La thyroïdologie en libéral - l’effet levier mutuel de la pratique clinique et de l’échographie

Publié le 04 Aug 2023 à 09:21
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#Endocrinologue
#Médecin diabétologue

Je suis endocrinologue depuis 43 ans. Au contact de collègues cliniciens-imageurs en gynécologie et rhumatologie, j’ai été impressionné par « l’effet levier mutuel » de la pratique clinique et de l’échographie, et j’ai décidé de l’appliquer à ma discipline en me focalisant sur une glande : la thyroïde.

J’ai été diplômé en échographie en 1997, et en 2004, j’ai fusionné les deux expertises, devenant le premier thyroïdologue déclaré avec un exercice exclusif au service de la thyroïde (et des parathyroïdes). Pour ce faire, j’ai dû clore ma pratique dans les autres volets de la spécialité en particulier la diabétologie (où j’avais à mon actif quelques autres « premières » : j’ai été le premier libéral français à poser et gérer une pompe à insuline dans un centre privé, salarier une diététicienne…). La thyroïdologie est une surspécialité, un nouveau métier.

Mes domaines de prédilection sont le cancer thyroïdien, les dysthyroïdies (principalement la maladie de Basedow), l’adénome parathyroïdien, les techniques d’alcoolisation, les techniques échographiques avancées.

À partir de 2013, après plusieurs séjours de formation en Italie, en Corée et en Allemagne, j’ai introduit et développé en France les quatre techniques de thermo-ablation appliquées à la thyroïde (Laser, Echothérapie HIFU, Radiofréquence et Micro-ondes). De nombreux ablateurs français sont passés en formation chez moi.

J’ai passé 10 ans à l’hôpital Américain. Ma patientèle Versaillaise m’avait suivi, et pendant cette période j’ai conçu et développé l’Unité Thyroïde, réunissant des collègues intéressés par le sujet et volontiers passionnés. À mon départ fi n 2021, j’ai estimé que le travail n’était pas terminé et j’ai imaginé l’Institut de la thyroïde. Le concept est la synthèse de tout ce que 20 ans de pratique de la thyroïdologie m’ont inspiré. Deux de mes collaborateurs, Pauline et Edouard, m’ont suivi.

L’Institut de la Thyroïde a pour mission d’améliorer la prise en charge des patients en simplifiant les procédures, et en allégeant autant que faire se peut les contraintes diagnostiques et thérapeutiques qui leurs sont imposées.

Nous y pratiquons la thyroïdologie exclusive, alliant l’acte clinique associé à l’échographie, les techniques de ponction et l’interventionnel : alcoolisation et thermoablation (actuellement hors site).

Nous avons la volonté de prendre en charge le patient et pas seulement sa maladie, dans le strict respect des recommandations émanant des Sociétés Savantes, sans occulter les techniques novatrices.

Il faut ajouter le concept d’unité de lieu  : La patient doit ressentir notre volonté d’une prise en charge cohérente et globale sur un seul site (sauf bien sûr la médecine nucléaire et la chirurgie).

Dans le même temps, je continue à assurer ma seconde passion  : transmettre car « NE PAS TRANSMETTRE, C’EST TRAHIR ».

Transmettre des connaissances, un savoir-faire et des valeurs par le biais de communications professionnelles nationales et internationales, de conférences, d’organisation de congrès (Trois sessions de «  Frontiers in Thyroïdology    » et en participant à plusieurs études académique).

C’est aussi enseigner aux plus jeunes pour développer leur appétit de savoir dans notre discipline (Je suis toujours actif dans le service de Radiologie de l’Hôpital Necker).

C’est accueillir des collègues pendant les consultations et les actes.

C’est sortir de son cabinet, de sa ville, de son pays pour apporter les connaissances à ceux qui en ont besoin et n’y ont pas accès. Je pense bien sûr à l’Afrique, très demandeuse de savoir et pleine de grands talents.

C’est aller sénioriser un collègue qui maiîtrise une technique et se lance dans sa première procédure.

La médecine est un art dont l’entité éducative est le COMPAGNONNAGE.

Enfin je me consacre à la recherche et aux publications.

Même si ce domaine est l’une des « chasses gardées » du monde Universitaire, les gens du privé peuvent et doivent s’intéresser à ce volet certes chronophage, mais passionnant, qui fait beaucoup évoluer la façon de penser, qui renforce la rigueur, qui met en contact avec d’autres équipes, pr la biais des publications.

Ceci impose d’avoir un œil critique et constructif sur les publications des collègues. Je suis relecteur dans le domaine de la thyroïdologie pour plusieurs revues nationales et internationales à fort « impact factor ». J’ai participé à plusieurs recommandations et conférences de consensus.


Dr Hervé MONPEYSSEN
Institut de la Thyroïde
1 Avenue de Lowendal
75007 Paris
[email protected]

Article paru dans la revue « Génération Endocrinologie Diabétologie Nutrition »  / GENERATION S ENDOC N°01

 

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