
Entretien avec la Laura COCHAIN
À travers le portrait de Laura Cochain, cet article rend hommage à ces figures essentielles qui gèrent les coulisses de l'AGOF. De l'héritage laissé par Chantal à l'engagement actuel de Laura, découvrez les mains expertes qui, sans être gynécologues, permettent chaque jour à l'association de briller.

Présentation et parcours : d'une amitié à un engagement total
Laura est l'ange gardien de l'AGOF, coordinatrice de projet et intermédiaire essentiel, elle vous accueille lors de tous les événements, répond à vos questions par mail et sur les réseaux, et surtout est à l'origine du jingle le plus célèbre des podcasts. Notre unique salarié est aussi active que nous, sans elle nous sommes perdus, avec elle nous avançons à 300 km/h.
Michel Gabriel Cazenave.- Peux-tu te présenter en quelques mots et nous dire depuis combien de temps tu accompagnes l'association ?
Laura Cochain.- Je suis arrivée à l'AGOF en septembre 2019. Initialement recrutée pour 10 heures de secrétariat par semaine, je travaille maintenant à temps plein pour l'association. Mon temps de travail a augmenté au rythme de mes missions qui se sont étoffées au fil des années. Aujourd'hui, j'assure une mission totalement transversale qui touche à chaque aspect de la vie de l'association.
Comment t'es-tu retrouvée dans l'aventure des jeunes gynécologues-obstétriciens ? Quel était ton parcours avant cela ?
Laura.- C'est avant tout une histoire d'amitié. Je connais Océane Pécheux (ancienne présidente de l'AGOF) depuis que nous sommes enfants. J'ai suivi de près tout son parcours ; c'est moi qu'elle appelait en lendemain de garde difficile. Quand elle a pris la présidence, l'association n'avait plus de secrétaire fixe. Depuis le départ de Chantal, qui avait marqué l'AGOF par sa présence durant plusieurs années, l'association était devenue plus fragile. Océane a convaincu le bureau de l'utilité d'avoir quelqu'un pour suivre les projets de fond. C'est ainsi que j'ai pris la relève. Avant cela, j'ai fait des études en musicologie et en sciences de l'éducation. J'ai été professeure de musique, puis formatrice en Français Langue Étrangère. Ce sont des compétences qui me servent encore aujourd'hui, même si j'en ai développé de nouvelles !
Ton rôle a énormément évolué. Comment vis-tu ce changement de statut au sein de l'équipe ?
Laura.- Je suis passée de secrétaire à temps partiel à coordinatrice de projets, avec un statut solide. C'est une évolution dont je suis fière et c'est grâce à vous. Je me sens vraiment considérée dans mon travail, respectée pour mon autonomie, et c'est extrêmement agréable de travailler avec des membres qui m'accordent une telle confiance.
À quoi ressemblent tes journées et comment gères-tu le rythme décalé des médecins ?
Laura.- C'est un rythme cyclique, à la journée comme à l'année. Je traite les mails et je monte les épisodes du Micro des Gynéco. Le reste du temps est rythmé par les réunions partenaires et le travail administratif de fond et les enregistrements avec les orateurs du podcast. Annuellement, tout s'articule autour de l'organisation des ateliers en congrès et des journées thématiques. Puis il y a les déplacements où les projets se concrétisent : c'est là que je vois du monde et je ne m'ennuie jamais ! Quant aux horaires, je suis consciente des sacrifices de votre métier-passion. Cela me rend totalement dévouée : j'adapte mon temps pour être disponible quand vous l'êtes.
Peu de gens le savent, mais tu es aussi notre « graphiste ». Comment as-tu développé cette compétence ?
Laura.- Toutes mes compétences annexes sont nées d'une volonté d'économiser l'argent de l'association ! À la base, je ne sais pas dessiner, mais par motivation et grâce aux outils numériques, je développe des compétences. Je suis assez fière du logo de la JANIGO, même si je peux passer des heures à choisir les bonnes couleurs !

Toi qui vois passer les promotions, quel regard portes-tu sur les jeunes gynécologues ?
Laura.- Les générations changent vite ! Au sein de l'association, je vous trouve très soudés et bienveillants. Je remarque une grande ouverture sur les sujets d'actualité comme le genre ou la sexologie. Enfin, j'ai l'impression que les jeunes médecins cherchent davantage à préserver une vie personnelle à côté du travail. C'est une évolution très positive.
Quel est ton souvenir le plus marquant ?
Laura.- Sans hésiter, mes premiers congrès ! Je n'y connaissais rien. Je me rappelle les ateliers de sutures sur des périnées de porc, ou l'appréhension de se retrouver dans une salle de dissection avec des cadavres. Mais voir les jeunes GO pratiquer avec autant de passion, c'est vraiment gratifiant. Ce sont ces moments "humains" qui restent gravés.
Quel conseil donnerais-tu aux futures générations du bureau et comment résumerais-tu ces 6 dernières années ?
Laura.- Mon conseil : ne pas se disperser. Vous êtes tous hyperactifs avec mille idées à la minute. C'est génial, mais mon rôle est aussi de vous canaliser pour que les projets aboutissent sans vous épuiser. Si je devais choisir trois mots pour ces 6 ans, je dirais :
• Système D : pour les compétences développées sur le pouce afin d'accompagner les projets à moindre frais.
• Pérennité : parce que je suis fière d'être le fil rouge qui relie les promotions.
• Bienveillance : parce que c'est le carburant de tout ce qu'on fait à l'AGOF.
Que souhaites-tu à l'AGOF pour la décennie à venir ?
Laura.- Une pérennité dans les projets, des partenaires solides et de continuer à tomber sur des personnes aussi engagées que vous. Je ne prévois pas de partir : travailler avec des gens plus jeunes me permet de "rester dans le game" et j'aime cette énergie.

Merci beaucoup Laura pour ton engagement et ta joie. Tu es la mémoire et la stabilité de cette association. Dans 10 ans, quand je serai prof et que je reviendrai comme intervenant aux JANIGO, c'est toi que je veux voir à l'entrée !
Propos recueillis par
Michel Gabriel CAZENAVE

