
Mais Mayotte ce n'est pas qu'une vie de rêve, retour en décembre 2024 : le cyclone Chido fait des ravages, causant un nombre de décès conséquent mais difficilement évaluable.
Avec plus de 80 % des bâtiments détruits et de multiples pénuries, les plus précaires se retrouvent sans rien. Tout est compliqué ; l'accès à l'eau et à la nourriture comme à l'énergie. Les accès aux commerces sont drastiquement réduits et les coupures d'électricité… généralisées. De plus, les communications et le réseau téléphonique sont quasiment inopérants avec 80 % du réseau téléphonique coupés pendant plusieurs jours.
Mardi 17 décembre à partir de 22h, un couvre-feu a été instauré afin d'éviter les pillages dans un territoire alors de plus en plus en tension. Le président du conseil départemental alertait sur les risques de famine et de crise sanitaire. Pour un archipel déjà en difficulté sur ces points, comme a pu l'évoquer Agathe dans son témoignage et comme le rappelle la députée de Mayotte, Estelle YOUSSOUFFA.
Après le cyclone, la situation sanitaire était exceptionnelle. Urgences, réa, maternité… Les coupures d'électricité touchant aussi l'hôpital qui devait pourtant gérer l'afflux massif de patientes avec plus de 1 300 blesses soignées en trois jours.
Les soignantes sur place ont dû tenir bon soutenues par le service de santé des armées qui a mis en place un hôpital de campagne et évacuer une partie des blessées sur La Réunion.
Concernant les internes sur place, ces derniers se sont mobilisées pour faire face à la crise sanitaire difficile suivant le cyclone dans l'hôpital. Cependant le DMG de l'Océan Indien, la Doyenne de la faculté de santé de la Réunion et les ARS de la Réunion et de Mayotte ont proposé aux internes le souhaitant, d'être rapatrié·es, notamment lorsque ceux·lles-ci étaient heurté·es à des situations pouvant présenter un danger physique ou psychologique dans ce contexte de tensions sociales majorées par la crise sanitaire.
Rédigé par
Saga BOURGEOIS

