
LE GSSK
Qu'est ce que le GSSK ?
Le GSSK... Ca te dit quelque chose ?
Ces 4 lettres signifient "Guide de Survie du Stagiaire Kiné", et nous sommes presque sûrs que tu l'as déjà croisé.
Ce guide a pour vocation de permettre à l'étudiant un accès rapide à des éléments de pathologie et de bilan, une sensibilisation à une kinésithérapie basée sur les preuves, une rééducation centrée sur le patient, et un embryon d'aide à la décision kinésithérapique.
Il convient d’emblée de préciser que ce guide n’a pas pour objet d’être exhaustif, il ne constitue pas une base suffisante justifiant une dispense des cours, il n’est en aucun cas un résumé de moyens tels que peuvent le proposer certains ouvrages. S’agissant de rappels de cours, il ne se substitue ni au prof en IFMK, ni au tuteur sur le lieu de stage.
Ce GSSK est découpé en 5 parties : le bilan général, les domaines cardio-respiratoire, neuro-musculaire, gériatriaque, et musculo-squelettique.
Chaque domaine comprend des fiches pathologies, des bilans spécifiques (par domaine ou par pathologie), et des fiches rééducation regroupant des altérations de fonctions.
A partir des données reccueillies par le bilan, la connaissance de la pathologie, et la prise en compte du projet du patient, il est alors possible de proposer au patient une prise en soin adaptée à ses déficiences, et à ses besoins. Tout ceci à l'aide de techniques de rééducation basées sur les preuves.
• Que contient-il ?
• Les fiches bilans :
Bilan général :
Le bilan général est l'un des éléments essentiels permettant d'établir une prise en soin adaptée aux besoins du patient. Il permet de recueillir des données à l'aide d'échelles et de cotations non spécifiques à un domaine ou une pathologie. On peut y retrouver le bilan de la douleur ou encore le bilan goniométrique.
Les spécificités du bilan par domaine :
Elles regroupent les éléments de bilan que l'on retrouve dans certains domaines spécifiques. On retrouvera par exemple le bilan de la spasticité dans les spécificités du bilan neurologique, ou encore le bilan auscultatoire dans les spécificités du bilan pneumologique.
Les spécificités du bilan par pathologie :
Elles regroupent des cotations, des échelles ou des éléments de bilan que l'on retrouve uniquement dans certaines atteintes ou pathologies. On peut penser au score de Constant pour l'épaule douloureuse, ou encore à l'échelle de Leriche et Fontaine dans le bilan de l'artérite oblitérante des membres inférieurs.
• Les fiches pathologies :
Les fiches pathologies contiennent des rappels de physiopathologie ou d'anatomopathologie, d'épidémiologie, d'étiologie, de pronostic, de clinique et abordent des éléments du traitement médical ou chirurgical.
La connaissance de la pathologie est primordiale, et doit être associée aux données recueillies par le bilan afin d'établir un plan de traitement adapté.
• Les fiches rééducation :
Ces fiches proposent une cartographie des possibilités qui s'offrent aux kinésithérapeutes en fonction de telle ou telle pathologie.
Ces possibilités sont matérialisées sous forme d'objectifs.
Ces objectifs ont été élaborés par rapport à de possibles altérations de structure ou de fonction (dysfonction). Ils s'inscrivent dans le domaine du possible et non du protocole : ils ne sont pas à appliquer systématiquement, mais s'entendent comme un choix possible. Ils doivent être ajustés en fonction des données recueillies par le bilan.
Pour chaque objectif sont proposés une série non exhaustive de moyens permettant d’améliorer la structure ou la fonction.
Seulement dans l’optique où il s’agit d’un guide de Informent... “survie” seuls les objectifs ont été retranscrits dans les fiches de rééducation.
• Des preuves dans le GSSK :
L’EBP (Evidence Based Practice) est la résultante du croisement de 3 grands piliers :
- les données scientifiques,
- l’expérience clinique
- et les aspirations du patient (cf. la kinésithérapie basée sur les preuves).
Afin de sensibiliser les étudiants à l’EBP, éclairer leur raisonnement clinique et les conforter dans leur pratique, nous avons introduit tout au long du guide des données issues de la recherche.
Ces données concernent principalement les niveaux de preuves (modérés à élevés) de certaines pratiques, mais aussi la validité de certains tests. Ces recommandations sont principalement issues de données de la littérature de la meilleure qualité possible (ex : HAS, JOSPT, etc.)
• Limites et précautions d’utilisation
Le GSSK offre une approche théorique décortiquée (problème, objectifs, moyens) apportant certes un intérêt didactique, mais ce raccourci pédagogique est à utiliser avec précautions car il est à adapter au contexte du patient (ex : polypathologie) qui est lui peu systématisable comme les modélisations théoriques proposées par le GSSK.
De plus, le GSSK n’évoque pas ou peu le contexte situationnel, soit différencier une hospitalisation de long séjour d’une prise en charge en cabinet libéral par exemple. Te propose Les de conditions participer contextuelles sont la principale limite à des du GSSK.
Par le caractère de “survie” qui été choisi, le GSSK doit être lu avec précaution. Car l’erreur serait de considérer les fiches de rééducation composées d’objectifs et de moyens comme des protocoles, en dépit de toute prise en compte des données recueillies à l’aide du bilan, du contexte situationnel, du patient et de ses attentes.
Comme évoqué dans l’introduction de chapitre, le GSSK ne remplace pas un cours, et ne se substitue pas au tuteur.
Il permet cependant un accès rapide à la pathologie, à des éléments de bilan et à une arborisation d’objectifs thérapeutiques, tout en amenant l’étudiant à approfondir ses recherches, car le GSSK est loin d’être exhaustif et suffisant dans les domaines qu’il traite. Il est avant tout un guide de survie.
L'AVIS DE LA FNEK
Ce n’est pas le rôle d’un étudiant ni d’un jeune DE de rédiger ce genre de guide. Pourtant ceci n’existait pas auparavant. Nous avons donc pris l’initiative d’écrire un guide de survie, rédigé PAR les étudiants POUR les étudiants (toi), et relu partiellement par les sociétés savantes que sont la Société Française de Physiothérapie et ses associations partenaires.
Mais nous espérons sincèrement qu'un jour, un guide soit rédigé par les sociétés savantes, coordonné par la FNEK et relu par les étudiants !
Le Bureau National de FNEK
Article paru dans la revue “Le Journal des Étudiants Kinés” / BDK n°47

