Gynéco… mais pas que !

Publié le 17 May 2022 à 22:26
#Gynécologue-obstétricien

Nous avons un métier passionnant mais certains ne s’en contentent pas et explorent en même temps d’autres horizons. Nous avons donc décidé de les mettre en avant !
Ici, j’ai eu l’occasion d’interviewer Traicie Dervin interne de Gynécologie en 5ème semestre qui est aussi athlète avec récemment une 3ème place aux championnats de France d’Ekiden (marathon en relais). Course entre ses études et les entraînements ? Elle nous raconte !

Quand as-tu commencé l’athlétisme ?
J’ai fait deux années d’école d’athlétisme entre 7 et 9 ans, puis j’ai fait d’autres sport. J’y suis revenue doucement au lycée avec une pratique loisir.

Puis PACES oblige, je me suis consacrée entièrement au concours. Donc arrivée en P2, le sport m’avait beaucoup manqué et c’est à ce momentlà que j’ai commencé à faire de l’athlétisme sérieusement c’est-à-dire quotidiennement ou presque.

Tu fais plutôt du 800m et 1500m en compétition c’est bien ça ? Quelles sont les spécificités/complexités de ce type de course ?
La saison d’athlétisme se déroule en deux temps : l’hiver, avec les cross et quelques courses sur route (10 km principalement pour ma part) ; ça forge le mental et permet de travailler le « foncier », l’endurance nécessaires pour le reste de la saison. Ensuite, le meilleur moment : la piste en été !

Mes deux disciplines, le 800m et 1500m demandent vitesse et résistance sans omettre la tactique. Tout cela, en un minimum de temps : quelques minutes très stimulantes !!

Qu’est-ce qui t’a motivé à choisir la gynécologie ?
J’ai adoré mon stage en 5ème année au CHU de Montpellier.
Lors de ce stage, j’ai côtoyé des gynécologues qui m’ont inspiré et transmis leur passion.
Être aux côtés des patientes à des moments importants et marquants de leur vie au sein d’une discipline variée : la gynécologie, l’obstétrique, l’oncologie, l’assistance médicale à la procréation… a rendu mon choix évident !

Originaire de Reims, tu es partie à Montpellier pour l’internat ? Un choix pour la course ?
Je suis née et ai débuté l’externat à Reims puis j’ai fait un transfert vers la faculté de Montpellier en 3ème année d’externat pour des raisons personnelles.
Sans que l’athlétisme soit la motivation initiale, arriver à Montpellier m’a permis de pratiquer l’athlétisme de manière plus aboutie.
J’y ai rencontré mon super entraîneur depuis 6 ans et un très bon club, l’AC2A. Le climat doux, c’est un vrai plus pour s’entraîner.
Côté médecine, la formation Montpelliéraine est de très bonne qualité. Naturellement, j’ai eu envie d’y rester pour l’internat.

A quoi ressemble ton quotidien ? entraînement quotidien ?
Je m’entraîne 6 à 7 fois par semaine, en moyenne 70-80 km/semaine. Étant en stage la journée, je vais m’entraîner le soir. Les entraînements sont variés avec les footings, les séances de piste, les fartlek (fractionnés), les séances de côtes, les séances de technique, la préparation physique et sportive. En semaine, je m’entraîne seule et le week-end, on essaie de se regrouper avec d’autres athlètes.

Comment se conjugue tes deux passions au quotidien ?
Je dirais qu’il faut bien définir ses priorités, être organisée et avoir de la volonté. Même si je suis passionnée par les deux, être un bon médecin est ma priorité et mes objectifs sportifs passent au second plan bien que je donne toujours mon maximum. Quand j’ai un stage très prenant, j’essaie de maintenir mon niveau et quand j’ai des horaires qui me le permettent, je m’entraîne plus dur pour progresser.

Est-ce que l’un sert l’autre ?
En 1ère année d’internat, je finissais rarement les entraînements avant 22h, c’était intense mais paradoxalement j’en avais encore plus besoin à ce moment-là.
C’est sûr que quand on rentre tard, il faut parfois aller chercher loin la motivation pour aller courir, seule en plus ; mais ça vide et régénère l’esprit. L’entraînement fait partie de la journée, je me sens bien quand c’est fait.

Concernant l’athlé, quels sont tes objectifs ?
Individuellement, la finale des championnats France élite sur piste serait magique.

Bien sûr, améliorer mes records. Aussi, avec le club on a une belle équipe féminine, on vise le podium des championnats de France de cross par équipe.

Et en gynécologie tu t’orientes plus vers une spécialisation ?
J’aime beaucoup de choses pour le moment : le suivi et les échographies obstétricales, la colposcopie, le suivi gynécologique classique.
Je suis en ce moment en stage d’AMP-DPI. C’est passionnant.
L’avancée dans l’internat me permettra sûrement d’affiner mes choix.

Et pour l’avenir ?
On verra bien ! Pas de plans sur la comète pour le moment, on essaye de combiner les deux au jour le jour.

Léa DESCOURVIERES

Article paru dans la revue “Association des Gynécologues Obstétriciens en Formation” / AGOF n°20

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