La liste de prescription pourquoi la modifier ?

Publié le 09 May 2022 à 21:57
#Sage-Femme

Le 10 mars 2021, la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale a voté en faveur de la suppression de la liste de prescription des sages-femmes. Cet amendement a depuis été étudié par l’Assemblée nationale et le Sénat. 
La profession de sage-femme est soumise à une liste de prescription, définie par le Code de la Santé Publique, qui délimite le droit de prescription des sages-femmes dans leur exercice. Actuellement, c’est la seule profession médicale soumise à une liste de prescription. Cette liste entraîne une limitation dans notre pratique de tous les jours car elle n’est pas remise à jour malgré l’évolution de nos compétences, en gynécologie, en orthogénie...etc… ! Par exemple, on peut prescrire un traitement pour une infection urinaire chez une femme enceinte mais pas lors d’un suivi gynécologique. Ou encore, on ne peut pas traiter le·la conjoint·e d’une femme ayant une IST ! 

La suppression de cette liste permettrait une meilleure prise en charge des femmes : plus besoin de les réorienter seulement pour une prescription, et donc plus de retard dans la prise en charge ! 
La suppression de cette liste entraînerait donc une plus grande autonomie dans la pratique de la sage-femme, ainsi qu’une reconnaissance du caractère médical de la profession. 

Évidemment, il en va de la responsabilité de chacun·e de prescrire à ces patientes, les médicaments et dispositifs médicaux selon son champ de compétences. Lorsqu’elle prescrit, la sage-femme engage sa responsabilité professionnelle.

Cette suppression serai également un premier pas vers la mise en place du statut de sage-femme référente ! La liste de prescription Pourquoi la modifier ? 
Pour plus de détails, l’ANESF a écrit une contribution sur le sujet que tu peux retrouver sur notre site ! 


Garance DE RICHOUFFTZ 
Vice-Présidente en charge des Perspectives Professionnelles
Une séance dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale © Assemblée nationale 8
Article paru dans la revue “L’Engagement” / ANESF n°41

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