La pollution numérique à vous de jouer !

Publié le 09 mai 2022 à 23:43

Début février 2021, l’ANESF avec le réseau de la FAGE a écrit un dossier sur la pollution numérique. En voici quelques extraits pour vous donner envie d’aller plus loin pour notre planète! 
“Le secteur des technologies de l’information et des télécommunications représente 2% à 3% des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Il apparaît fondamental qu’en tant qu’étudiantes, utilisateurices privilégiées des outils numériques (usage accentué par la crise sanitaire de la Covid-19), nous ayons à disposition des outils simples pour se saisir de cette problématique et pouvoir y faire face. 
Avant de nous intéresser à l’utilisation que nous faisons de notre smartphone, interrogeons nous sur son processus de production. Pour donner un ordre d’idée, pour chaque ordinateur produit, c’est en moyenne 420g de CO2 qui sont émis et 35 000 litres d’eau qui sont utilisés. 


Le conseil pour se rendre compte de l’impact de l’objet que l’on souhaite acheter est de se renseigner sur la chaîne de production dont il dépend, les matières premières utilisées, les lieux de fabrication des composants, lieu d’assemblage et regarder les normes environnementales et sociales en vigueur dans ce pays. 

Et nos anciens téléphones, que doit-on en faire ? 
Il faut savoir qu’en France, seuls 16% des téléphones sont recyclés correctement. Le reste est soit gardé par son propriétaire, qui ne s’en servira plus, soit mal trié. Lorsque votre téléphone ne fonctionne plus, pensez donc à aller le déposer chez un distributeur, qui est dans l’obligation de vous le récupérer gratuitement. Et s’il fonctionne encore mais que vous souhaitez vous en séparer, pensez à le confier à des sociétés de reconditionnement afin qu’il soit remis sur le marché.

La pollution numérique ne se résume pas aux appareils que nous utilisons mais renvoie à la manière dont nous utilisons internet. Le réseau mondial consomme beaucoup d’énergie. La communication entre usagers, tel que les mails, a un impact non négligeable. Un mail avec une pièce jointe de 1 Mo équivaut à 19g de CO2 soit une ampoule allumée pendant 1h. 

Le fait de ne pas être limité par un support matériel rend plus difficile le fait de comprendre mais aussi de calculer sa consommation. En effet, regarder un streaming Netflix de 30 minutes équivaut à conduire 100 mètres en voiture. Cela ne semble pas très important mais il faut prendre en compte le nombre croissant de consommateur(ices).

Des actions simples au quotidien 
> Fermer les onglets internet : on ne le sait pas toujours, mais un onglet ouvert s’actualise en permanence et fait tourner les data centers

> Taper l’URL ou enregistrer dans ses favoris : lorsque l’utilisateur fait appel à un moteur de recherche, le data center transmet d’abord la page d’accueil, ensuite l’utilisateur rédige une requête par mots-clefs, puis le data center envoie les résultats trouvés. Alors qu’en tapant l’URL du site directement dans la barre de recherche, on simplifie le parcours des opérations donc on réduit le bilan carbone d’une recherche. 
> Débrancher vos chargeurs : les chargeurs laissés branchés alors qu’on ne les utilise pas continuent de consommer 10% de leur énergie de base. 
 > Supprimer ses mails : chaque mail stocké consomme 10g de CO2 par an et supprimer 30 mails, c’est économiser l’équivalent en énergie d’une ampoule allumée pendant une journée complète.»

Floriane GRIMAULT,
Vice-Présidente en charge de l’Innovation Sociale

Article paru dans la revue “L’Engagement” / ANESF n°41

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