
Eh bien parce qu'il s'agit d'un recul de nos droits !
Un recul des droits des fonctionnaires ! Le Projet de Loi de Finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2025, prévoit une diminution des IJ pour les fonctionnaires de 100 à 90 %.
Mais les étudiantes ne sont-iels pas des fonctionnaires !?
Eh bien non !
Iels ne figuraient donc pas dans le champ d'application de cette mesure…

Pour info, le droit des internes est régi par les codes de la santé publique et de l'éducation nationale. ABSOLUMENT PAS par celui de la fonction publique !
La Direction Générale de l'Offre de Soin (DGOS) voyait là une inégalité de traitement !
Pour rétablir cette “injustice”, elle a donc publié un décret d'application qui vient modifier les codes de la fonction publique ET ceux de la santé publique.
Maintenant la réduction d'indemnisation journalière s'étend aussi aux internes !
“pendant les trois premiers mois de ce congé, de 90 % de la rémunération mentionnée à l'article R. 6153-10 et aux 1° et 3° de l'article D. 6153-10-1 et de la moitié de celle-ci pendant les six mois suivants.”
Corriger une “injustice” en précarisant encore plus les étudiantes ?
La démarche est plus que discutable !
La baisse des IJ pour les fonctionnaires était déjà discutable dans la mesure où la fonction publique est moins rémunératrice que le privé mais est censée s'accompagner de compensations notamment par la sécurité de l'emploi.
Nous jugeons plus que critiquable le fait de retirer ces indemnités aux enseignantes comme à tous·tes les professionnelles de soin hospitalier (infirmier·ères, sage-femmes, kinésithérapeutes, ...).
Ces dernier·ères sont déjà épuisées par un travail réalisé dans des conditions matérielles déshumanisantes.
Ces dernier·ères, subissent déjà une pression inacceptable pour les empêcher de prendre le temps nécessaire à leur récupération.
Cette baisse des IJ est une attaque envers les acteur·ices du service publique. L'appliquer aux étudiantes c'est nous précariser encore plus ! Tout particulièrement dans le contexte de crises que vivent les étudiantes en santé.

Nous insistons sur un point crucial : ce n'est pas une simple application de la loi, mais bien un choix politique d'inclure délibérément les étudiantes en santé.
C'est faire des économies sur le dos d'étudiantes déjà à bout de souffle !
La bataille pour la récupération des IJ est déjà perdue mais l'argument de la DGOS sur “le principe d'égalité” est une arme dont nous saurons nous servir pour améliorer les droits de toutes et tous les étudiantes en santé.
On ne se laissera pas faire !
Internes, externes, étudiantes en pharmacie et futurs dentistes, unissons-nous !
Rédigé par
Saga BOURGEOIS

