Retour du colloque de l’INPH du 15 mai 2024

Publié le 30 May 2024 à 11:45
Article paru dans la revue « INPH / Le Mag de l’INPH » / INPH N°26
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Le 15 mai 2024 dans la Salle Colbert de l’Assemblée Nationale a eu lieu le Colloque de l’INPH.

« Les Raisons de la Colère »

Rachel BOCHER, Présidente de l’INPH, a introduit avec sa verve et tout son engagement les 3 sujets de débat du jour, essentiels pour les hôpitaux et les hospitaliers  : le financement, la gouvernance et les statuts dont le sujet particulièrement d’actualité des PADUHE, mais aussi la retraite des HU et les situations particulièrement difficiles de la pédiatrie et de la psychiatrie.

Monsieur Frédéric VALLETOUX, Ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention nous a fait l’honneur de sa présence et de rappeler sa vision de la situation du système de santé, ses fragilités et ses perspectives. 

Les débats ont été modérés avec brio et pertinence par Pascal BEAU de l’Espace Social Européen.

La première Table Ronde sur le financement 

Aurélien SOURDILLE, du pôle offre de la FHF, a fait en préambule un rappel technique très clair de la situation des hôpitaux publics.

Frédéric BIZARD, économiste spécialiste des questions de santé a ensuite décrit les chiffres d’une « trajectoire qui n’est plus contrôlée  » avec un déficit structurel et ce en 3 sujets : « on n’a jamais tant investi, on n’a jamais tant manqué de ressources et le système ne s’est jamais tant paupérisé, du fait d’une mauvaise affectation des ressources qui ne sont pas allées sur les actifs clés (RH et investissement)  ». Il a ensuite abordé les pistes d’une solution et d’une « réforme fondamentale » avec un changement de stratégie de gestion du risque, aller au bout de la territorialité, une gouvernance rééquilibrée entre le médical et l’administratif avec une stratégie nationale de santé définie par l’État et un vrai rôle pour les collectivités territoriales.

Marguerite CAZENEUVE, Directrice Générale de la CNAM déléguée à la gestion et l’organisation des soins, a tout de même posé la question  : «  que fera t’on s’il n’y a pas de croissance ? ». Elle a toutefois reconnu que nous étions mauvais en prévention et indiqué qu’il fallait économiser la dépense de soins par une bonne gouvernance. «  Il faut investir en prévention et replacer le curseur de la valeur entre la ville, l’hôpital et le médico-social ». Elle a aussi reparlé de l’efficience : actes inutiles, arrêts maladie, etc.