Syndicat national des instituts de formation en masso-kinésithérapie

Publié le 27 mai 2022 à 13:43

Communiqué du Syndicat National des Instituts de Formation en
Masso-Kinésithérapie

Le courrier de Madame la Ministre de la Santé et de Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en date du 25 janvier 2013 rendant arbitrage sur les modalités d’accès en formation de masseur-kinésithérapeute et le niveau de reconnaissance universitaire est accueilli avec stupéfaction par les responsables des instituts de formation.

Le maintien de la possibilité d’un concours à l’issue d’une 1ère année non universitaire, et la reconnaissance du diplôme de masseur-kinésithérapeute au grade de licence vont à l’encontre du processus engagé dans le cadre de la réingénierie. Ils nient l’état actuel de la sélection, de la formation et les besoins en formation des professionnels de demain.

Nous avons fait état tout au long des travaux de réingénierie avec le ministère de la Santé de la nécessité d’intégrer dans notre formation les éléments nécessaires à un exercice professionnel de plus en plus complexe et diversifié.

Pour cela, nous avions conçu un programme qui comporte 20% d’enseignements supplémentaires par rapport au programme actuel. Ce n’était pas pour « gonfler » artificiellement la durée en vue d’une reconnaissance supplémentaire (universitaire ou pécuniaire), mais uniquement pour pouvoir former des professionnels de qualité, capables de répondre aux multiples domaines d’exercice de la profession, avec le souci d’évoluer en fonction des progrès de la connaissance scientifique.

Malheureusement, nous avions déjà dû, lors de l’arbitrage ministériel du gouvernement précédent, renoncer à obtenir le temps nécessaire à une formation en quatre ans, ce qui est en soi préjudiciable à la cohérence de la formation. En revanche, il avait été acquis qu’une première année universitaire (par la 1ère année commune aux études de santé majoritairement) serait l’année préparatoire à l’entrée en formation. Cette première année, existe pour une majorité des instituts français. Elle permet un socle de culture scientifique commun et l’acquisition de méthodologies de travail qui accroissent les compétences de nos étudiants. En outre, elle ancre les étudiants dans leur région d’origine.

Cet arbitrage remettant en cause cette première année universitaire préalable à l’entrée en formation va à l’encontre d’une sélection homogène et de qualité. Dans ce cadre, nous ne voyons pas comment nous pourrions mettre en place une telle réforme, a fortiori en septembre 2013.

Le Syndicat National des Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie souhaite voir l’année préparatoire universitaire intégrée à part entière dans la formation et suivie de 4 années de formation professionnelle pleines et entières permettant un temps suffisant pour mener une formation de qualité. Nous demandons ainsi à ce que les travaux de réingénierie soient poursuivis jusqu’à ce qu’une solution acceptable soit trouvée.

Contact :
Philippe SAUVAGEON
IFMK Marseille
06 13 40 4 0 20

                 Article paru dans la revue “Syndicat National de Formation en Masso-Kinésithérapie” / SNIFMK n°3

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