Actualités : Musicothérapie et gériatrie

Publié le 15 avr. 2026 à 16:17
Article paru dans la revue « AJG / La Gazette du jeune gériatre » / AJG - La gazette du jeune gériatre N°40

Les bienfaits de la musique sur le corps et la psyché humaine sont régulièrement cités et semblent faire l'unanimité auprès d'un grand nombre de nos concitoyens. Certains ont même évoqué un « effet Mozart » qui serait à l'origine d'un état de bien-être manifeste et observable. Les effets de la musique sont pourtant connus depuis l'antiquité. Les Grecs utilisaient déjà les propriétés de certaines pratiques musicales pour influencer “l'humeur et les humeurs“ en utilisant divers instruments, le rythme et les sons.

Il faut attendre la seconde moitié du 20ème siècle pour voir réapparaître la musique en tant que thérapie pour soulager certains soldats victimes de pathologies post-traumatiques. Mais c'est un ingénieur du son français, Jacques JOST, qui va émettre l'hypothèse que la musique peut soigner. Sa rencontre avec le médecin psychiatre et psychanalyste argentin, le Docteur Rolando Omar BENENZON va être déterminante et lancer définitivement la musicothérapie comme une discipline paramédicale à part entière. Ils seront à l'origine de la création de la Fédération Mondiale de Musicothérapie.

Qu'est-ce que la musicothérapie ?

La musicothérapie est une discipline paramédicale qui utilise le son, la musique, les bruits, la voix, le silence et certains mouvements corporels. Qu'elle soit active ou réceptive, son objectif est d'apporter du mieux-être et d'établir ou rétablir des canaux de communication avec soi-même et avec les autres.

L'objectif est d'entreprendre avec les patients un processus thérapeutique de mieux-être et de mieux-aller. Le thérapeute utilise la musique et des éléments musicaux pour promouvoir, maintenir, améliorer, voire restaurer la santé mentale, physique et émotionnelle des patients. Cette thérapie vise à améliorer la prise en charge par les autres thérapeutes et dans certains cas à réinsérer socialement les patients par le biais d'une plus grande autonomie. Les découvertes dans le domaine des neurosciences ont démontré que la musicothérapie stimule et renforce les parties saines du cerveau du patient par l'expression de sa créativité et de son affectivité dans un contexte non verbal.

 

Le musicothérapeute utilise les qualités non-verbales de la musique dans la relation thérapeutique pour :

  • Rétablir les canaux de communication.
  • Faciliter le contact et les interactions.
  • Développer la conscience de soi.
  • Favoriser l'apprentissage.
  • Aider l'expression de ses émotions.
  • Encourager la communication et le développement personnel.

La musicothérapie utilise des techniques différentes selon le domaine d'application : le chant, l'improvisation libre ou guidée au moyen d'instruments de musique et de la voix, écoute d'un ou plusieurs extraits musicaux, l'utilisation de bols "chantants"... Elle se caractérise par la place prépondérante accordée à l'expérience sonore et musicale dans le contenu des séances.

La musicothérapie en gériatrie

La musicothérapie s'adresse donc à un grand nombre de personnes quel que soit leur âge, leur besoin, leur éventuelle pathologie ou leur handicap. Et il n'est pas nécessaire d'avoir une formation musicale pour bénéficier de séances de musicotherapie.

Pour les adultes seniors, la musicothérapie s'utilise dans les cas de maladies neurologiques, de handicaps physiques, moteurs et/ou mentaux, de troubles neurologiques, de dépendance psycho-chimique ou encore de maladies ou douleurs physiques aiguës ou chroniques. Pour être plus précis et aborder les applications en gériatrie, citons quelques cas fréquemment rencontrés à l'hôpital ou en institution :

  • Maladies neurodégénératives.
  • Troubles comportementaux.
  • Dépression de la personne âgée.
  • Maladies ou troubles psychiatriques.
  • Maladie incurable.
  • Néoplasie.
  • Perte d'autonomie.
  • Accidents vasculaires cérébraux.

Outre ses effets reconnus sur la redynamisation de certaines zones du cerveau, la musicothérapie est souvent utilisée pour ses propriétés calmantes et relaxantes.

Trois cas cliniques

M. B est un patient de 75 ans atteint d'une maladie d'Alzheimer au stade sévère. Il est prostré et ne communique plus avec son environnement. Il ne participe plus aux activités qui lui sont proposées. Il se contente d'assister à celles-ci et reste apathique. Après discussion avec l'équipe médicale, nous décidons de lui proposer d'assister à une séance de musicothérapie de groupe. Un entretien préalable avec un proche parent de M. donne une indication essentielle sur ses goûts musicaux ; il aime particulièrement la musique rock des années 50. Après un début de séance de présentation du programme de la séance, je décide de diffuser plusieurs « rock » connus. Lors de la diffusion du deuxième rock, le patient se redresse de sa chaise, ouvre les yeux et se lève. Il esquisse alors plusieurs pas de danse en rythme et invite une patiente à danser. Son comportement après la séance s'en est trouvé radicalement modifié avec un désir d'interaction avec son environnement renouvelé.

Mme M est une patiente de 72 ans présentant un tableau clinique évoquant une maladie à corps de Lewy. Elle n'a que peu d'interactions avec les autres patients et les équipes soignantes et parle peu. Les brèves discussions que nous avons avec la patiente nous laissent à penser que son profil psychiatrique est incertain, bien qu'elle n'ait jamais été réellement suivie et diagnostiquée. Après un test de réceptivité musicale qui confirme sa compatibilité avec la musicothérapie, j'effectue une séance individuelle dans la chambre de la patiente. Je choisis des extraits de musique classique avec un tempo lent et en tonalité majeure. Je suis assis en vis-à-vis mais décalé de 45° sur sa droite pour laisser un espace d'ouverture pour son regard et pour son corps. Lors de la diffusion du troisième extrait, elle interrompt la diffusion et déclare qu'elle a quelque chose à partager avec moi. Elle entreprend alors de m'expliquer son histoire personnelle et celle de son fils schizophrène qui s'est défenestré devant elle… La musique dans ce cas semble avoir levé un blocage de communication qui s'était progressivement installé et probablement renforcé avec la survenue de sa maladie.

Mme T est une patiente de 83 ans. Elle est atteinte d'un cancer des os avec de nombreuses métastases. Elle est en phase terminale et bénéficie de soins palliatifs. Les journées sont bien longues pour cette patiente. Le chef de service de l'unité décide de prescrire une séance de musicothérapie réceptive pour la soulager. Après un bref entretien, la patiente accepte une séance et nous commençons à échanger autour de ses goûts musicaux. Après une quinzaine de minutes d'écoute durant lesquelles elle semble oublier quelque peu ses douleurs et sa maladie, une surprise vient interrompre notre séance : ses deux petites filles viennent d'arriver pour une visite impromptue. Compte-tenu du contexte, je décide de proposer à celles-ci de se joindre à la séance. Après une écoute attentive des chansons choisis par la patiente, nous entreprenons tous ensemble de fredonner et chanter sur des airs connus par tous et toutes (chansons françaises). La patiente nous déclare prendre beaucoup de plaisir à fredonner ces airs avec un sourire qui en dit long sur son état interne (EI). Après plus de 45 minutes, la séance se termine et je propose à la patiente de réaliser un ancrage psychocorporel afin qu'elle puisse retrouver cet état interne positif lors des futurs moments difficiles. La séance se conclue et nous laissons Mme T se reposer et capitaliser sur toutes ces émotions positives.

Le musicothérapeute

Qu'il s'agisse d'une démarche personnelle ou d'un projet au sein d'un établissement hospitalier ou spécialisé, la musicothérapie fait intervenir un musicothérapeute. Ce thérapeute s'est formé pendant trois à cinq années et il a validé sa formation à l'hôpital, en institut ou en centre spécialisé. La rédaction d'un mémoire vient clore son cursus. Outre la formation musicale et en art-thérapie, le musicothérapeute a également suivi un cursus d'enseignement dans les disciplines médicales et paramédicales, comme les neurosciences, la psychologie, la psychopathologie et d'autres domaines connexes. Les centres universitaires de formation à cette discipline sont répartis en France dans plusieurs régions ; citons Paris, Dijon, Caen, Bordeaux, Montpellier, Nantes… Tous ou presque associent un enseignement multidisciplinaire et des activités de recherche faisant l'objet de nombreuses publications scientifiques.

Le rôle du musicothérapeute

Au sein d'un établissement médicalisé, le musicothérapeute est intégré à part entière dans l'équipe soignante avec laquelle il dialogue pour non seulement établir un projet thérapeutique mais également pour constater les progrès et ajuster au mieux sa démarche thérapeutique en fonction du patient. Son approche fondée sur l'empathie et l'adaptabilité est néanmoins guidée par une démarche scientifique visant à apporter du mieux-être ou conduire à la guérison. La concertation avec les équipes de santé est constante, c'est la raison pour laquelle le musicothérapeute doit être un thérapeute formé à cette spécialité.

Une séance de musicothérapie

Quel que soit le lieu, une séance de musicothérapie est préparée avec soin par le musicothérapeute. La séance suit un programme précis et un déroulé adapté au(x) patient(s) et à la situation, tout en laissant une large part à l'adaptation et à l'improvisation si besoin. Le musicothérapeute consigne ensuite toutes les informations utiles sur les supports de suivis thérapeutiques. Il ne s'agit donc pas d'un temps d'écoute ou de pratique occasionnelle mais bien d'une séance construite avec une visée thérapeutique. Le déroulement d'une séance comprend une première étape d'accueil, puis une étape d'écoute et/ou de production musicale (qui peut être vocale), puis une étape conclusive pour consolider le travail thérapeutique.

Les preuves scientifiques

On ne compte plus les articles et revues apportant les preuves des bienfaits de la musicothérapie sur une grande variété de pathologies psychiques et somatiques. Selon Emmanuel BIGAND, professeur de psychologie cognitive, et Barbara TILLMANN, directrice de recherche au CNRS, "les effets émotionnels de la musique ne surprennent pas ceux qui ont l'habitude d'utiliser la musique en milieu hospitalier. Mais la grande nouveauté que révèlent aujourd'hui les neurosciences est d'entrevoir des effets encore plus fondamentaux de la musique sur le fonctionnement du cerveau : on observe dans de nombreuses pathologies ce pouvoir de la musique à rapprocher ceux qui se sont éloignés".

Parmi la bibliographie très abondante, citons également la méta-étude LA MUSIQUE COMME OUTIL DE STIMULATION COGNITIVE de Mme Aline Moussard (dans l'Année psychologique 1-2012-3-page-499) qui passe en revue les hypothèses et résultats d'études les plus significatives de cette discipline. La littérature n'est pas en reste et propose un nombre important d'ouvrages allant de la présentation de la discipline jusqu'au livres spécialisés décrivant les applications et exemples pratiques destinés aux musicothérapeutes et rééducateurs.

Conclusion et perspectives

Il nous reste beaucoup à apprendre du fonctionnement du cerveau humain. La musique a pendant longtemps été étudiée comme un stimulus permettant de mieux entrevoir les capacités de traitement au niveau des différentes zones du cortex (auditif, moteur, zones de la mémoire, …). Ces dernières années, la recherche s'est davantage focalisée sur les effets de la musique sur les patients notamment en ce qui concerne les circuits émotionnels et circuit de la récompense et également sur les systèmes de régulation du stress et de l'anxiété. Les publications plus récentes ont mis en lumière les effets étonnants de la musique sur la plasticité neuronale, la neurogénèse, la remédiation cognitives et le vieillissement cellulaire du système nerveux central. Une nouvelle branche de la musicothérapie, la neuromusicothérapie (NMT), a également vu le jour ; la NMT propose de rétablir totalement ou en partie des fonctions cognitives dégradées, grâce à un ensemble de protocoles très précis et codifiés donc observables et reproductibles. La musique, de par son universalité et ses effets bénéfiques désormais démontrés scientifiquement, est appelée à occuper une place de plus en plus prépondérante dans la panoplie des approches thérapeutiques. Il n'en demeure pas moins que, malgré les nombreuses études scientifiques apportant les preuves de son efficacité, la musicothérapie n'est toujours pas intégrée comme discipline paramédicale et peine à trouver sa place dans notre système de santé. Il reste à espérer que les approches thérapeutiques non médicamenteuses dont fait partie la musicothérapie et que la science a validé, trouvent la place qu'elles méritent.

Bibliographie

• Altenmüller, E.O. (2001). How many music centers are in the brain? Annals New York Academy of Science, 930, 273-280.

• Baird, A., Samson, S. (2009). Memory for music in Alzheimer's disease: Unforgettable? Neuropsychology Review, 19, 85-101.

• Bachelard, G. (1938-2004). La formation de l'esprit scientifique. Paris : Editions J. Vrin, Librairie Philosophique.

• Baker, F. (2001). The effects of live, taped, and no music on people experiencing posttraumatic amnesia. Journal of Music Therapy, 38, 170-192.

• Barbezier, N., Tessier, F., Chango, A. (2014). Receptor of advanced glycation end-products RAGE/AGER: an integrative view for clinical applications. Annales de Biologie Clinique (Vol. 72, num. 6, Nov-Déc 2014, 72(6) ; 669-80.

• Belleville, S., Clément, F., Mellah, S., Gilbert, B., Fontaine, F., Gauthier, S. (2011). Training-related brain plasticity in subjects at risk of developing Alzheimer's disease. Brain.

• Benenzon, R., (1992). Théorie de la musicothérapie. Parempuyre, France : Edition du Non Verbal (trad : Gérard Ducourneau).

• Bigand, E., Tillmann, B. (2020). La symphonie neuronale. Paris : Edition Humen Sciences, coll. Santé.

• Blood, A. J., Zatorre, R. J. (2001). Intensely pleasurable responses to music correlate with activity in brain regions implicated in reward and emotion. National Academy of Sciences of the United States of America, 98, 11818-11823.

• Brotons, M., Koger, S. M. (2000). The impact of music therapy on language functioning in dementia. Journal of Music Therapy, 37, 183-195.

• Callan, D. E., Tsytsarev, V., Hanakawa, T., Callan, A. M., Katsuhara, M., Fukuyama, H., Turner, R. (2006). Song and speech: brain regions involved with perception and covert production. Neuroimage, 31, 1327-1342.

• Calvert, S. L., Tart, M. (1993). Song versus verbal forms for very long-term, long-term, and short-term verbatim recall. Journal of Applied Developmental Psychology, 14, 245-260.

• Casby, J. A., Holm, M. B. (1994). The effect of music on repetitive disruptive vocalizations of persons with dementia. The American Journal of Occupational Therapy, 48, 883-889.

• Ceccato E, Vigato G, Bonetto C, Bevilacqua A, Pizziolo P, Crociani S, Zanfretta E, Pollini L, Caneva PA, Baldin L, Frongillo C, Signorini A, Demoro S, Barchi E. STAM protocol in dementia: a multicenter, single-blind, randomized, and controlled trial. Am J Alzheimers Dis Other Demen. 2012 Aug;27(5):301-10.

• Chabert, C., Verdon, B., (2008). Psychologie clinique et psychopathologie. Paris : Presse Universitaire de France, Quadrige manuels.

• Chu H, Yang CY, Lin Y, Ou KL, Lee TY, O'Brien AP, Chou KR. The impact of group music therapy on depression and cognition in elderly persons with dementia: a randomized controlled study. Biol Res Nurs. 2014 Apr;16(2):209-17.

• Dali-Youcef, N., (2010). Les produits de fin de glycation des protéines (AGEs) et leur récepteur en pathologie. Médecine des Maladies Métaboliques, Déc. 2010, Vol. 4, n°6, 623-632

• Dalla Bella, S., Peretz, I., Rousseau, L., Gosselin, N. (2001). A developmental study of the affective value of tempo and mode in music. Cognition 80, B1-B10.

• Drake, C., Penel, A., Bigand, E. (2000). Tapping in time with mechanically and expressively performed music. Music Perception, 18, 1-25.

• Ducourneau, G. (2014). Eléments de musicothérapie (2ème édition). Malakoff, France : Dunod, coll. Psychothérapies pratiques.

• Foster, N. A., Valentine, E. R. (2001). The effect of auditory stimulation on autobiographical recall in dementia. Experimental aging research, 27, 215-228.

• Fukui, H., Toyoshima, K. (2008). Music facilitates the neurogenesis, regeneration and repair of neurons. Medical Hypotheses, 71, 765- 769.

• Gendarme, M., (1994). L'émergence du signe. Parempuyre, France : Edition du Non Verbal, coll. Les Cahiers.

• Gomez, P., Danuser, B. (2007). Relationships between musical structure and psychophysiological measures of emotion. Emotion, 7, 377-387.

• Grant,M. D., Brody, J. A. (2004).Musical experience and dementia. Hypothesis. Aging Clinical and Experimental Research, 16, 403-405.

• Groussard, M., La Joie, R., Rauchs, G., Landeau, B., Chételat, G., Viader, F., Platel, H. (2010). When music and long-term memory interact: Effects of musical expertise on functional and structural plasticity in the hippocampus. Plos One, 5, e13225.

• Guétin, S., Portet, F., Picot, M.-C., Defez, C., Pose, C., Blayac, J.-P., Touchon, J., (2009). Intérêts de la musicothérapie sur l'anxiété, la dépression des patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Psychogériatrie - L'Encéphale (2009) 35, 57—65

• Habib, M., Besson, M. (2008). Langage, musique et plasticité cérébrale : Perspectives pour la rééducation. Revue de Neuropsychologie, 18, 103-126.

• Hallam, S., Cross, I., Thaut, M. (2009). The Oxford Handbook of Music Psychology. Oxford, NY: Oxford University Press.

• Herdener, M., Esposito, F., di Salle, F., Boller, C., Hilti, C. C., Habermeyer, B., Cattapan-Ludewig, K. (2010). Musical training induces functional plasticity in human hippocampus. Journal of Neurosciences, 30, 1377-1384.

• Huron, D. (2001). Is Music an Evolutionary Adaptation? Annals of the New York Academy of Sciences, 930, 43-61.

• Hyde, K. L., Lerch, J., Norton, A., Forgeard, M., Winner, E., Evans, A. C., Schlaug, G. (2009). Musical training shapes structural brain development. The Journal of Neuroscience, 29, 3019-3025.

• Irish, M., Cunningham, C. J., Walsh, J. B., Coakley, D., Lawlor, B. A., Robertson, I. H., Coen, R. F. (2006). Investigating the enhancing effect of music on autobiographical memory in mild Alzheimer's disease. Dementia and geriatric cognitive disorders, 22, 108-120.

• Jäncke, L. (2008). Music, memory and emotion. Journal of Biology, 7, 21.

• Johnson, J. K., Cotman, C. W., Tasaki, C. S., Shaw, G. L. (1998). Enhancement of spatial-temporal reasoning after a Mozart listening condition in Alzheimer's disease: a case study. Neurological Research, 20, 666-672.

• Juslin, P. N., Västfjäll, D. (2008). Emotional responses to music: the need to consider underlying mechanisms. The Behavioral and Brain Sciences, 31, 559-575.

• Koelsch, S. (2010). Towards a neural basis of music-evoked emotions. Trends in Cognitive Sciences, 14, 131-137.

• Kraus, N., & Chandrasekaran, B. (2010). Music training for the development of auditory skills. Nature Reviews. Neuroscience, 11, 599-605.

• Lamont, A. (2003). Musical Preference and Musical Memory in the Early Years. Paper presented at the Neurosciences and Music Congress.

• Latendresse, C., Larivée, S., & Miranda, D. (2006). La portée de l'effet Mozart. Succès souvenirs, fausses notes et reprises. Canadian Psychology, 47, 125-141.

• Lecourt, E., (2014). La musicothérapie (1ère édition, 4ème tirage). Paris, France : Editions Eyrolles.

• Lejeune, A., Desana, M.-O., Ducloy, I. (2011). Musique, mouvement et maladie d'Alzheimer. Marseille : Editions Solal, coll. Résiliences.

• Lemarquis, P., (2009). Sérénade pour un cerveau musicien (1ère édition, 2ème tirage). Paris, France : Editions Odile Jacob Sciences.

• Levitin, D., J. (2006). This Is Your Brain on Music (1ère edition). Ed : Penguin Random House, USA

• Lim, I., Van Wegen, E., De Goede, C., Deutekom, M., Nieuwboer, A., Willems, S., Kwakkel, G. (2005). Effects of external rhythmical cueing on gait in patients with Parkinson's disease: A systematic review. Clinical Rehabilitation, 19, 695-713.

• Logan, J. M., Sanders, A. L., Snyder, A. Z., Morris, J. C., Buckner, R. L. (2002). Under-recruitment and nonselective recruitment: Dissociable neural mechanisms associated with aging. Neuron, 33, 827-840.

• McAdams, S., Bigand, E. (1994). Penser les sons. Paris : Presses Universitaires de France.

• Molinari, M., Leggio, M. G., DeMartin, M., Cerasa, A., Thaut, M. H. (2003). Neurobiology of rhythmic motor entrainment. Annals of the New York Academy of Science, 999, 313-321.

• Moussard, A., Bigand, E., Belleville, S., Peretz, I. (in press). Music as an aid to learn new verbal information in Alzheimer's disease. Music Perception.

• Nantais, K. M., Schellenberg, E. G. (1999). The Mozart Effect: An Artifact of Preference. Psychological Science, 10, 370-373.

• Norberg, A., Melin, E., Asplund, K. (2003). Reactions to music, touch and object presentation in the final stage of dementia: an exploratory study. International Journal of Nursing Studies, 40, 473-479.

• Ogay, S., Ploton, L., Menuhin, Y. (1996). Alzheimer, Communiquer grâce à la musicothérapie. Paris : L'Harmattan.

• Overy, K., & Turner, R. (2009). The rhythmic brain. Cortex, 45, 1-3.

• Pantev, C., Ross, B., Fujioka, T., Trainor, L. J., Schulte, M., Schulz, M. (2003). Music and learning-induced cortical plasticity. Annals of the New York Academy of Science, 999, 438-450.

• Pantev, C., Wollbrink, A., Roberts, L. E., Engelien, A., Lütkenhöner, B. (1999). Short-term plasticity of the human auditory cortex. Brain Research, 842, 192-199.

• Patel, A. D. (2008b). Music, language, and the brain. New York: Oxford University Press.

• Patel, A. D., Wong, M., Foxton, J., Lochy, A., Peretz, I. (2008). Speech intonation perception deficits in musical tone deafness (congenital amusia). Music Perception, 25, 357-368.

• Perani, D., Saccuman, M. C., Scifo, P., Spada, D., Andreolli, G., Rovelli, R., S., K. (2010). Functional specializations for music processing in the human newborn brain. National Academy of Sciences of the United States of America, 107, 4758-4763.

• Peretz, I. (2009). Music, language and modularity in action. In P. Rebuschat, M. Rohrmeier, J. Hawkins, & I. Cross, (Eds.), Language and music as cognitive systems. Oxford University Press.

• Peretz, I., Gagnon, L., Bouchard, B. (1998). Music and emotion: perceptual determinants,

• immediacy and isolation after brain damage. Cognition, 68, 111-141.

• Peretz, I., (2018). Apprendre la musique (1ère édition). Paris, France : Odile Jacob.

• Personne, M. et al., (2011). Protéger et construire l'identité de la personne âgée (1ère édition). Toulouse, France : Editions Erès.

• Pongan E, Tillmann B, Leveque Y, Trombert B, Getenet JC, Auguste N, Dauphinot V, El Haouari H, Navez M, Dorey JM, Krolak-Salmon P, Laurent B, Rouch I; LACMé Group. Can Musical or Painting Interventions Improve Chronic Pain, Mood, Quality of Life, and Cognition in Patients with Mild Alzheimer's Disease? Evidence from a Randomized Controlled Trial. J Alzheimers Dis. 2017;60(2):663-677.

• Racette, A., Peretz, I. (2007). Learning lyrics: To sing or not to sing? Memory and cognition, 35, 242-253.

• Rauscher, F. H., Shaw, G. L., Ky, K. N. (1993). Music and spatial task performance. Nature, 365, 661.

• Repp, B. H., Penel, A. (2004). Rhythmic movement is attracted more strongly to auditory than to visual rhythms. Psychological research, 68, 252-270.

• Resnicow, J. E., Salovey, P., Repp, B. H. (2004). Is recognition of emotion in music performance an aspect of emotional intelligence? Music Perception, 22, 145-158.

• Rohkamm, R., (2016). Atlas de poche de Neurologie (2ème édition). Paris : Lavoisier Médecine Sciences.

• Salimpoor, V. N., Benovoy, M., Larcher, K., Dagher, A., Zatorre, R. J. (2011). Anatomically distinct dopamine release during anticipation and experience of peak emotion to music. Nature Neuroscience, 14, 257-262.

• Sambandham, M., Schirm, V. (1995). Music as a nursing intervention for residents with Alzheimer's disease in long-term care. Geriatric Nursing, 16, 79-83.

`• Sacks, O., (2007-2009). Musicophilia (1ère édition). Paris, France : Editions du Seuil.

• Särkämö T, Tervaniemi M, Laitinen S, Numminen A, Kurki M, Johnson JK, Rantanen P. (2013). Cognitive, emotional, and social benefits of regular musical activities in early dementia: randomized controlled study. Gerontologist. 2014 Aug; 54(4):634-50.

• Satoh, M., Kuzuhara, S. (2008). Training in mental singing while walking improves gait disturbance in Parkinson's disease patients. European Neurology, 60, 237-243.

• Schellenberg, E. G., Nakata, T., Hunter, P. G., Tamoto, S. (2007). Exposure to music and cognitive performance: Tests of children and adults. Psychology of Music, 35, 5-19.

• Schlaug, G. (2003). The brain of musicians. In I.Peretz, & R. J.Zatorre, (Eds.), The Cognitive

• Neuroscience of Music (pp. 366-381). New York: Oxford University Press.

• Schulkind, M. D., Hennis, L. K., Rubin, D. C. (1999). Music, emotion, and autobiographical memory: They're playing your song. Memory and Cognition, 27, 948-955.

• Siedliecki, S. L., Good, M. (2006). Effect of music on power, pain, depression and disability. Journal of Advanced Nursing, 54, 553-562.

• Simmons-Stern, N. R., Budson, A. E., Ally, B. A. (2010). Music as a memory enhancer in patients with Alzheimer's disease. Neuropsychologia, 48, 3164-3167.

• Solé, C., Mercadal-Brotons, M., Gallego, S., Riera, M. (2010). Contributions of music to aging adults' quality of life. Journal of Music Therapy, 47, 264-281.

• Sparks, R. W., & Holland, A. L. (1976). Method: Melodic Intonation Therapy for Aphasia. The Journal of Speech and Hearing Disorders, 41, 287-297.

• Steele, K., Dalla Bella, S., Peretz, I., Dunlop, T., Dawe, L., Humphrey, G., Olmstead, C. (1999). Prelude or requiem for “The Mozart effect”? Nature, 400, 827-828.

• Styns, F., Van Noorden, L., Moelants, D., Leman, M. (2007). Walking on music. Human Movement Science, 26, 769-785.

• Svansdottir, H. B., Snaedal, J. (2006). Music therapy in moderate and severe dementia of Alzheimer's type: a case-control study. International Psychogeriatrics, 18, 613-621.

• Thaut, M., Hoemberg, V., (2014-2019). Manuel clinique de rééducation par la musique (1ère édition). Paris, France : DeBoeck Supérieur.

• Thompson, W. F., Schellenberg, E. G., Husain, G. (2001). Arousal, mood, and the Mozart effect. Psychological Science, 12, 248-251.

• Tillmann, B., Dowling, W. J. (2007). Memory decreases for prose, but not for poetry. Memory and Cognition, 35, 628-639. • Trainor, L. J. (2008). Science & music: the neural roots of music. Nature, 453, 598-599.

• Trehub, S. E. (2003). The developmental origins of musicality. Nature Neuroscience, 6, 669-673.

• Ukkola-Vuoti, L., Oikkonen, J., Onkamo, P., Karma, K., Raijas, P., Järvelä, I. (2009). Musical aptitude is associated with AVRP1AHaplotypes. Plos One, 4(5), 1-8.

• Van der Winckel, A., Feys, H., De Weerdt, W., Dom, R. (2004). Cognitive and behavioral effects of music-based exercices in patients with dementia. Clinical rehabilitation, 18, 253-260.

• Verdeau-Paillès, J., Luban-Plozza, B., Delli Ponti, M. (2008). La troisième oreille et la pensée musicale. Courlay, France : Edition Fuzeau, coll. Consonance.

• Vrait, F.-X., (2018). La musicothérapie. Paris : Que sais-je. Presses Universitaires de France.

• Wallace, W. T. (1994). Memory for music: Effect of melody on recall of text. Journal of Experimental Psychology. Learning, Memory, and Cognition 20, 1471-1485.

• Wan, C. Y., Schlaug, G. (2010). Music making as a tool for promoting brain plasticity across the life span. Neuroscientist, 16, 566-577.

• Wheeler, B., Shiflett, S., Nayak, N. (2003). Effects of number of sessions and group or individual music therapy on the mood and behaviour of people who have had strokes or traumatic brain injury. Nordic Journal of Music Therapy, 12, 139-151.

• Wilfart, S., (1994). Le chant de l'Être. Paris : Albin Michel, coll. Espaces libres.

• Wise, G. W., Hartmann, D. J., Fisher, B. J. (1992). Exploration of the relationship between choral singing and successful aging. Psychological Reports, 70, 1175-1183.

• Wong, P. C. M., Skoe, E., Russo, N. M., Dees, T., Kraus, N. (2007). Musical experience shapes human brainstem encoding of linguistic pitch patterns. Nature Neuroscience, 10, 420-422.

Frédéric ALBINET 
Musicothérapeute Clinicien 
Frédéric ALBINET est Musicothérapeute Clinicien
et exerce au sein d'hôpitaux, d'institution et également
en linéal. Il est également titulaire d'une certification
en neuromusicothérapie et du DIU Psychopathologie
et Affections Neurologiques. Il explore également en
thérapie psychocorporelle les mécanismes de régulation
du système nerveux autonome et ses conséquences sur
les parents et les soignants.

Pour L'Association des Jeunes Gériatres

Publié le 1776262663000