Les arbres diagnostiques

Publié le 17 juin 2024 à 18:37
Article paru dans la revue « GÉNÉRATIONS ENDOC NUT » / Génération ENDOC N°2


Dans notre rubrique “mise au point”, les articles détaillés, c'est bien mais, parfois, on aime aussi, pour éclaircir notre esprit, embrasser le panorama de situations cliniques courantes à l'appui des recommandations les plus récentes. On s'assure ainsi que la routine ne rend pas obsolètes nos pratiques.

Cette rubrique est inaugurée par notre collègue, amie et pigiste Clotilde SAIE avec le SOPK et les dysthyroïdies liées aux produits de contraste… grand merci à elle et bienvenue dans les arbres “By Clotilde S.”


Dr Clotilde SAIE
Endocrinologue à l'Hôpital d'Arlon Belgique

L'arbre dysthyroïdies liées aux produits de contrastes

Les dysthyroïdies après injection de produit de contraste (scanner injecté, coronarographie, angioscanner, etc.) ne sont pas rares, d'autant plus que ces examens sont de plus en plus fréquents.

La plupart du temps, les effets sont modérés et transitoires.

Il faudra donc proposer une approche personnalisée et pour cela bien dépister les patients à risque soit :
• Par leur âge ;
• La présence de symptômes ;
• L'existence d'une pathologie thyroïdienne sous-jacente ;
• Leurs comorbidités.

Avant l'injection, à part les hyperthyroïdies manifestes, aucune situation ne contre-indique l'injection de produit de contraste.

La question du traitement préventif pour les hyperthyroïdies frustes n'a pas été tranchée. Il faut dire qu'il y a peu d'études et beaucoup de protocoles…

En post-injection, le traitement des hyperthyroïdies par antithyroïdien de synthèse, sera surtout pour des patients âgés avec une pathologie cardiaque sous-jacente et/ou des symptômes cliniques.

Pour les hypothyroïdies, on traitera plus volontiers les patients jeunes symptomatiques et aussi les femmes avec un projet de grossesse.

Dans tous les cas, le caractère transitoire de la dysthyroïdie est à garder en tête.

 

L'arbre SOPK

Le SOPK est une maladie globale avec des conséquences métaboliques, cardiovasculaires et sur la fertilité mais également sur le psychisme et la qualité de vie. Pour le diagnostic, la nouveauté est la possibilité d'utiliser l'AMH. Après le diagnostic, une évaluation des différentes complications ci-dessus est préconisée avec au minimum un bilan lipidique, une glycémie, une mesure de la pression artérielle et des dépistages cliniques de l'apnée du sommeil, de l'anxiété et de la dépression.

Pour le traitement,

  • La pilule œstro-progestative (POP) garde une position en première ligne pour les cycles irréguliers et l'hyperandrogénie.
  • La metformine est proposée chez toutes les femmes avec une atteinte métabolique et un BMI > 30 kg/m2. Au traitement médical s'associent des recommandations sur le mode de vie notamment l'alimentation équilibrée et une activité physique régulière.

Les auteurs insistent sur l'éducation des patientes et la formation des professionnels à cette pathologie fréquente qui touche 1 femme sur 10.

À retrouver sur

 

Prise en charge diagnostique et initiale du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK)
chez la femme adulte non ménopausée Adaptée des Guidelines de l'Endocrine Society*

 

Publié le 1718642230000