Enseignement superieur

Publié le 06 mai 2022 à 09:45


Des changement en cours, La réforme de l’entrée en études

Depuis la réforme de la formation de masso-kinésithérapie de septembre 2015, l’entrée en formation se fait via trois voies d’accès. La principale est la Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES), qui représente notre voie majoritaire d’accès aux études. Le reste des places en IFMK est accordé aux L1 Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) et L1 Sciences Technologies et Santé (STS).

Le 18 septembre 2018, le président de la république accompagné des deux ministres, de la santé et de la solidarité, et de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, annonçait la Stratégie de Transformation du Système de Santé (STSS). Dans ce cadre, ils ont souligné l’importance de revoir le système dès sa base qui est la formation des professionnels de santé.

Cette transformation porte principalement sur trois volets :
1- Recruter des étudiants de profils divers et leur permettre une orientation progressive ;
2- Repenser l’entre en études, en s’appuyant sur les cursus de formation déjà existants;
3- Appuyer cette refonte par des éléments fondamentaux (l’intégration des formations l’université, la formation la recherche, et centrer les cursus sur l’acquisition de compétences et l’adaptation l’évolution constante des techniques).

La problématique toute particulière de la PACES, à l’origine d’un fort gâchis humain, et d’une mauvaise orientation de l’étudiant, a été mise en évidence par la volonté de sa suppression. Il est donc nécessaire de repenser l’entrée en études de masso-kinésithérapie et son articulation avec les années de formation en IFMK (4 années).

Aujourd’hui, la PACES est un système dans lequel seuls peu d’étudiants réussissent L’évaluation est brutale, tournée vers une quantité démesurée de savoirs théoriques, que l’étudiant doit engranger sans se pencher sur des compétences telles que les qualités hûmaines et le relationnel, compétences nécessaires l’exercice de son futur métier. Cela est incohérent dans un système où la finalité des études est un métier tourné vers le soin de l’autre.

Il se pose aussi la question du bien-être de ces étudiants en santé, de l’impact de ce système de sélection, et du retentissement psychologique sur les étudiants au moment de leur études, ainsi que sur ces mêmes étudiants en tant que futurs professionnels de santé.

C’est ainsi, que se voit réformée, par conséquence directe, l’année d’entrée en études de masso-kinésithérapie, en association avec les filières de Médecine, Maïeutique, Odontologie et Pharmacie (MMOP). C’est donc au côté de ces 4 filières de la PACES que le modèle d’entrée en études de masso-kinésithérapie doit se transformer (MMOPK). Il est nécessaire d’adapter les m tiers et les formations aux enjeux de demain. Les étudiants doivent avoir la possibilité de coopérer et d’évoluer d’un cursus un autre. Il faut pour cela d cloisonner les formations, les centrer sur les compétences et favoriser la mutualisation de cours.

Actuellement, nous avons un système de formation permettant l’entrée en études de nombreux profils étudiants, avec un parcours en IFMK professionnalisant et laissant une place prépondérante aux stages pratiques, à l’apprentissage de la langue anglaise médicale et à l’initiation à la recherche. C’est dans ce cadre et avec les volontés du gouvernement que doit se mettre en place un nouveau modèle d’entrée en études, favorisant davantage la diversité de profils étudiants et l’orientation de ces derniers, mais aussi le travail en interprofessionnalité.

Un modèle a été proposé par le gouvernement, intégrant cette nouvelle année d’entrée en étude à l’université en tant que première année au sein d’un système de licence. La masso-kinésithérapie serait donc accessible après une première année à l’université. Pour cela il est nécessaire de s’appuyer sur les licences pré-existantes et de créer de nouvelles licences en rapport avec la santé :

-La PACES sera remplacée par un parcours licence dénommé “majeure santé”. La majeure santé correspond une licence dans laquelle la majorité des enseignements sont des enseignements de santé, complétés par d’autres domaines (en petite proportion). Par exemple, des enseignements pourraient être du domaine du droit, de l’économie, ou des sciences, etc…

- Pour compléter ce parcours licence et ainsi ouvrir des voies supplémentaires d’entrée en études de santé, un parcours licence “mineures santé” va être créé. La mineure santé correspond une licence (déjà existante ou à créer) dans laquelle la majorité des enseignements sont de d’autres domaines, complétés par ceux de santé (en petite proportion). Par exemple, une licence en sciences humaines pourrait se voir ajouter une petite part d’enseignements en santé.
L’ajout d’enseignements en minorité dans ces deux nouveaux parcours licences pourront ainsi permettre aux étudiants de se réorienter vers d’autres métiers.

C’est dans ce modèle global des majeures et mineures santé que les filières MMOPK doivent s’intégrer pour permettre aux étudiants de s’orienter en filière de santé de la PACES qui sera supprimée.

La FNEK a donc proposé sa contribution concernant la forme que devrait revêtir ce modèle d’entrée en étude de santé, ainsi que son organisation avec le parcours en IFMK pré-existant.

" La PACES sera remplacée par un parcours licence dénommé “majeure santé” ".

Marine Bercy & Léo Langlais
IFMK CEERF & Orléans, K4
Pôle enseignement supérieur
1ère VP Enseignement supérieur
& CM Enseignement supérieur

Article paru dans la revue “Le Journal des Étudiants Kinés” / BDK n°49

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