
Pourquoi l'Ardèche ?
Dr Pascale HOMEYER. - J'ai débuté à Paris en tant que cheffe de clinique à la Pitié-Salpêtrière puis PH à Lariboisière. Après 7 ans d'exercice, j'ai choisi de quitter la grisaille et le béton parisien pour retrouver la région dans laquelle j'avais effectué mes études.
En Ardèche, j'ai pu trouver un cadre de vie agréable, proche de la nature offrant de belles activités sportives (canoë, ski, escalade, VTT, spéléologie) et culturelles.
Comment s'organise votre activité ?
Dr P. H.- Au cabinet, je vois une grande variété de pathologies : maladie de Parkinson, sclérose en plaques, épilepsie, trouble de la mémoire, du sommeil, migraine... Je pratique également lʼENMG et des polygraphies. J'effectue des vacations à l'hôpital d'Aubenas et de Valence ce qui me permet d'échanger avec mes autres collègues, de participer au staff et d'organiser l'hospitalisation de certains de mes patients.
En plus des consultations mémoire, j'ai accès au plateau technique IRM, scanner. Je réalise également des examens et des bilans complémentaires (EEG standard, sieste, polysomnographie, TILE, TME et injections de Vyepti, par exemple) ce qui me permet d'approfondir le suivi et d'améliorer la prise en charge de mes patients.
Des points positifs à votre mode d'exercice ?
Dr P. H.- L'intérêt aussi d'être en libéral est l'absence de garde, et je suis libre d'organiser mes consultations, si je veux faire plus ou moins dʼENMG ou dʼEEG par exemple ; je peux aussi bien sûr choisir mes dates de congés. Être libéral me permet d'adapter mon temps de travail en fonction de ma vie personnelle par exemple, être flexible sur mes horaires en fonction des besoins et profiter du mercredi avec mes enfants.
Parfois, des internes ont peur d'être seuls en libéral, qu'en pensez-vous ?
Dr P. H.- Garder un pied à l'hôpital permet d'avoir des contacts avec des collègues notamment au travers de staffs parce que travailler seule peut ne pas être toujours simple. Cela me permet de mettre à jour mes connaissances notamment en neurovasculaire grâce à mes vacations à l'hôpital de Valence dans lequel il y a une unité spécialisée pour ces prises en charge.
Je conseille de garder beaucoup de contacts avec des collègues et de ne pas s'isoler. LʼANLLF (association des neurologues libéraux de langue française) permet aussi d'avoir un réseau et d'être entouré d'autres neurologues, on organise souvent des réunions, de la formation continue, beaucoup de monde est disponible ! On peut aussi rentrer dans des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), pratique pour se construire un réseau !
Enfin, le syndicat des neurologues est disponible pour répondre à toutes les questions qu'on peut se poser sur l'exercice de la profession (cotation des actes, conseils d'installation, …).
Quels conseils donnez-vous pour s'installer ?
Dr P. H.- De faire des remplacements ! Cela permet de découvrir l'environnement. On peut aussi reprendre un cabinet déjà existant, avec des patients et des dossiers déjà lancés ou s'associer et travailler avec d'autres neurologues.
Avez-vous des activités connexes ?
Dr P. H.- Oui ! Je suis présidente du Club de Neurologie de l'environnement. Je réalise notamment des webinaires (sur la pollution de l'air et son impact en neurologie, par exemple) et je participe aussi au développement professionnel continu.
Je suis impliquée au comité départemental de spéléologie de l'Ardèche en tant que médecin !

Dr Pierre-Andréa CERVELLERA
Marseille

