L'interview : Pascal GOUILLY, Président du SNIFMK

Publié le 11 May 2022 à 22:03
#Kinésithérapeute


SNIFMK

Quel est votre parcours ?
J’ai obtenu mon diplôme d’état de masseurkinésithérapeute en 1982 puis le diplôme de moniteur cadre en masso-kinésithérapie à l’école de Bois-Larris en 1986. Auparavant j’avais passé un DSU de biomécanique en 1985 à l’université de Créteil. En 2011, je suis retourné sur les bancs de l’université pour obtenir un master 2 en organisation sanitaire et sociale à l’université de Lorraine.

Pendant 32 ans, j’ai travaillé à l’hôpital en étant kinésithérapeute (spécialité respiratoire et rhumatologie) puis cadre avant d’encadrer un pôle au CHR de Metz Thionville. J’ai aimé l’hôpital, une belle école de vie, et j’avoue mal vivre le malaise actuel de cette institution.

Dès 1986 je suis devenu enseignant vacataire à l’institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) de Nancy. J’ai également été rédacteur en chef de Kinésithérapie la Revue qui a noué un partenariat avec la FNEK. A ce titre, le BDK m’avait fait déjà fait l’honneur de ses colonnes. Et, Depuis août 2014, j’ai pris la succession de Raymond Cecconello à la direction de l’IFMK de Nancy.

Pourquoi avez-vous souhaité de devenir président du SNIFMK ?
Fin 2017 je souhaitais m’engager plus activement au sein du SNIFMK et je me suis présenté aux élections du Conseil d’Administration. J’ai été élu mais un concours de circonstance m’a conduit à prendre des responsabilités plus importantes que je ne l’imaginais.

En effet la mise à jour de l’article L.4125-2 CSP stipule que « Les fonctions de président, de vice-président, de secrétaire général, ou de trésorier d'un conseil de l'ordre sont incompatibles avec :
1° L'une quelconque des fonctions correspondantes d'un syndicat professionnel ;
2° L'une quelconque de ces fonctions dans un autre conseil. » Comme le Président sortant Philippe Sauvageon était secrétaire général du CRO PACA, il ne pouvait se représenter. La situation était similaire pour la trésorière Elisabeth Crouzols (vice Présidente du CRO Auvergne Rhône Alpes) et pour Jean Marie Louchet (président du CRO Pays de la Loire).
De ce fait, nous avons convoqué un Conseil d’administration (CA) pour réaliser des élections. J’ai décidé de me présenter bien conscient de la difficulté du mandat qu’avait mené avec une grande efficacité mon prédécesseur, mais surtout dans l’optique de fédérer les énergies pour aller plus loin.

Quels sont vos chantiers prioritaires ?
2018 correspond à l’achèvement de la 3ème année et à la mise en place de la quatrième et dernière année. La publication du rapport Le Bouler et la création du service sanitaire devront être pris en compte permettant de renforcer l’universitarisation des études et l’obtention du Master sans oublier l’ouverture vers les autres formations médicales et paramédicales.

Nous devrons dans un second temps faire évoluer la maquette de formation en tenant compte de l’évaluation du cursus.

"J’ai décidé de me présenter bien conscient de la difficulté du mandat [...] mais surtout dans l’optique de fédérer les énergies pour aller plus loin."

Quelles sont vos attentes de la FNEK ?
Un hôpital qui ne prendrait pas en compte le patient poserait problème. De manière similaire, un IFMK n’a aucune raison d’être sans les étudiants.

Au même titre qu’au niveau local, le directeur doit s’appuyer sur les élus du conseil pédagogique, au niveau national, la FNEK est le partenaire incontournable de tous les IFMK. La fédération s’est structurée de manière très professionnelle et apporte une expertise de qualité. La complémentarité avec le SNIFMK sera d’une grande richesse et permettra aux tutelles d’aborder les dossiers avec sérénité.

Notre complémentarité doit reposer sur la fougue de votre jeunesse et de votre motivation et sur la sagesse de notre expertise. Nous souhaitons poursuivre un partenariat actif en matière de gouvernance, de formation, et d’universitarisation des études. Nous souhaitons travailler en collaboration pour la liberté d’installation, les conditions d’accès aux études, mais aussi pour obtenir un quota adapté aux besoins.

Comment voyez-vous le partenariat avec la FNEK ?

Nous envisageons un partenariat :

- Constructif et force de proposition :
- Pour les dossiers concernant l’universitarisation des études et les diplômes (DE et master)
- Pour la gouvernance des établissements en tenant compte des contraintes budgétaires
- Pour défendre la place du MK dans les orientations nationales des politiques de santé.

- Dynamique et moderne :
- En s’appuyant sur la maîtrise des outils de communication

- Innovant et ambitieux en phase avec les orientations du rapport Le Bouler :
- En préparant l’avenir par une formation en mouvement permanent (accès direct, pratiques avancées, création du métier de technicien en physiothérapie....)
- En créant des pôles de recherche permettant aux professionnels d’actualiser leurs connaissances - En envisageant l’après master avec une filière doctorale.

"Notre complémentarité doit reposer sur la fougue de votre jeunesse [...] et sur la sagesse de notre expertise"

Comment voyez vous l’après mandat ?
J’avoue très sincèrement que je n’ai jamais réfléchi à l’après d’une fonction ou d’un mandat. Je vis le quotidien à fond, bien conscient qu’à tout moment, les choses peuvent s’arrêter pour des raisons multiples.

Chaque étape de ma vie professionnelle m’a permis de découvrir des gens fantastiques, la kinésithérapie m’a donné des opportunités extraordinaires, et ce mandat ne semble pas déroger à cette règle.

Pour répondre plus précisément à votre question, je ferai comme à chaque fois que j’ai arrêté une fonction : faciliter et permettre une transition sereine, transmettre les informations comme mon prédécesseur l’a fait, accompagner l’équipe qui prendra la suite et surtout continuer à être un acteur positif et constructif.

Pascal GOUILLY
Président du SNIFMK

Article paru dans la revue “Le Journal des Étudiants Kinés” / BDK n°47

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