
Le 25 novembre dernier, le conseil d’administration, que nous appelons communément le bureau de l’AFFEP, a été renouvelé : quelques membres déjà présents l’an dernier ont été réélus mais aussi beaucoup de nouvelles têtes. L’occasion de vous redire un mot de notre engagement associatif et de la dynamique souhaitée pour cette formidable association qui est avant tout la vôtre.
L’AFFEP, c’est une association d’internes en psychiatrie, elle a pour but de rassembler tous les internes en psychiatrie de France et la barque est menée par un petit bureau de 9 personnes.
Notre objectif, en un mot, est d’améliorer autant que possible ces quelques années d’internat, qui passent si vite. En vous permettant d’accèder facilement à toutes les informations qui vous concernent, en organisant des sondages et enquêtes pour vous questionner sur des sujets importants ou d’actualité, en vous permettant d’enrichir votre formation en participant à des évènements comme des conférences, colloques ou congrès pour lesquels nous vous informons et essayons d’avoir des tarifs préférentiels. L’idée est aussi de nous rassembler sous une entité fédératrice, et d’être une référence pour vous internes, en cas de difficultés dans votre parcours, d’hésitations, de doutes, ou au contraire une aide en cas de projet grandiose !
Qui fait quoi ?
PRÉSIDENT
• ASSURER le bon fonctionnement de l’association.
• REPRÉSENTER l’AFFEP et ses adhérents auprès des tutelles et des partenaires.
• COORDONNER le travail du bureau.
• ADMINISTRER : représenter l’association en justice et dans tous les actes de la vie civile.
• VICE-PRÉSIDENT
• SECONDER le président dans ses missions. Et le remplacer le cas échéant.
• ASSURER le bon fonctionnement de l’association.
• REPRÉSENTER l’AFFEP et ses adhérents auprès des tutelles et des partenaires.
• COORDONNER le travail du bureau.
SECRÉTAIRE
• DÉCLARER le nouveau bureau à la préfecture.
• ORGANISER les réunions de bureau mensuelles : envoi de la convocation, de l’ODJ, rédaction des comptes-rendus des réunions.
• GÉRER la boite mail : [email protected]
TRÉSORIER
• GÉRER les comptes de l’association.
• ÉLABORER le budget prévisionnel.
• ORGANISER ET RÉCEPTIONNER
les adhésions, en lien avec les associations locales.
• GÉRER les listings d’adhérents.
• RÉDIGER les comptes généraux annuels.
COORDINATION NATIONALE
• FAIRE LE LIEN entre le bureau et les référents locaux.
• FAVORISER LA PROMOTION
de l’AFFEP au niveau local.
• FAVORISER la promotion des initiatives locales.
COORDINATION SYNDICALE
• FAIRE LE LIEN entre AFFEP et les syndicats de séniors et d’internes.
• PARTICIPER AUX DISCUSSIONS
avec les tutelles et les sociétés savantes.
DÉLÉGUÉ EFPT
• FAIRE LE LIEN entre l’AFFEP et l’association européenne des internes de psychiatrie (EFPT).
• FAVORISER & SUPERVISER
la participation de la France au programme d’échange de l’EFPT (accueil et départ, 59 options de stage dans 16 pays européens, en France: 4 villes d’accueil).
COMMUNICATION
• GÉRER les comptes Facebook (y compris Messenger!) et Twitter de l’AFFEP.
• ÉDITER de manière mensuelle une Newsletter avec un Agenda des Congrès, ainsi qu’une Revue de presse.
• RÉDACTION du Psy Déchaîné.
WEBMASTER
• ENTRETENIR & OPTIMISER le site internet.
• GESTION des mailing-lists.
ET, SELON L’INTÉRÊT DE CHACUN DES MEMBRES :
• PARTICIPER aux groupes de travail spécifiques, au Psy Déchaîné, au livret AFFEP, et aux diverses activités de l’association.
• RECHERCHER ET MAINTENIR les partenariats de l’association.
L’AFFEP recrute !
Nous sommes à la recherche de volontaires pour nous épauler dans cette grande mission ! Que vous ayez ou non une expérience dans l’associatif, vous serez accueillis à bras ouverts.
En quoi cela consiste, faire partie de l’AFFEP ? Il existe différents pôles et missions très différentes mais globalement, participer à la vie de l’association vous donnera plein d’opportunités. Rencontrer des internes venus d’ici et d’ailleurs et confronter vos visions personnelles. Monter des projets, trouver des partenariats, laisser parler votre créativité. Promouvoir la psychiatrie auprès des étudiants et des autres spécialités. Participer à la création (toujours en mouvement) de ces années d’études particulières constituées par l’internat. Prendre part à des échanges sur la santé mentale et les politiques de santé publique.
Bref, donner un peu plus de vie à votre internat.
• La coordination nationale : Ce pôle se charge de faire le lien avec toutes les associations locales d’internes en psychiatrie. L’idée est d’avoir ce rôle fédérateur entre toutes ces associations éparpillées à travers le pays, pour comprendre au mieux la réalité de l’internat dans toutes les villes de France et participer à l’élaboration de projet locaux ou répondre à des problématiques locales. Ce pôle se charge aussi d’organiser tous les ans deux « assemblées générales des référents », journées de rassemblement des référents AFFEP de toutes les villes de France afin de pouvoir échanger et partager. Les assos locales peuvent nous faire ainsi remonter les difficultés ou projets qui leur sont propres, à nous ensuite de les aider en agissant au niveau national !
• La coordination syndicale : En ces temps troublés de réforme, le pôle coordination syndicale est un incontournable de l’asso. Les personnes y participant sont chargées de nous représenter auprès des différents syndicats (syndicats d’internes mais aussi syndicats professionnels de psychiatres) et de prendre part aux réunions où nous sommes souvent sollicités. Cela implique bien souvent des réflexions sur la maquette de l’internat et les modalités de l’enseignement par exemple, mais aussi parfois la participation à des discussions beaucoup plus politiques sur l’avenir de la profession et sur le grand chantier de l’accès et de la perception de la santé mentale par la société et les instances politiques.
• La gestion du site internet : Notre site internet est notre vitrine et il doit répondre à la fois aux questions des internes en psychiatrie mais aussi des étudiants qui seraient intéressés par l’internat de psychiatrie ainsi qu’à nos partenaires éventuels. Être en charge du site internet ne nécessite pas d’avoir d’immenses compétences informatiques (mais si vous en avez c’est bien aussi !), et vous ne serez pas seul sur cette mission. L’idée et de pouvoir travailler sur le contenu du site et de participer, de manière collective, à la réflexion sur sa fonctionnalité et les possibilités d’amélioration, en collaboration avec un webmaster.
• La rédaction du Psy Déchaîné : À l’ère du numérique, un peu de papier ne fait pas de mal. Ce journal a évolué au cours du temps, toujours à l’image du comité de rédaction qui s’en est chargé. Publié 4 fois par an, il nécessite un travail d’écriture personnelle mais aussi de créativité, de sollicitations d’intervenants ponctuels et de récolte d’articles et de contenu. La mise en page ne sera pas à votre charge, elle est gérée entièrement par notre partenaire Réseau Pro Santé. Tout y est possible, ou presque : interviews, reportages (photo ou texte), articles de blog, dossiers d’information, revue d’actualités.
• La communication : Une part essentielle de notre travail est la diffusion d’informations auprès des internes de psychiatrie. La rédaction d’une newsletter régulière avec actualités et informations diverses est une mission essentielle ! Mais cela concerne également la diffusion de messages via les réseaux sociaux ou en passant par les associations locales parfois : annonces de congrès, demande de participation à des enquêtes… Vous assurerez la vie et le dynamisme de l’asso aux yeux du public !
Si vous êtes intéressés, inutile de sortir votre meilleur CV, un petit mail à [email protected] sera parfait !
Boostez vos assos !
Connaissez-vous l’existence d’une subvention dédiée au « Projet Associatif Local » ? Chaque année depuis 2015, l’AFFEP propose aux associations locales de remporter un financement de 200 euros en lien avec la création d’un projet original, novateur, dédié à la formation et l’information des internes de votre subdivision, et exempt de tout financement par des laboratoires. Le choix du type de projet n’est pas restreint ; à titre d’exemple il peut consister en un séminaire exceptionnel faisant intervenir des spécialistes renommés, une journée de congrès organisé par l’association, une formation avec du matériel particulier (ex : matériel de simulation), etc.
Le public doit inclure les internes de psychiatrie de la subdivision.
Tout projet devra être présenté par le référent local de l’association par l’envoi d’un descriptif du projet (objectifs, enjeux, public concerné), d’une page maximum, à [email protected] et [email protected]
Après validation du bureau, chaque projet se verra attribuer une enveloppe de 200 euros (1 fois par an maximum) la première année de soumission. Si l’association locale présente chaque année un projet, elle se verra attribuer une enveloppe de 300 euros à partir de la 3ème année de soumission. En contrepartie, l’association locale s’engage à réaliser le projet et à écrire un article de présentation à destination du Psy Déchaîné !
L’AFFEP organise également un concours national du meilleur Projet Associatif.
Pour candidater, il suffit d’envoyer un descriptif de projet un peu plus étoffé, de trois pages, dans le courant de l’année aux adresses citées ci-dessus.
Chaque projet sera évalué par le comité de sélection, constitué du bureau de l’AFFEP, de l’ensemble des référents locaux, et du Président du Collège National des Enseignants de Psychiatrie (CNUP). Le meilleur projet se verra gratifié d’une enveloppe supplémentaire de 500 euros.
De quoi vous aider à développer vos idées !
Le mot de l’AJPJA
Vous avez fini votre internat, ou vous le finissez bientôt, et vous ne voulez pas vous retrouver seul noyé dans cette tempête du post-internat ? L’AJPJA, association des jeunes psychiatres et jeunes addictologues, a aujourd’hui ce rôle. Cette association, née en 2016, a été créée par des personnes ayant participé à l’aventure de l’AFFEP en tant qu’internes et convaincues que l’expérience de l’associatif rassemble et permet d’aller plus loin. Nous vous partageons ici la tribune rédigée par ses membres en octobre dernier, à l’occasion de leur Journée nationale, qui vous permettra de faire peut-être connaissance avec cette association.
Jeunes Psychiatres – Jeunes Addictologues : ce que nous voulons pour demain
Nous, jeunes psychiatres et jeunes addictologues, sommes convaincus d’être arrivés à un moment charnière où le système au sein duquel nous exerçons doit être transformé. Ce contexte mutatif confère une responsabilité à notre génération à la hauteur des enjeux de nos métiers pour les années à venir. Aussi, nous souhaitons faire le point sur les défis que doit relever la psychiatrie en France, au moment où se réunit à Nice, à partir du 4 décembre, le 11ème Congrès Français de Psychiatrie sur le thème de « la crise »
Nous avons créé l’Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues (AJPJA) en janvier 2016 avec le souhait de réinjecter du collectif à ce moment critique de nos carrières où nous, jeunes praticiens de ces deux spécialités, cessons d’être rassemblés autour du statut commun d’interne en médecine. Notre association est née de la volonté de penser ensemble la psychiatrie de demain. Asyndicale et apolitique, l’AJPJA est la seule association nationale fédérant psychiatres et addictologues diplômés depuis moins de 10 ans, de modes et de lieux d’exercice variés. En faisant le choix de nous spécialiser dans le soin des personnes ayant des troubles psychiques, nous avons renforcé nos compétences cliniques et relationnelles, et approfondi nos connaissances en neurosciences et sciences humaines. La médecine que nous exerçons se veut fonder sur les preuves, pour permettre que les patients et leur entourage puissent bénéficier de thérapeutiques efficaces et innovantes. Nous pensons que ces connaissances et compétences doivent s’intégrer de manière transversale à celles des autres spécialités médicales, mais également à celle de l’ensemble des acteurs du champ de la santé mentale. Nous souhaitons également qu’elles soient mises au service d’un parcours de soins centré sur le rétablissement et la citoyenneté des personnes vivant avec des troubles psychiques, comme exposé le 18 octobre dernier lors de la première journée nationale de l’association organisée à Paris.
Faire du rétablissement des personnes concernées le cœur de notre métier, c’est changer notre façon de concevoir le soin. C’est considérer que le contrôle des symptômes via une approche uniquement médicale ne suffit pas à aider la personne à retrouver une vie satisfaisante. C’est comprendre que le paradigme du rétablissement est une approche globale centrée sur les besoins de la personne, tels qu’elle les exprime et les priorise, et non pas uniquement sur ce que le soignant pense « bon pour elle ». C’est positionner le respect des droits fondamentaux comme une boussole guidant les soins, permettant de garantir la pleine citoyenneté aux personnes que nous soignons et accompagnons. C’est penser notre métier de soignants, quelle que soit notre orientation théorique, comme aidant la personne à reprendre son pouvoir sur elle-même, sur ses décisions, sur ses choix de vie
Pour citer Patricia Deegan, psychologue américaine porteuse d’un diagnostic de schizophrénie dès l’âge de 17 ans et pionnière de la promotion du rétablissement en santé mentale, « Se rétablir ce n’est pas seulement se rétablir de la maladie, c’est se rétablir de l’exclusion sociale qui va avec la maladie. Le but du processus de rétablissement, ce n’est pas de devenir normal, le but est de devenir l’être humain unique, merveilleux, impossible à reproduire que nous sommes appelés à être ».
Cette vision de la psychiatrie que nous défendons s’inspire de réflexions relayées largement à l’international. Ainsi, le Forum mondial sur la santé mentale, réunit à Genève en octobre dernier sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, a été l’occasion de rappeler que « la santé mentale est une urgence mondiale qui nécessite une mobilisation internationale ». En France, la feuille de route Santé mentale et Psychiatrie, énoncée par la Ministre des Solidarités et de la Santé en juin 2018, met l’accent sur la promotion de la santé mentale à tous les âges de la vie, le respect des droits en psychiatrie et la lutte contre la stigmatisation.
Alors, un des défis qu’il nous appartient de relever en tant que génération de soignants pour les 30 prochaines années, est celui de l’interconnexion entre chacun des acteurs du champ de la santé mentale : usagers, proches et aidants, élus locaux, travailleurs sociaux, responsables administratifs, soignants, etc. Nous devons apprendre à communiquer et nous parler pour mieux échanger, à connaître nos convergences et identifier nos complémentarités, et à nous rassembler autour d’unobjectif commun : le rétablissement et la citoyenneté des personnes concernées par les problématiques psychiques. En effet, l’accompagnement de ces parcours de vie ne peut pas être porté par la psychiatrie seule. Ceci nécessite donc que nous réfléchissions ensemble à la façon dont nous souhaitons que nos spécialités évoluent, tenant compte des limites de ce que la psychiatrie et l’addictologie peuvent apporter, et du champ de compétence des autres acteurs.
Lutte contre la stigmatisation, respect des droits, soutien à l'inclusion sociale et à la pleine citoyenneté, recherches en neurosciences, réorganisation des services de santé mentale, participation des usagers et des familles, construction de nouvelles classifications des troubles, participation aux Projets territoriaux de santé mentale, développement d'outils numériques... Autant de défis sanitaires, sociaux et sociétaux qui impliquent de connecter les acteurs concernés par les problématiques psychiques.
À cette condition seulement, nous pourrons agir, en co-responsabilité avec tous les partenaires, pour soutenir le processus de rétablissement des patients, pour communiquer activement et positivement sur la santé mentale et la psychiatrie, pour faire connaître les dispositifs et actions efficaces et/ou innovants au service des patients et leur entourage.
Agir, pour donner aussi l’envie aux futures générations d’étudiants en médecine de faire le choix de la psychiatrie et/ou de l’addictologie
Marine LARDINOIS
Psychiatre, Présidente de l’AJPJA
Deborah SEBBANE
Psychiatre, Vice-Présidente de l’AJPJA
Juliette SALLES
Psychiatre addictologue, Secrétaire Générale de l’AJPJA
May BOUMENDJEL
Psychiatre addictologue, Coordinatrice nationale de l’AJPJA
Article paru dans la revue “Association Française Fédérative des Etudiants en Psychiatrie ” / AFFEP n°26

