Partir à l’étranger en tant qu’interne en chirurgie : quels intérêts et quelles règles d’or ?

Publié le 24 juin 2025 à 09:37
Article paru dans la revue « AJCTCV - Revue du Jeune Chirurgien Thoracique, Cardiaque et Vasculaire » / AJCTCV N°3

Faire un semestre à l'étranger, c'est découvrir d'autres pratiques (parfois très spécifiques), s'immerger dans une nouvelle langue et relever un défi personnel et professionnel. C'est aussi apprendre à s'adapter à un autre système de santé, souvent avec des moyens économiques différents, et à gérer les aspects logistiques (logement, démarches administratives, visas…).
 
Pour tirer le meilleur de cette expérience unique, voici quelques recommandations essentielles :

• Anticipation : Dès le début de l'internat, commencez à prendre des contacts. Idéalement, les démarches s'entament deux ans avant le départ théorique en stage.

• Respect : Vous êtes invité, pas juge. Évitez de comparer ou de commenter vos pratiques, sauf si l'on vous sollicite à ce sujet.

• Persévérance : Le sentiment d'être rétrogradé peut survenir (par l'administration ou les médecins locaux). Il faut accepter de devoir refaire ses preuves — parfois encore plus que lors d'un stage interCHU ou en périphérie.

Le bon conseil : en tant qu'interne, votre CHU peut prendre en charge financièrement votre stage, ce qui limite les frais. C'est un avantage par rapport à des expériences post-internat souvent financées par des bourses. Pour choisir votre destination, rapprochez-vous de vos chefs de service, de la SFCTCV ou de l'AJCTCV. Partir avec des recommandations facilite considérablement les démarches.

C'est une opportunité rare dans une carrière médicale. Réfléchissez-y.

 

Partir à l’étranger en tant qu’interne en chirurgie : quels intérêts et quelles règles d’or ?
Partir à l’étranger en tant qu’interne en chirurgie : quels intérêts et quelles règles d’or ?

Johann CATTAN
Docteur junior CTCV,
Service de chirurgie cardiaque, CHU Bordeaux

Publié le 1750750623000