Journée internationale des droits des femmes et des minorités de genre

Publié le 12 oct. 2026 à 09:55
Article paru dans la revue « SNJMG / Jeune MG » / SNJMG - Jeune MG N°44

Le système de santé aussi concerné !

Manifestation dimanche 8 mars, départ 14h place de Stalingrad à Paris.

Défilons en calot, en solidarité avec les soignantes victimes d'islamophobie et de racisme dans l'institution hospitalière.

Rejoignez nous au sein du cortège de lutte contre les VSS en santé !

Contre les discriminations en santé.

Pour un soin féministe, antiraciste et décolonial.

Femmes, minorités de genre, personnes racisées…subissent quotidiennement les effets d'un système capitaliste qui déshumanise, exploite et précarise.

À l'hôpital, ces oppressions sont tout aussi fortes.

Elles ont des conséquences majeures sur les usager-es et les soignant-es. Des retards de prise en charge, des violences dans le soin, des inégalités de traitement.

Si « être une femme » expose déjà à une moindre prise au sérieux de ses souffrances (psychologisation excessive, banalisation des douleurs, violences gynéco-obstétricales, ...) être racisé.e potentialise encore l'exposition à ces violences.

L'accès aux soins est un droit fondamental et incon­ditionnel.

La rentabilité est une excuse pour perpétuer une politique de santé capitaliste qui accentue les inégalités et sacrifie volontairement les plus précarisé.es.

Dans un système de plus en plus xénophobe, l'accès à l'Aide Médicale d'État est entravé par des conditions toujours plus strictes.

Pour les femmes exilées, cette exclusion des soins s'ajoute aux violences sexistes et sexuelles qui mettent déjà leur santé en péril.

Le système de santé ne tiendrait pas sans les femmes.

Pourtant, les violences sexistes et sexuelles persistent à toutes ses échelles, dès la formation.

Le système de santé ne tiendrait pas sans les femmes racisées.

Pourtant, elles sont utilisées comme variable d'ajustement et mises au ban au moindre prétexte.

Des femmes portant un calot sont suspectées d'entrisme islamique dès lors qu'elles ne sont pas blanches.

Elles subissent une vague de harcèlement dans leurs services, et plusieurs ont été suspendues ou mises à pied.

C'est le cas de Majdouline, infirmière à l'APHP, qui a été initialement radiée puis réintégrée avec une suspension de 8 mois. Cette décision est injuste.

Nous revendiquons :

  • La fin des attaques institutionnelles islamophobes et racistes contre les soignantes en calot.

  • Des structures de soin qui soient réellement exemplaires dans la lutte contre les VSS et contre toutes les formes de domination.

  • Nous demandons un plan de mesures de prévention, sensibilisation, formation, d'accompagnement, de signalement, de sanction.

Journée internationale des droits des femmes et des minorités de genre

Publié le 1791791715000