Pour les docteurs juniors, internes de 5ème et 6ème année, les indemnités sont très légèrement augmentées et passent de 27 025 euros brut par an à 27 125 euros. Cette faible augmentation s’explique en partie par la prime annuelle négociée avant l’épidémie de Covid de 5000 € (pour les docteurs juniors en première année) et de 6000 € (en deuxième année).
FESTIVITÉS DE RENTRÉE
Annulation cause Covid-19
Les associations d'internes les ont regrettées : les festivités d’accueil (et les week-end d’intégration souvent mémorables) des nouveaux internes furent annulées mi-octobre. Comme le dit (si bien) l’association des internes des Hôpitaux de Dijon (AIHD) « Notre rôle comme professionnels de santé doit l’emporter sur nos traditions étudiantes, car les internes sont (et vous en serez) un pilier indispensable de notre système de santé. »
CHANGEMENT DE CAP
Le droit au remord élargi
Le droit au remord était limité aux postes non pourvus aux ECN. Désormais, l’arrêté du 2 septembre 2020 introduit une dérogation en cas de besoin de médecins dans la région concernée par une vacance de poste ultérieure aux ECN.
La décision revient à l’ARS qui examine les candidatures des internes de la subdivision et les affecte en tenant compte de leur rang de classement.
CONGÉS NON PRIS
Ne les perdez pas !
A cause du plan blanc lié à l’épidémie, la plupart des internes n’ont pas pu prendre la totalité de leurs 30 jours annuels de congés. Si vous êtes dans ce cas, ne les perdez pas ! Demandez à les reporter ou prenez-les ! Rapprochez-vous de vos associations de ville ou des syndicats pour connaître la marche à suivre. Même chose pour les repos de sécurité : prenez-les ! Vous ne devez pas continuer à travailler alors que vous êtes en repos. C’est une question de sécurité des patients.
ESPAGNE
Les internes en grève
Près d’un millier d’internes des hôpitaux de Barcelone ont manifesté lundi 28 septembre dans les rues pour réclamer de meilleures conditions salariales et de travail. Fin juillet, c’étaient les internes de Madrid qui manifestaient pour défendre leurs droits et leurs conditions de travail. Sur la page Facebook de l’European Junior Doctors Association, les internes espagnols rappelaient leur salaire de base de 1000 € par mois. Ils dénonçaient aussi le non-respect du temps de travail : « Certains internes entrent encore en salle d’opération après 24 heures, ce qui est dangereux et illégal. »
LE CHIFFRE
COVID-19 : 40,3 % des internes contaminés !
L’ISNI a mené son enquête en juin sur la contamination des internes par la Covid-19. Car depuis le début de l’épidémie, les administrations refusent de rendre publics les chiffres de contamination de soignants malgré les demandes des organisations représentatives des personnels hospitaliers et libéraux.
40,3 % des internes ont été contaminés. Sur les 395 internes ayant déclaré une infection à la Covid-19, plus de la moitié (56,5 %) ont continué à travailler après les premiers symptômes. De façon générale, plus d’un interne sur deux :
- Ont soigné des patients en étant contagieux, par manque de personnel ;
- N’ont pas eu accès aux tests diagnostiques par manque de moyens matériels ;
- N’ont pas eu accès au matériel de protection nécessaire, principalement les masques FFP2 ;
- N’ont pas eu accès à une formation suffisante.
Article paru dans la revue “Le magazine de l’InterSyndicale Nationale des Internes” / ISNI N°25

