Actualités : Mot des rédacteurs - Un menu alléchant, on ne sait que choisir !!

Publié le 12 janv. 2026 à 14:35
Article paru dans la revue « GÉNÉRATION S ENDOC » / Génération Endoc'Nut N°4

Et si nous prenions tous place autour de la table… tous ensemble… pour que le festin continue ?
Tel pourrait être le slogan de ce 4é numéro, que nous avons longuement réfléchi, soigneusement préparé et finalement cuisiné avec passion pour satisfaire toutes les envies.

Dans cette nouvelle carte, nous vous proposons un menu riche, varié et équilibré, mêlant recettes incontournables et créations originales. Vous retrouverez bien sûr les classiques de la maison – les arbres de Clotilde, les cas cliniques, le tour du monde des endocs. – ces plats signatures que vous appréciez num.ro après numéro, toujours retravaillés pour conserver leur saveur et leur ar.me tout en gagnant en finesse.

Toutefois, ce numéro ne se contente pas de revisiter les grands standards : il fait aussi la part belle à une abondance de nouveautés : interviews exclusives, retours de congrès à chaud, analyses et points de vue qui viennent relever l'ensemble, comme autant d'épices soigneusement sélectionnées et dosées pour éveiller la curiosité et nourrir la réflexion. 

Et la chaleur d'un tel festin est la bienvenue en ces temps troublés. En effet : depuis la dernière convention, rien n'est fait pour faciliter la qui étude d'une dégustation en pleine conscience pour les soignants, les médecins et nous autres spécialistes EDN en particulier.

L'année 2025 a vu s'accumuler nombre de décisions pouvant au minimum être considérées comme des maladresses mais montrant plutôt le mépris de décideurs face à des soignants épuisés : des “attestations GLP-1” soi-disant faites pour protéger les diabétiques de ruptures de stock face à un “mésusage” (oui, il est certain qu'il est scandaleux que les agonistes GLP-1 soient détournés de leur noble indication diabétologique au profit de la seule perte de poids…) aux limitations de remboursement des dosages biologiques thyroïdiens (ce qui part d'une intention louable mais qui est appliquée sans consultation du terrain ou, du moins, des praticiens chevronnés en thyroïdologie) qui sont aujourd'hui réduits à des algorithmes informatiques et au bon vouloir des “cocheurs de case” à l'accueil des labos, certains étant plus attentifs que d'autres . la prescription. Et ce ne sont que 2 exemples de temps et d'énergie perdus qui, mis bout à bout et accumulés dans une même journée, ne contribuent guère à faciliter notre digestion.

Et plus l'année 2025 a avancé, plus cela s'est accumulé. : revalorisations retardées de 6 mois, application rigoriste de la nouvelle convention reprenant d'une main ce qu'elle a donné de l'autre avec la disparition de l'utilisation de la MCE en téléconsultation ou l'impossibilité du couplage de l'échographie avec l'APC ou la MCE. De même, l'absence d'acceptation d'inscription de certains actes utiles à notre exercice vient fragiliser notre pratique libérale. En guise de bouquet final, nous avons assisté au feu d'artifice du PLFSS 2026 qui, pour la premi.re fois dans l'histoire des conventions, a assailli les 3 secteurs d'exercice de la médecine libérale et fait le lit d'une gr.ve qui s'annonce d'une ampleur rarement atteinte.

Et tout cela avec le m.me mépris à tel point que l'on pourrait m.me se demander : “pourquoi tant de haine ?”.

Peut-être, en miroir de ce que nous avions écrit dans le num.ro 2 dans le dossier sur la souffrance des soignants, parce que… nous avons laissé faire, parce que ce n'est pas dans nos habitudes de faire front ensemble, parce que nous craignons des représailles.

 

Peut-être aussi… Pourquoi pas ? Parce que nous restons dans une variante du syndrome de Stockholm : nous ne sentons pas dignes d'être mieux traités ? Ou en tout cas pas suffisamment pour résister et ne plus nous laisser faire.

Et pourtant… quelque chose semble émerger. Une petite phrase sur les réseaux sociaux nous a interpellés… un petit texte qui a circulé le 21 décembre, jour du solstice d'hiver, au soir : “Quelques idées reçues sur la grève… si chacun pense que les autres ne viendront pas, personne ne vient…” et surtout : “la mobilisation ne repose pas sur un sacrifice mais sur l'effet synergique de petits engagements visibles”. Nous sommes parfois tellement dans une vision isolée que nous ne réalisons pas que, réellement, “l'union fait la force”.

Et c'est en cela que le vrai plat de résistance de ce numéro, ce sont ces pages “La parole à…”...parce que l'EDN, ce sont aussi différents acteurs, parfois mal connus, œuvrant souvent dans l'ombre, ne se connaissant parfois pas du tout.

Ainsi, vous découvrirez le CNP (Conseil National Professionnel), interlocuteur privilégié des instances, qui prend des décisions essentielles à votre quotidien. Nous vous conterons ainsi dans un prochain num.ro tant.t l'aventure de la certification, tantôt comment un acte prend une valeur tarifaire dans la nomenclature et comment l'union de femmes et d'hommes engagés est capable de produire si ce n'est des miracles, du moins de grandes avancées.

Un coup de projecteur particulier est porté sur le SEDMEN, actuellement en pleine reconstruction, tel un phénix qui renaît de ses cendres : une brigade qui se réorganise, un site internet qui se recompose, et une dynamique collective qui prend forme. La jeune AFTHY, qui fédère les acteurs francophones de la thyroïdologie en est à l'heure de son premier bilan et les jeunes JEDI, force vive de l'endocrinologie d'aujourd'hui et demain, se présentent à vous.

Le plus important, ce n'est pas de regrouper des gens quelque part mais de créer des relations avec eux et entre eux. A notre sens, il est temps de libérer ce potentiel inexploité.

Et si on se regroupait enfin ? Hospitaliers comme libéraux, internes, médecins et seniors ? Et si nous devenions, tous ensemble, les forces vives de ces structures qui ne nécessitent que notre adhésion et notre soutien ? Et si ces structures, une fois la masse critique atteinte, étaient enfin le moyen de faire entendre vos voix, nos voix et même NOTRE voix. Et si la solution venait finalement d'un autre agencement de ce qui existe déjà ? D'une innovation dans notre organisation pour que les énergies ne se dissipent plus, comme le parcours de soins de la CPTS du Bassin de Thau ? C'est dans ce sens que la FENAREDIAM et l'ANIDEN continueront de jouer un rôle fédérateur. 

Enfin, parce qu'aucun repas ne serait complet sans une touche sucrée, le dessert se veut généreux : de nombreuses propositions de formations viennent clore ce menu, pour vous permettre de développer, affiner et renouveler vos compétences en endocrinologie diabétologie–nutrition, selon vos appétits et vos besoins.

Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter une excellente dégustation. Installez- vous confortablement, picorez, savourez… et surtout, régalez-vous !

La bourse générations-endocs “internes : à vous de jouer” 

Tu es interne EDN ? Tu as une âme de reporter et tu souhaites assister à un des grands congrès de la spécialité tout en contribuant à ton magazine

Générations endoc-nuts prend en charge ton congrès à hauteur de 500 euros (entrée + déplacement + hébergement).

Prochains congrès :

SFD 2026 (Lyon), SFE 2026 (Bordeaux)

Conditions

• Être rapporteur : assister à 3 sessions désignées et/ou choisies et les rapporter sous forme de brèves.

• Rédiger un cas clinique pour le prochain numéro de la revue. Candidature à envoyer à [email protected]

Date limite de candidature :

15 mars 2026 (SFD), 15 août 2026 (SFE)

Félicitations à Léa CLOUAIRE et Julie BLERVAQUE, rapporteures du congrès SFE 2025 dont vous trouverez les retours dans ce numéro.

La bourse FENAREDIAM : “Libéraux à vous de jouer”

Tu es endocrinologue libéral(e) ?

Tu as un projet innovant ? Tu as mis en place une organisation originale ?

La FENAREDIAM offre 5 bourses de financement de 100€.

Thème 2026 : les meilleures fiches d'information à destination des patients que les labos ne remettent pas (une fiche digitale et/ou vidéo est acceptée).

Dossier (1 page Word maximum) à envoyer par mail à [email protected]

Date limite d'envoi des projets : 1er juin 2026

Félicitations à la CPTS du Bassin de Thau qui a bénéficié de la première bourse 2025 et dont vous trouverez un article inspirant dans ce numéro.

Dr Thomas DEMANGEAT
Assistant Hospitalo-universitaire en Nutrition
CHU de Rouen

Dr Edouard GHANASSIA
Endocrino-diabétologue, Échographiste - Sète,
Paris

Publié le 1768224932000