
Cette année, avait lieu les 13 et 14 juin, le 1er Congrès ETWOG le long des plages monégasques. Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’y participer, voici un bref rappel de ce week-end inoubliable.
Qu’est-ce que l’ETWOG ?
Il s’agit de l’acronyme de European Trainees Workshops in Obstetrics & Gynaecology… Nous voici bien avancés, allez-vous me dire. Rentrons donc un peu dans le vif du sujet ! Durant deux journées consécutives, une soixantaine d’internes ont débarqué des quatre coins de la France pour suivre cette toute nouvelle formation de leur discipline. A l’heure où le « comment faire » devance souvent le « pourquoi faire », ces journées ETWOG proposaient la réunion des 2 problématiques, au travers de nombreux ateliers et vidéo-conférences.
Après un accueil chaleureux des aînés, les internes ont ainsi bénéficié d’un incroyable rappel anatomique didactique (Dr Bonnet et Dubuisson), du partage de vidéos chirurgicales hystéroscopiques et cœlioscopiques (Dr Villefranque, Le Gac, Mueller et Watrelot), d’un rappel sur les pathologies bénignes pelviennes (Dr Agostini et Badiou), et d’un exposé sur l’uro-dynamique (Dr Fatton)…
Ces enseignements théoriques étaient rythmés par la visite des stands de partenaires, mais surtout l’exercice pratique au sein des ateliers. Ainsi, alors qe certains s’entraînaient à nouer sous cœlioscopie, à poser la Bakri, à réséquer des myomes virtuels, d’autres découvraient la fertiloscopie ou s’attelaient à la réfection du périnée.
Mon coup de cœur du séjour : Mme TOUVET Blanche, une sage-femme aussi pédagogue que douce, qui apprenait à reconsidérer les anomalies de rythmes cardiaques fœtaux… à analyser la physiopathologie d’une décélération en fonction de son allure et de l’ensemble du tracé l’accompagnant. Une leçon intéressante qui évite la précipitation devant un « rythme dégeu » ! Mon coup de cœur du séjour : Mme TOUVET Blanche, une sage-femme aussi pédagogue que douce, qui apprenait à reconsidérer les anomalies de rythmes cardiaques fœtaux… à analyser la physiopathologie d’une décélération en fonction de son allure et de l’ensemble du tracé l’accompagnant. Une leçon intéressante qui évite la précipitation devant un « rythme dégeu » !
Alors que notre 1ère imposante journée s’achevait, et que les vagues méditerranéennes léchaient le flanc de notre hôtel, une grande partie d’entre nous se retrouva pour dîner au port de Monaco
Les congrès donnent souvent cette drôle d’impression que le temps s’est soudainement arrêté. On se retrouve tous autour d’une grande table, à grignoter prêt des bateaux accostés, internes multirégionaux mais aussi PUPH et organisateurs. Et il y a ce petit quelque chose qui nous réunis, le goût de notre spécialité, et le plaisir de la partager !
Pour les plus tenaces et les plus habillés, la soirée se terminera finalement sur le toit panoramique, où les canapés seront propices au partage d’anecdotes hospitalières.
Vint ensuite la 2e journée. Et après un décollage difficile des chambres de Mentons, les internes bénéficiaient cette fois d’une demi-journée dédiée à l’obstétrique.
On y parle mécanique et technique obstétricales (Dr Parant et Riethmuller), prise en charge de l’hémorragie de la délivrance, ou encore RCF (Mme Touvet)… Et là encore, les participants ont la possibilité d’aller et venir librement au sein des ateliers, afin de gérer une dystocie, manipuler un siège, ou s’activer devant une HPP simulée.
Même si tous s’accordaient à dire que ce week-end était bien chargé, il s’acheva bien trop vite pour la plupart. Et alors que les derniers internes quittaient la salle non sans avoir fait un ultime Lovset, le soleil fit son apparition sur l’horizon maritime… Comme une invitation à revenir
…Même si tous s’accordaient à dire que ce week-end était bien chargé, il s’acheva bien trop vite pour la plupart. Et alors que les derniers internes quittaient la salle non sans avoir fait un ultime Lovset, le soleil fit son apparition sur l’horizon maritime… Comme une invitation à revenir…
Florie PIROTF
Article paru dans la revue “Association des Gynécologues Obstétriciens en Formation” / AGOF n°11

