
Selon la méthodologie choisie par le MEDEF, chacun des partenaires sociaux pose ses matériaux sur le chantier de cette vaste réforme sans qu’à aucun moment ait été déterminée la façon dont allait se construire la cathédrale… L’agenda est fixé, la deadline précisée par le cadrage du gouvernement conforté dans l’agenda social : Fin 2020, cette négociation doit se concrétiser par un accord national interprofessionnel destiné à réorganiser l’ensemble du système de santé au travail. La CFE-CGC porte ses propositions sur des points essentiels d’amélioration : plutôt que simplifier la loi, il faut renforcer l’accompagnement pour que les dispositifs qui existent en matière de repérage et d’évaluation des risques et des conditions de travail soient mis en œuvre de façon efficiente ; la QVT doit être abordée sous l’angle de la prévention des risques, y compris psychosociaux, liés à l’organisation du travail ; le paritarisme doit avoir toute sa place dans la gouvernance des SSTI et exclure l’interférence d’organismes associatifs corporatifs tel que PRESANCE ; au lieu de se passer des médecins du travail il faut rendre leur profession plus attractive et il y a matière… Mais dans un contexte de faux semblant organisé par le MEDEF, cette négociation sur ce sujet brûlant patine… patine.
Mireille DISPOT
Secrétaire Nationale Confédérale CFE-CG
Article paru dans la revue « Syndical Général des Médecins et des Professionnels des Services de Santé au Travail » / CFE CGC n°63

