
Un podcast, une semaine de pré-rentrée et une enquête nationale : le bureau de l'Association Française Fédérative des Étudiants en Psychiatrie (AFFEP) ne chôme pas. Marie Rouxel-Thomat, présidente de l'AFFEP, actuellement en année de recherche à Paris, et interne à Dijon, nous présente ces trois initiatives.
Pouvez-vous nous parler de la semaine de pré-rentrée qui va se dérouler au niveau national ?
Marie ROUXEL-THOMAT.- L'AFFEP met en place, pour la première fois, une semaine de pré-rentrée au niveau national pour tous les néo-internes en psychiatrie, organisée par Anaïs Maillard, vice-présidente en charge de la formation, soit environ 500 internes sur toute la France. Cet évènement est l'occasion d'anticiper l'internat dans notre spécialité où les internes plus anciens partagent leur expérience. Par exemple, nous avons prévu un point pratique sur « Comment survivre à sa première garde ? » Cette semaine est complémentaire à ce qui est organisé au niveau de chaque ville.
Comment faites-vous pour rassembler 500 internes sur tout le territoire ?
M. R-T.- Cette semaine se déroule sous forme de visio et de webinaires le soir, accessibles en direct ou en replay. C'est le moyen le plus simple pour réunir tous les internes en psychiatrie, ceux des grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille et ceux des petites villes aux effectifs plus réduits, comme Dijon, Rouen ou Angers.
En parallèle, l'AFFEP a lancé un podcast : quel est son but et quels sont les thèmes abordés ?
M. R-T.- Le but est de faire connaître notre spécialité, sa multidisciplinarité et sa richesse. Nous exerçons en pôle adultes ou enfants, avec une multitude d'approches possibles : addictologie, psycho-pharmaceutique, périnatalité, sommeil, expertise judiciaire légale, etc. Ces podcasts rendent à notre spécialité la gloire qu'elle mérite.

Membres de l'AFFEP.
Qui est aux commandes de ces podcasts et qui sont les internes interviewés ?
M. R-T.- Ce sont Arthur Girodeau et Ronan Gojon qui pilotent ce podcast, ils sont respectivement président élu de l'AFFEP et vice-président en charge du Psy Déchaîné. Ils profitent des congrès en psychiatrie pour aller au-devant des co-internes et interviewer ceux qui sont volontaires pour partager leur parcours et leur regard sur la spécialité.
L'AFFEP a lancé une grande enquête nationale sur l'attractivité de la spécialité. Où en êtes-vous ?
M. R-T.- Nous venons de clôturer le questionnaire [NDLR : début juillet]. Nous allons ensuite faire un travail sur les réponses obtenues.

Comment fut diffusé ce questionnaire ? Quel est son objectif ?
M. R-T.- Le questionnaire fut diffusé à tous les psychiatres, qu'ils soient anciens ou encore internes, par mailing ou via un réseau social interne. Il portait sur l'attractivité des subdivisions pour l'internat de notre spécialité. Ce questionnaire a deux objectifs : le premier est de valoriser ce qui est déjà très bien fait et le second de regarder ce qui peut être amélioré, notamment en termes d'attractivité dans les villes où les postes ne sont pas entièrement pourvus. Dans un second temps, nous pourrons ouvrir une réflexion collective avec les coordonnateurs de spécialité, les doyennes et doyens ou les ARS.

