
En 2025, les enfants et adolescent·e·s intersexes voient toujours leurs droits fondamentaux violés dans des hôpitaux français. Pour faire entrer leurs corps dans des normes de genre sexistes et LGBTphobes, des médecins opèrent et hormonent des mineur·e·s sans raison de santé et contre leur volonté libre et éclairée.
Les institutions de défense des droits humains, en France et dans le monde, multiplient pourtant les injonctions à cesser ces mutilations, comme encore en août dernier le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.
La montée des fascismes et de leur idéologie réactionnaire, raciste, sexiste, LGBTphobe et capitaliste impacte directement les personnes intersexes. La transidentité et l'homosexualité sont présentées comme des risques pour justifier les mutilations dites de « normalisation ». Les lois transphobes contre les soins d'affirmation de genre qui se multiplient prévoient systématiquement des exceptions pour permettre les mutilations intersexes.
Le durcissement des normes de genre, notamment autour des espaces de ségrégation sexuée comme le sport ou les toilettes, exclue et stigmatise en premier lieu les personnes intersexes dont le corps ne correspond pas aux attendus sociaux de sexe, les exposant à des violences toujours plus graves.
Il est urgent de rappeler que la diversité corporelle est une richesse.
Pour permettre une protection réelle de l'ensemble des enfants et adolescent·e·s intersexes, nous exigeons une nouvelle loi interdisant de manière stricte les mutilations et traitements sur mineur·e·s visant à modifier leurs caractères sexuels sans nécessité de santé ni volonté de la personne concernée.
Nos luttes intersexes sont aussi internationales. En France comme partout dans le monde, les personnes intersexes sont stigmatisées, violentées, mutilées. Nous exigeons le respect des besoins des demandeureuses d'asile intersexes au long de leur procédure administrative. Nous appelons à la solidarité internationale dans une perspective anticoloniale, antiraciste et pour la libre circulation de toustes.
Pour défendre les droits intersexes, rendez-vous le samedi 1er novembre à 16h, place Stravinsky, à Paris. Portez du violet pour marquer votre soutien aux droits intersexes !

