Recommandations de la mission IGAS sur les CMP 2021

Publié le 31 May 2022 à 18:28

1 - Reproduire les travaux des ARS NouvelleAquitaine et Hauts-de-France dans les autres régions pour identifier les difficultés d’accès.

2 - Poursuivre les investigations de la mission sur les délais en faisant réaliser par l’ANAP un outil de mesure et d’identification des leviers d’amélioration.

3 - Identifier une section budgétaire dans le budget des établissements dédiée à la psychiatrie et au sein de celle-ci à l’ambulatoire en distinguant ses différentes composantes dont les CMP.

4 - Dans le cadre des PTSM et CPTS et dans la mesure où l’environnement le permet, renforcer les collaborations avec les acteurs du soin psychique hors CMP pour alléger la charge des CMP.

5 - Inclure la question de l’organisation des urgences et des soins non programmés dans les PTSM en lien avec les CPTS pour s’assurer que chaque type de demande reçoit une réponse adaptée.

6 - Proposer une définition administrative, juridique et organisationnelle des CMP qui permette d’en recenser le nombre tout en s’assurant d’un minimum de caractéristiques et de moyens communs, en envisageant la possibilité d’un régime d’autorisation fondé sur un cahier des charges à définir collégialement (fonctionnement, organisation, délégations, coordinations…).

7 - Organiser la participation de chacun (CMP, équipes mobiles, autres acteurs du soin psychique incluant secteur privé) à la gestion coordonnée des urgences par le biais de plateformes de coordination à un niveau intersectoriel (dispositif intersectoriel avancé type CESAM ou SECOP, CMP référent) telles que présentées dans la recommandation suivante.

8 - Désigner dans les territoires (inter-secteur ou département) un chef de file (dispositif intersectoriel avancé ou CMP référent) en capacité, sous réserve de moyens complémentaires, de garantir une équité dans les prises en charge en évaluant et régulant les demandes sans réponses ou en mal d’orientation (notamment urgences et soins non programmés) et en animant un réseau de correspondants susceptibles de faire de la prévention d’amont (repérage précoce, formation des acteurs) et d’aider à la prévention d’aval (suivi médicosocial..).

9 - Organiser une consultation nationale pour améliorer l’attractivité salariale et fonctionnelle des postes de psychiatres, de psychologues et d’infirmiers en CMP.

10 - Dans le sillage des pratiques développées lors du confinement, évaluer la faisabilité et les limites d’utilisation de l’expertise et de la consultation psychiatrique à distance dans des zones privées de CMP ou dans des CMP insuffisamment dotés en psychiatres en vue, le cas échant, d’équiper et de former les structures en conséquence.

Jean-Pierre SALVARELLI

Article paru dans la revue “Le Syndical des Psychiatres des Hôpitaux” / SPH n°20

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Publié le 1654014496000