
Que faire chez un patient âgé atteint de cancer colorectal avec mutation braf V600E ?
En 1ère ligne de traitement, on proposera plutôt du 5FU ou du Xeloda, en association avec du Bevacizumab ou une bi-chimiothérapie sur avis d'expert. Si en revanche, le patient présente un statut MSI, il bénéficiera de l'administration de Pembrolizumab.
En seconde ligne, on proposera comme association Cetuximab (anti-EGFR) + Encorafenib (TKI) au minimum, voire en association avec une 3ème molécule à savoir le Binimétinib (anti-MEK).
Les principaux effets indésirables de l'Encorafenib sont les diarrhées, les céphalées, les arthralgies et les interactions médicamenteuses. Il existe d'ailleurs moins de toxicité cutanée avec une association Cetuximab + Encorafenib.
Intérêt de la biopsie liquide dans les cancers digestifs
L'analyse de l'ADN circulant permet une recherche des anomalies génomiques (mutation…) et épigénétiques (méthylation…). La détection de mutations permet maintenant un séquençage qui améliore la sensibilité pour la détection de molécules plus spécifiques permettant notamment de mieux caractériser la tumeur.
Les questions qui se posent sont :
- Valeur pronostique : peut-on considérer que selon la quantité d'ADN tumoral restant le patient est guéri ?
- Valeur prédictive : qui traîter selon l'ADN circulant ? Peut-on considérer que l'absence d'ADN circulant permettent de valider l'absence de traitement adjuvant
- Marqueur d‘efficacité : peut-on s'aider de l'ADN circulant pour une désescalade des thérapeutiques ou à l'inverse une intensification ?
Dr Ludovic ROBBE
Gériatre, Centre hospitalier Sud Charente
Pour l'association des jeunes gériatres

