
L'importance de prendre soin de nous, ensemble…
Avec nos nombreuses études sur la Santé Mentale (Enquête Santé Mentale 2017, 2021 et 2024), nous savons que le problème est systémique. Cela concerne tous·tes les étudiant·es en santé dont les internes, dans toutes les facultés, dans tous les CHU. Partout, tout le monde, syndicalistes, élu·es UFR, BDE, BDI, représentant ·es de CME, responsables de planning en stage ou même tout·e interne, nous devons nous insurger pour améliorer nos conditions de travail chaque jour. Nous avons des droits, inscrits dans la législation, qui, par habitude des services, sont souvent ignorés comme notre temps de travail de 48h maximum par semaine. Au regard de la souffrance que ces heures supplémentaires infligent, il est urgent de ne plus fermer les yeux dessus et de faire respecter nos droits sans être culpabilisé·es.

Avançons donc, pas après pas, en commençant par prendre soin de nous en cultivant la bienveillance. Nous nous la devons envers nous-mêmes, envers nos collègues qui peuvent être nos séniors, nos co-internes, nos externes, nos paramédicaux mais également envers nos patient·es. En étant acteur·rices du changement, nous pouvons briser la chaîne de la maltraitance, des humiliations et des violences sexistes et sexuelles. Stop ! ça ne passera plus par nous !
Continuons de demander politiquement des moyens dignes pour la santé et l'université. En santé, on ne peut pas faire mieux avec moins de moyens d'autant plus lorsque les répercussions peuvent être délétères pour notre vie et pour celle de nos concitoyen·nes.
Rédigé par Ariane ROUBI

