Actualités : Médecine intensive-Réanimation - Une plateforme de signalement des VSS

Publié le 25 juin 2026 à 12:33
Article paru dans la revue « ISNI / ISNI » / ISNI N°37


L'ANJMIR, Association Nationale des jeunes Médecins Intensivistes Réanimateurs, a mis en place en novembre 2025 une plateforme de signalements des Violences Sexuelles et Sexistes et morales (VSSM). Antoine Thiriet, président de l'ANJMIR, en 7e semestre de MIR à Rouen, explique cette démarche.

Pourquoi avoir mis en place une plateforme de signalement des VSS au sein de votre spécialité ?

Antoine THIRIET.- Avec le Collège des Enseignants de Médecine Intensive et Réanimation (CeMIR), nous souhaitions agir contre la problématique des VSSM au niveau national. Dans ce projet, il nous semblait important que ce soit des jeunes qui puissent répondre aux internes et jeunes médecins intensivistes réanimateurs. Deux membres du bureau de l'ANJMIR (Clara Thuillier, DESMIR Rouen et Mattéo Mauget, DESMIR Rennes) ont suivi une formation spécifique pour répondre à leurs pairs.

À qui s'adresse cette plateforme ?

A. T.- À tous les membres de l'ANJMIR, soit environ 800 à 900 membres, internes et jeunes médecins intensivistes réanimateurs jusqu'à 5 ans après l'obtention du DES, quelle que soit leur subdivision ou leur établissement d'attache.


Pourquoi avoir associé le Collège des Enseignants à ce projet ?

A. T.- Nous travaillons en étroite collaboration avec le Collège des Enseignants depuis longtemps et ils sont très impliqués pour améliorer les conditions de vie des internes. Les enseignants sont également des relais universitaires où ils font déjà la prévention des VSS dans leurs cours et nous aident à faire connaître cette plateforme.

En cas de signalement, comment cela se passe-t-il ?

A. T.- Dès qu'un signalement est recueilli sur la plateforme, on en parle au sein du bureau de l'ANJMIR, puis, selon la problématique recueillie et la discussion du bureau, avec le collège des enseignants, voire d'autres interlocuteurs, afin de mettre en place la réponse la plus adaptée possible. Cela peut aller assez vite, en 48 heures nous sommes en mesure de répondre à notre interlocuteur.

Avez-vous eu beaucoup de signalements depuis novembre dernier ?

A. T.- Non, nous avons recueilli peu de signalements. L'objectif aujourd'hui est de faire connaître cette plateforme à tous les membres de l'ANJMIR ainsi que de manière plus large, aux structures de médecine du travail et aux syndicats locaux. Une récente étude de l'ANJMIR, menée entre décembre 2025 et février 2026, souligne que 40 à 50 % des internes ne connaissent pas les dispositifs d'aide en cas de VSSM.

Si vous souhaitez vous aussi monter une plateforme de signalement des VSS, contactez le bureau de l'ANJMIR à : [email protected]

Clara THUILLIER 
DESMIR Rouen

Mattéo MAUGET 
DESMIR Rennes

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