Actualités : L’atlas de cardiologie interventionnelle de l’EAPCI et de l’ESC paru en 2025

Publié le 27 nov. 2025 à 09:56
Article paru dans la revue « CCF / Journal des Cardiologues en Formation » / CCF N°23

ABRÉVIATIONS : COVID-19 : Coronavirus Disease 2019 ; EAPCI : European Association of Percutaneous Cardiovascular Interventions ; ESC : European Society of Cardiology ; FFR : Fractional Flow Reserve ; IVUS : Intravascular Ultrasound ; OCT : Optical Coherence Tomography ; PCI : Percutaneous Coronary Intervention ; TAVI : Transcatheter Aortic Valve Implantation; UE : Union Européenne
 
Messages clés 
  • L'angioplastie coronaire reste hégémonique et représente plus de 90 % de l'activité de cardiologie interventionnelle malgré la progression de l'activité structurelle valvulaire. 
  • Les pays à faible revenu ont réduit leur retard par rapport aux pays à revenu plus élevé dans le domaine de l'angioplastie reflétant l'impact d'initiatives guidées par les recommandations comme Stent for Life, mais restent en retard dans l'utilisation des méthodes diagnostiques et thérapeutiques avancées. 
  • Il existe d'importants écarts entre les pays riches et les pays à faible revenu en ce qui concerne l'activité structurelle et les inégalités hommes-femmes. 
  • Les femmes représentent 10 % des cardiologues interventionnels, alors qu'elles constituent 39 % de l'ensemble de la profession cardiologique, et que seulement la moitié des pays recueille des données sur le genre. 
  • La France se situe au deuxième rang européen pour l'angioplastie, dans le top 3 pour le TAVI et au-dessus de la moyenne pour les procédures mitrales et tricuspides, avec l'un des réseaux de cathétérisme les plus denses d'Europe. 
  • L'avenir de la cardiologie interventionnelle repose sur l'harmonisation des formations, la transmission des compétences et l'engagement de la jeune génération pour réduire les inégalités et porter l'innovation.
Introduction
L'Atlas de Cardiologie interventionnelle de l'ESC-EAPCI est né en 2017 de la volonté de l'ESC et de l'EAPCI d'offrir, pour la première fois, une photographie précise et comparable de la cardiologie interventionnelle en Europe. Cette première édition avait posé les bases en cartographiant les infrastructures, les volumes d'activité et l'organisation des soins dans les pays membres de l'ESC. Trois ans plus tard, la deuxième édition, publiée en 2020, élargissait la perspective et mettait en lumière les disparités persistantes dans l'accès aux procédures percutanées. 
En 2025, la troisième édition marque une étape décisive. Couvrant désormais 50 pays, elle s'appuie sur des données validées par les sociétés savantes nationales et propose, pour la première fois, une analyse des tendances sur dix ans (2013–2022). L'Atlas ne se limite plus aux volumes de procédures mais explore aussi la formation des cardiologues interventionnels, les effectifs disponibles, les infrastructures et l'utilisation des outils les plus récents. Cette dernière édition s'impose ainsi comme une référence unique, offrant une vision globale et actualisée de la cardiologie interventionnelle dans l'espace ESC.

Figure 1 : Cartographie et classification des pays évalués dans l'atlas de l'ESC-EAPCI

(Europe de l'Ouest : Autriche, Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse ; Europe du Nord : Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Irlande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Suède, Royaume-Uni ; Europe du Sud : Albanie, Bosnie- Herzégovine, Chypre, Croatie, Grèce, Italie, Kosovo, Macédoine du Nord, Malte, Portugal, Saint-Marin, Serbie, Slovénie, Espagne ; Europe de l'Est : Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Moldavie, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Ukraine ; Autres pays membres de l'ESC : Algérie, Arménie, Azerbaïdjan, Égypte, Géorgie, Israël, Kazakhstan, Kirghizstan, Tunisie, Turquie, Ouzbékistan

Figure 2 : Représentation graphique de l'importance de l'angioplastie (PCI) parmi les autres procédures interventionnelles.

I. L'angioplastie coronaire 

1. L'angioplastie, une procédure mature en constante augmentation 

L'Atlas ESC–EAPCI 2025 confirme ce que nous observons au quotidien : l'angioplastie coronaire domine très largement le paysage de l'interventionnel avec plus de 90 % de l'ensemble des procédures percutanées. En 2022, le taux médian atteignait 2 220 procédures par million d'habitants (de 1 237 à plus de 2 400 en Europe de l'Ouest). Au-delà des chiffres, c'est le symbole d'une technique mature, standardisée et devenue incontournable pour le traitement des syndromes coronaires. 
Cette hégémonie n'est pas seulement quantitative. Elle traduit aussi la robustesse de l'angioplastie, soutenue par son intégration dans les organisations de soins d'urgence, notamment via l'angioplastie primaire. En 2022, l'angioplastie primaire représentait en médiane plus d'un cinquième des angioplasties (22,4 %), confirmant son rôle central dans la prise en charge de l'infarctus du myocarde. 

2. Une démocratisation progressive, portée par les pays émergents 

L'analyse sur dix ans (2013–2022) montre que les volumes d'angioplasties sont en croissance constante, surtout dans les régions où l'accès restait auparavant limité. Cette progression est particulièrement marquée en Europe du Sud (+51,2 angioplasties par million et par an) et en Europe de l'Est (+29,4 par million et par an), mais aussi dans les pays d'Afrique du Nord, du Moyen- Orient et d'Asie centrale affiliés à l'ESC (+55,6 par million et par an). Sur la décennie écoulée, les volumes globaux ont progressé, en particulier dans les pays d'Europe du Sud, de l'Est et dans les autres pays affiliés à l'ESC. À l'inverse, une tendance à la stabilisation, voire au recul, est observée dans certaines régions d'Europe de l'Ouest et du Nord, avec un creux marqué en 2020, en lien avec la pandémie de COVID-19.

L'angioplastie primaire, pierre angulaire de la prise en charge de l'infarctus du myocarde, a suivi la même tendance. Si son taux médian reste relativement homogène entre régions, autour de 500 angioplasties primaires par million d'habitants (soit plus d'un cinquième de l'ensemble des angioplasties), c'est dans ces pays à faible revenu que les volumes ont le plus augmenté, traduisant une amélioration tangible de l'accès aux soins en situation d'urgence.

Figure 3 : Évolution de l'angioplastie primaire dans les pays de l'ESC sur la dernière décennie

3. Des pratiques qui s'homogénéisent…

L'Atlas met en évidence une homogénéisation progressive des pratiques de base en angioplastie coronaire. Alors qu'il subsistait encore, il y a dix ans, des différences importantes entre pays, certains standards techniques sont désormais universellement adoptés. L'abord radial s'est imposé comme la voie d'accès de référence, qui représente en 2022, près de 87 % des procédures, avec une hausse de 10 % sur les dix dernières années au détriment de l'abord fémoral. De la même manière, l'utilisation des stents actifs est devenue un standard incontournable, représentant entre 88 et 94 % des implants selon les régions. Les stents métalliques nus ne sont aujourd'hui plus qu'exceptionnellement utilisés. Les plateformes biorésorbables, en net recul après l'échec de la première génération, connaissent aujourd'hui une phase de transition avec de nouveaux modèles susceptibles de relancer leur diffusion.

L'Atlas souligne également une évolution qualitative dans la prise en charge des lésions coronaires. Le nombre moyen de stents posés par patient a progressivement diminué pour se stabiliser autour de 1,4 à 1,6 par procédure. Ce chiffre reflète une rationalisation de la revascularisation, moins “prodigale”, davantage guidée par une sélection plus stricte des lésions. Cette évolution se traduit directement par la baisse continue des resténoses intrastent, qui ne concernent désormais plus que 3 à 6 % des angioplasties.

L'angioplastie est désormais une pratique standardisée et sécurisée, marquée par l'homogénéisation des pratiques qui offre à la discipline un socle commun solide, partagé par l'ensemble des pays de l'espace européen.

4. … Avec un accès inégal aux techniques de pointe

Si les bases de l'angioplastie se sont uniformisées, cet atlas révèle un contraste net dès que l'on aborde les procédures complexes et les outils les plus sophistiqués.

Les indications complexes en sont une première illustration. Les angioplasties pour occlusion coronaire chronique représentent en moyenne 3 à 4 % des interventions, mais avec une grande hétérogénéité : certains pays plafonnent à 1 %, tandis que d'autres dépassent 6 %. Les angioplasties de tronc commun non protégé, pour leur part, concernent 3 à 6 % des procédures, avec une progression constante depuis 2017. Là encore, la répartition est loin d'être uniforme : ces interventions restent surtout concentrées en Europe de l'Ouest et du Nord, alors qu'elles demeurent rares en Europe de l'Est et dans les pays d'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient.

Les méthodes diagnostiques avancées connaissent les mêmes contrastes. La physiologie coronaire n'était utilisée qu'au cours de 9 % des angioplasties en 2022, mais la moyenne masque un écart abyssal : quasi absente dans plusieurs pays émergents, elle atteignait plus de 40 % des procédures au Danemark. L'imagerie intracoronaire présente une disparité similaire : environ 4 % des cas en moyenne, mais moins de 3 % en France, contre plus de 20 % au Luxembourg et au Royaume-Uni.

Les outils de revascularisation avancée sont tout aussi inégalement répartis.

  • L'Athérectomie rotationnelle ou orbitale reste marginale, pratiquée dans moins de 1 % des procédures au total, mais son utilisation est bien plus fréquente dans certains pays à forte expertise comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas. 
  • La lithotripsie intravasculaire, introduite récemment, est encore minoritaire (moins de 1 % en moyenne), mais son adoption progresse régulièrement, traduisant un intérêt croissant pour la prise en charge des lésions coronaires fortement calcifiées. 
  • Les ballons actifs illustrent une autre tendance émergente : leur usage reste modeste, de 0,5 à 6 % selon les régions, mais avec des exemples frappants comme la Finlande, où ils sont employés dans près de 16 % des angioplasties.

II. Les procédures valvulaires

1. Le TAVI, moteur de la révolution valvulaire

En 2022, le remplacement valvulaire aortique percutané affichait une médiane de 91 procédures par million d'habitants, ce qui en fait de très loin la procédure valvulaire percutanée la plus pratiquée. Mais derrière cette moyenne, les écarts sont immenses : de seulement 4 procédures par million dans certains pays d'Afrique du Nord ou d'Asie centrale à plus de 220 par million en Europe de l'Ouest. L'Allemagne dépasse ainsi les 250 procédures par million, tandis que la France et le Royaume-Uni se situent entre 180 et 220 par million ; en Europe de l'Est, plusieurs pays restent sous la barre des 20 par million.

Sur la période 2013–2022, la croissance a été régulière mais fortement disparate. En Europe de l'Ouest, l'augmentation est spectaculaire, avec une pente de + 18,5 procédures/million/an. L'Europe du Nord progresse également (+10/millions /par an), bien que de manière plus modérée. En revanche, l'Europe de l'Est n'enregistre qu'une hausse limitée (+2 à 3 par million et par an), et la progression est quasi nulle dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord affiliés à l'ESC.

L'abord trans-fémoral est désormais adopté dans plus de 90 % des cas mais certaines pratiques illustrent une sophistication réservée à quelques pays. En Suisse, par exemple, la protection cérébrale accompagne près d'un TAVI sur cinq, alors qu'elle reste anecdotique ailleurs (inférieur à 5 %). Le recours au « valve-in-valve », utilisé pour traiter les bioprothèses dégénératives, atteint environ 4 % des procédures en Finlande, en Italie, en Slovénie et en République tchèque, mais reste marginal dans la plupart des autres pays.

Un autre enseignement de l'Atlas concerne l'organisation en centres à haut volume. En 2022, la médiane avoisinait 100 TAVI par hôpital et par an, avec la grande majorité des établissements au-dessus du seuil de 50 procédures annuelles, généralement retenu comme critère de qualité dans les recommandations européennes. Si l'angioplastie coronaire, historiquement réservée aux centres dotés d'une chirurgie cardiaque a pu s'étendre hors de ce cadre, la pratique en centre chirurgical reste la règle pour les procédures structurelles. Malgré, l'augmentation rapide des indications du TAVI, seuls quelques centres notamment en Espagne et en Italie expérimentent la pratique du TAVI hors centre chirurgical, dans un cadre encadré et structuré.

2. Les procédures mitrales, une dynamique prometteuse mais encore marginale et limité à certaines régions

En 2022, les interventions mitrales percutanées restaient limitées, avec une médiane de 6,7 procédures par million d'habitants. L'écart entre pays est frappant : plus de 30 par million en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni, contre moins de 5 par million dans la plupart des pays d'Europe de l'Est, et des volumes quasi nuls au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La France, avec environ 15 procédures par million, se situe dans une position intermédiaire, derrière les leaders européens mais devant de nombreuses nations émergentes. La réparation mitrale bord à bord concentre l'essentiel de l'activité : médiane de 4,6 par million, mais jusqu'à 28 par million dans les pays d'Europe de l'Ouest à haut volume. L'implantation valvulaire mitrale percutanée demeure très marginal, et la valvuloplastie mitrale, qui fut longtemps une technique courante, est désormais résiduelle en Europe occidentale, ne subsistant que dans quelques pays d'Europe du Sud et du Moyen-Orient.

3. La valve tricuspide, en centres-experts et circonscrite à certains territoires

En 2022, les interventions tricuspides représentaient une activité très modeste à l'échelle européenne, avec une médiane de 0,5 procédure par million d'habitants, soit environ un millième de l'ensemble des actes interventionnels. La distribution reste très hétérogène : les pays d'Europe de l'Ouest rapportent jusqu'à 3,8 procédures par million, l'Europe du Nord environ 1,2 par million, tandis que la plupart des autres régions en sont encore à des volumes quasi nuls. L'Allemagne, avec près de 1 500 procédures annuelles, concentre à elle seule près de la moitié des cas recensés en Europe.

III. Disparités en cardiologie interventionnelle : entre inégalités et renouveau

1. Déterminants socioéconomiques et géographiques

L'Atlas ESC–EAPCI 2025 met en évidence l'impact majeur des déterminants socio-économiques. Le revenu national brut par habitant varie de 5 700 à 59 000 dollars et les dépenses de santé par habitant de 900 à 7 300 dollars selon les régions. Enfin, la proportion de la population âgée de 65 ans et plus variait de moins de 10 % en Europe de l'Est à plus de 20 % en Europe de l'Ouest, du Nord, du Sud et de l'Est.

L'angioplastie coronaire s'est universalisée, sans lien avec le revenu national brut. À l'inverse, les procédures valvulaires restent étroitement dépendantes de la richesse : corrélations fortes quelle que soit la valve concernée dans les pays à haut revenu, tandis que de nombreux États restent sous les 10 procédures par million d'habitants.

2. Inégalités liées aux sexe et au genre

Si les procédures interventionnelles structurelles sont associées à de fortes disparités socio-économiques et géographiques, elles apparaissent en revanche comme de « bons élèves » en matière d'équité de genre. Près de 48 % des TAVI sont réalisés chez des femmes, une proportion fidèle à l'épidémiologie de la maladie. À l'inverse, seules 29 % des angioplasties, et 26 % des angioplasties primaires, concernent des patientes alors qu'elles représentent environ 40 % des coronaropathies. En chirurgie, l'écart est encore plus marqué : à peine 17 % des pontages aorto-coronaires et 30 % des remplacements valvulaires sont pratiqués chez des femmes. Cette sous-représentation féminine se reflète également chez les praticiens. Si les femmes représentent 39 % des cardiologues en Europe, elles ne représentent que 10 % des cardiologues interventionnelles, même si elles sont deux fois plus présentes à la représentation européenne puisque 19 % des membres de l'EAPCI sont des femmes, majoritairement en formation. La proportion de femmes interventionnelles chute à moins de 5 % en Europe de l'Ouest et dans les pays hors UE affiliés à l'ESC, alors qu'elle atteint des niveaux légèrement plus élevés en Europe de l'Est et du Sud.

3. Démographie européenne en cardiologie et perspectives

Le nombre médian de cardiologues interventionnels était de 13,1 pour un million d'habitants avec une variation nationale ou régionale limitée et sans corrélation significative avec le revenu national brut des pays. L'analyse des tendances révèle une progression modeste de la densité des cardiologues interventionnels, portée par une croissance notable en Europe du Sud, de l'Est et dans les autres pays affiliés à l'ESC mais marquée par un déclin en Europe du Nord, de l'Ouest. Enfin, des programmes de formation structurés en cardiologie interventionnelle n'étaient disponibles que dans 60 % des pays de l'ESC, allant de 42 % en Europe du Sud à 86 % en Europe de l'Est, ce qui entretient une variabilité d'accès et de compétences.

Pour les jeunes, l'Atlas rappelle ainsi que l'avenir de la spécialité ne repose pas seulement sur les innovations techniques, mais aussi sur la capacité à former, attirer et retenir une nouvelle génération de cardiologues interventionnels.

Figure 4 : Évolution du TAVI dans les pays de l'ESC sur la dernière décennie.

Conclusion 

Cet Atlas 2025 de l'ESC–EAPCI n'est pas qu'une mise à jour statistique : c'est un guide pour la prochaine génération de cardiologues interventionnels. Il démontre qu'une discipline parvenue à maturité technique continue de se transformer. La standardisation de l'angioplastie coronaire est une victoire collective, mais la cartographie des procédures valvulaires et des technologies complexes révèle encore de profonds défis. 

L'avenir ne se joue pas seulement dans la salle de cathétérisme : il dépend aussi de l'harmonisation des formations et de la promotion de la diversité. Que seules 60 % des nations de l'ESC disposent d'un programme structuré rappelle l'urgence de transmettre compétences et expertise. Pour les jeunes cardiologues, l'Atlas est un appel à l'engagement : réduire les inégalités, investir dans la formation et porter la diversité.

Focus sur la situation française en Europe 

  • La France réalise plus de 2 200 angioplasties coronaires par million d'habitants, ce qui la place au deuxième rang européen derrière l'Allemagne. 
  • Elle est dans le top 3 européen pour le TAVI avec environ 200 procédures par million d'habitants. 
  • Les procédures mitrales (≈ 15/million) et tricuspides restent limitées mais placent la France au-dessus de la moyenne européenne, derrière l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni. 
  • Pour la tricuspide, l'activité française reste modeste mais supérieure à celle de la majorité des pays d'Europe du Sud et de l'Est, même si l'Allemagne concentre encore près de la moitié des cas européens. 
  • Avec quatre laboratoires de cathétérisme par million d'habitants, la France possède l'un des réseaux les plus denses d'Europe et comparable à l'Allemagne.

Références 

1. Van Belle E, Parma R, Teles RC, Saia F, Hawranek M, Paradies V et al. Atlas of interventional cardiology 2023: European Society of Cardiology and European Association of Percutaneous Coronary Interventions. Eur Heart J 2025;ehaf698. doi:10.1093/eurheartj/ehaf698. Epub ahead of print. PMID:40878292.

Dr Nabil BOUALI 
CCF, Poitiers

Pr Éric VAN BELLE 
GACI, Lille

Publié le 1764233781000