
Alors que nous écrivons ces lignes, la proposition de loi GAROT est en lecture au Sénat.
Ce texte définit notamment dans son premier article la fin de la liberté d'installation avec la définition de zones définies comme « sur-dotées » dans lesquelles l'installation serait régulée. Cette proposition démagogique présentée comme une mesure miracle ne sera rien de mieux qu'un pansement sur une jambe de bois. Le problème n'est pas la répartition des médecins, il est sur leur nombre. Les conséquences de l'instauration d'un numerus clausus élargi bien trop tardivement se font toujours sentir actuellement.
Ce genre de proposition de lois coercitives, déconnectées des problématiques réelles des professionnelles de santé, passe à côté du réel levier qui améliorerait efficacement l'accès aux soins la libération de temps médical, celui-ci étant toujours plus grignoté par l'administratif. Ce temps gagné par des mesures simples (autodéclaration des arrêts de courte durée, suppression des certificats inutiles...) représente autant de consultations qui pourraient être réalisées pour des motifs nécessitant réellement notre expertise médicale.
Il est temps que les politiciennes comprennent que la santé de la population fait partie de nos priorités en tant que professionnelles de santé, et que des médecins en burn-out sont moins utiles pour les patient-es que des médecins en bonne santé.
Merci à toutes et à tous.
Rédigé par
Arthur GARCIA & Matthieu FAUBERT

