Actualités : pandémie covid-19 (1ère partie)

Publié le 23 May 2022 à 17:20
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En Janvier 2020, quand le SNJMG a mis en place sa veille concernant le nouveau coronavirus, il voulait, sans verser dans le catastrophisme, se garder de toute réaction de mépris ou de négligence vis-à-vis de la crise sanitaire apparue en Chine... mais il était loin d'imaginer ce qui allait se produire ensuite...
Vu les multiples enjeux (bien au-delà du cadre sanitaire, pourtant majeur) de cette pandémie, le SNJMG a tenu à intervenir régulièrement pour défendre les valeurs qu'il promeut, et notamment : un système de santé solidaire, une Médecine Générale de qualité accessible à tout le monde, et un exercice valorisant et sécurisant pour les jeunes médecins généralistes.
Nous allons aborder dans cette première partie de dossier (difficile de parler de tout en une seule fois, ndlr) la ligne de conduite du syndicat et un rappel de la chronologie des événements avant le début du déconfinement.

La ligne de conduite du SNJMG face à la Pandémie

Vis-à-vis de la pandémie CoViD-19, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) maintient la ligne suivie le début de l’extension de la maladie en Chine (Mi Janvier 2020) et singulièrement depuis le passage au stade 2 en France (Fin février 2020) : informer plutôt que communiquer, protéger plutôt que contraindre et accompagner plutôt que contrôler.

Ainsi, le SNJMG a d'abord mis en place un service d'informations médicales et professionnelles pour (jeunes) Médecins Généralistes et dénoncé les propos et actes racistes anti asiatiques.

Quand le gouvernement a été contraint de recourir à des mesures drastiques, le SNJMG ne s'est pas associé au recours en Conseil d'Etat des organisations de jeunes médecins (recours soutenu par l’Ordre des Médecins) demandant un confinement total mais il a proposé directement au ministère de la Santé un ensemble de propositions concrètes, médicales et sociales, privilégiant la solidarité.

Par la suite, à l'instar des organisations de défense des libertés et des droits de l'homme (comme la CNCDH, la LDH, Amnesty France…), le SNJMG s'est mobilisé contre toute atteinte non motivée et/ou non proportionnelle aux droits fondamentaux dans le cadre de l'Etat d'urgence sanitaire.

Quand le gouvernement a proposé l'application Stopcovid, le SNJMG, sur les bases d'une analyse commune avec la Quadrature du Net, a réaffirmé son opposition à cet outil et demande aux (jeunes) médecins généralistes d'informer leurs patient.es du manque d'intérêt pratique et du danger symbolique de l'utiliser.

En revanche, le SNJMG a proposé un mini site d’information grand public, libre d'accès, sur les gestes barrières et les conditions pratiques du déconfinement et incite les (jeunes) médecins généralistes à le proposer à leurs patient.es.

Ensemble, nous pouvons maîtriser la pandémie sans recourir à la surveillance de masse ni aux contrôles policiers.

Le SNJMG

CHRONOLOGIE DE LA PANDÉMIE : 1ère partie

2019
17 novembre . Premier cas détecté en Chine, à Wuhan (prononciation : wou-ran), dans la région du Hubei, d’une personne de 55 ans infectée par un virus inconnu.
30 décembre . Li Wenliang, ORL à Wuhan, prévient ses collègues des dangers de ce nouveau virus. Le lendemain, il est arrêté par la police et sommé de s’excuser.
31 décembre . La Chine informe de cas groupés (officiellement : 59 cas entre le 12 et le 29 décembre 2019 mais selon des sources indépendantes : plus de 250 cas entre mi-novembre et fin décembre) d’une infection respiratoire inconnue, en relation avec le Seafood Wholesale Market, le marché aux poissons de la ville de Wuhan (où sont aussi vendues diverses espèces d'animaux vivants). Aussitôt, Taiwan prend des mesures de quarantaine vis-à-vis des personnes arrivant sur son sol en provenance de la province chinoise du Hubei.
1er janvier . Fermeture du Seafood Wholesale Market de Wuhan.
02 janvier . Ouverture d’une veille sanitaire en France par le CORRUSS (Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales).
09 janvier . Premier mort officiellement confirmé à Wuhan. Identification du virus responsable : un nouveau variant de coronavirus.
12 janvier . La Chine partage la séquence génétique du virus.
13 janvier . Premier cas officiel (importé) hors de Chine (Thailande).
15 janvier . Le SNJMG ouvre sur son site Internet une veille informative sur le nouveau coronavirus.
17 janvier Protocole de test diagnostique publié par l’OMS et réalisé en Allemagne.
20 janvier . La Chine confirme la transmission interhumaine de la pathologie.
21 janvier . Premier cas officiel aux USA (Seattle). En France, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, lors d’un point de presse, juge que « le risque d’introduction en France est faible mais ne peut pas être exclu, d’autant qu’il y a des lignes aériennes directes avec Wuhan ». Elle ajoute : « Notre système de santé est bien préparé, professionnels et établissements de santé ont été informés ».
22 janvier . Le comité d’urgence de l’OMS reconnait « l’urgence de la situation ». Obligation du port du masque à Wuhan.
23 janvier . Début du confinement à Wuhan. Suspension des liaisons aériennes Paris-Wuhan.
24 janvier . Trois premiers cas (importés de Chine) sont recensés en France, les premiers en Europe. La ministre de la Santé Agnès Buzyn déclare : « Le risque d’importation depuis Wuhan était modéré. Il est maintenant pratiquement nul, puisque la ville, vous le savez, est isolée. Les risques de propagation dans la population [française] sont très faibles ». (NB : l'analyse des mutations génétiques du virus démontrera plus tard que le coronavirus circulait sur le territoire français déjà à bas bruit en janvier 2020 parmi des personnes asymptomatiques ou pauci symptomatiques).
25 janvier . La région entière de Hubei, soit près de 60 millions d’habitants, est placée en quarantaine. Premier cas officiel en Océanie (Australie).
26 janvier . La Chine annonce que des malades asymptomatiques peuvent transmettre le virus. En France, la ministre de la Santé Agnès Buzyn rassure sur le stock de masques : « Nous avons des dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie, ce sont des choses qui sont d’ores et déjà programmées. Si un jour nous devions proposer à telle ou telle population ou personne à risque de porter des masques, les autorités sanitaires distribueraient ces masques aux personnes qui en auront besoin ».
28 janvier . Premier cas officiel de contamination entre individus en Europe (Allemagne). L’Union européenne active son dispositif de crise, qui vise principalement à partager les informations entre États membres.
29 janvier . Louis Gautier, ancien secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDN), confie à L’Obs : « Je ne comprends pas : pourquoi n’ont-ils pas encore déclenché le plan pandémie ? On perd un temps précieux ! »
30 janvier . L’OMS déclare « l’urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI). « Cette déclaration n’est pas due à ce qui se passe en Chine, mais à ce qui se passe dans les autres pays, commente le directeur général de l’OMS. Notre plus grande préoccupation est la possibilité que le virus se propage dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles ». Si L’OMS « s’oppose à toute restriction aux voyages », l’Italie suspend ses vols avec la Chine. En France, la Direction générale de la santé (DGS) demande à l’agence Santé publique France d’acquérir « dès que possible » 1,1 million de masques FFP2.
31 janvier . Premier rapatriement par avion de Français présents à Wuhan, avec organisation de mises en quatorzaine dans le sud de la France (région PACA). Marie Fontanel quitte son poste à l’Élysée de conseillère solidarités et santé d’Emmanuel Macron pour s’installer à Strasbourg, où son époux est le candidat LREM à l’élection municipale. Elle ne sera remplacée que le 1er mars 2020.
1er février . Tous les pays de l’espace Schengen, sauf la France, suspendent les visas avec la Chine.
03 février . Dans le document « Préparation stratégique et plan de réponse », l’OMS écrit : « Tous les pays sont exposés au risque et doivent se préparer ». L’OMS rappelle la nécessité de gérer l’approvisionnement et les chaînes logistiques, entre autres, de matériels médicaux.
05 février . Un article de Science évoque le risque de pandémie et de surcharge des réanimations devant le nombre de cas graves.
06 février . Li Wenliang, infecté par le coronavirus, meurt dans un hôpital de Wuhan.
07 février . Nouvelle demande de la DGS à SPF. Il s’agit cette fois d’acquérir 28,4 millions de FFP2, à travers « une procédure accélérée d’achat ».
08 février . Cinq nouveaux cas d’infection sont détectés en France dans un chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie). « Le cas initial nous a été signalé hier soir. Il s’agit d’un ressortissant britannique de retour de Singapour où il avait séjourné du 20 au 23 janvier », explique Agnès Buzyn. « L’ensemble des cas positifs et les contacts de ce ressortissant britannique, tous de nationalité britannique, ont été hospitalisés cette nuit dans trois hôpitaux à Lyon, SaintÉtienne et Grenoble », a précisé la ministre. Les autorités retracent les contacts étroits de ces personnes.
10 février . Le Président des USA, Donald Trump, annonce la fin de l'épidémie d'ici 2 mois : “Bon, ce virus, il y a plein de gens qui pensent qu’il disparaîtra en avril avec la chaleur, avec le retour de la belle saison. D’habitude, ça s’en va en avril. En attendant, on gère très bien. On n’a que douze cas. Onze, et la plupart se sont rétablis”.
12 février . Sur les 28,4 millions de masques commandés, SPF n’en a reçu que 500 000 et en a commandé 250 000 autres, pas encore livrés.
14 février . Premier cas officiel en Afrique (Egypte). Premier mort en France (un touriste chinois, agé de 80 ans), le premier hors d’Asie.
16 février . Agnès Buzyn démissionne du ministère de la Santé pour prendre la tête de liste de la campagne municipale LREM à Paris. Elle est remplacée par Olivier Véran.
17 février . Début du rassemblement évangélique de l’Église Porte ouverte chrétienne à Mulhouse, qui a réuni de 2 000 à 2 500 personnes jusqu’au 21 février.
18 février . Olivier Véran sur France Inter : « La France est prête car nous avons un système de santé extrêmement solide ».
21 février . Premières mesures de confinements en Italie, dans la région de Codogno, en Lombardie.
22 février . Le directeur général de l’OMS avertit que « la fenêtre d’opportunité pour contenir l’épidémie se rétrécit ».
25 février . Premier décès officiel "non importé" en France : c’est un enseignant de Crépy-en-Valois et conseiller municipal de Vaumoise, dans l’Oise.
28 février . L’OMS appelle les États à agir vite : il faut « adopter une approche englobant l’ensemble du gouvernement et l’ensemble de la société. Ce n’est pas un travail pour le seul ministère de la Santé ». En France, le SNJMG publie une version développée de ses informations sur la gestion du CoViD-19 en Médecine Générale.
29 février . Réunion en France d’un conseil des ministres exceptionnel consacré à la crise du Covid-19… mais qui autorise également le recours au 49-3 pour faire passer sans vote le projet de loi de réforme des retraites en examen à l’Assemblée nationale. A la sortie du conseil, le ministre de la Santé annonce le passage au stade 2 de l’épidémie et l'annulation des manifestations de plus de 5.000 personnes dans des lieux fermés.
02 mars . Le directeur de l’OMS avertit : « Avec des mesures précoces et agressives, les pays peuvent arrêter la transmission et sauver des vies ».

DE NOVEMBRE 2019 À AVRIL 2020
2020
03 mars . En Grande Bretagne, lors d'une conférence de presse, le Premier ministre conservateur de 55 ans, Boris Johnson, fanfaronne : il a "serré la main à tout le monde" en visitant un hôpital où se trouvaient des malades du Covid-19. En France, sur proposition du président de la République, le Premier ministre réquisitionne par décret l’ensemble des stocks et productions de masques sur le territoire national "afin de préserver les ressources en masques de protection dans le cadre de la lutte contre le COVID-19".
04 mars . L’Italie compte 3 100 cas officiels d’infections et décide de la fermeture des écoles. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, sur France Inter : « On ne fermera pas toutes les écoles de France ».
06 mars . Emmanuel Macron et son épouse se montrent au théâtre. « Si on prend des mesures qui sont très contraignantes, ce n’est pas tenable dans la durée ». Les pharmacies reçoivent l’autorisation de fabriquer du gel hydroalcoolique, la pénurie se généralisant.
08 mars . Le président du Conseil italien Giuseppe Conte place en quarantaine les régions italiennes les plus touchées, avant d’étendre le lendemain le confinement à l’ensemble du pays.
09 mars . Rassemblements de plus de 1 000 personnes interdits en France.
10 mars . En France, création d’un conseil scientifique chargé de conseiller le président de la République sur la gestion de la pandémie (NB : quelques jours plus tard, le HCSP fait un communiqué rappelant que c’est sa mission). Tous les pays de l’Union européenne sont désormais officiellement touchés par le Covid-19.
11 mars . L’OMS déclare officiellement l’état de pandémie : « Nous sommes très inquiets par les niveaux de diffusion et de dangerosité, ainsi que par les niveaux alarmants de l’inaction de la communauté internationale », indique son directeur général. En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonce : « Les enfants ne constituent pas un public fragile, il ne faut donc pas avoir peur de les envoyer à l’école ». En revanche, il annonce l’interdiction de toutes les visites dans les Ehpad.
12 mars . Le matin, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, déclare : « Nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles. » Le soir, le président de la République annonce la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités. Emmanuel Macron annonce également le maintien du premier tour de l’élection municipale : les scientifiques « considèrent que rien ne s’oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes », assure-t-il, ce qui n’est pas ce que dit l’avis du conseil scientifique du 12 mars, qui précise que « cette décision éminemment politique ne pouvait lui incomber » (NB : il semblerait que le Président était personnellement favorable à l’annulation du premier tour mais qu’il a finalement cédé à la pression du Premier ministre, du président du Sénat et de responsables des différentes oppositions).
14 mars . Intervention en France du premier ministre Édouard Philippe pour annoncer le passage au stade 3 de l’épidémie et la fermeture à minuit de tous les lieux de regroupements non indispensables (cafés, restaurants, cinémas, discothèques…). Les magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac, stationsessence restent ouverts.
15 mars . Premier tour des élections municipales en France. L’Espagne décide d’un confinement général.
16 mars . L’OMS insiste sur « un message simple : testez, testez, testez ! Isolez les personnes positives et remontez leurs chaînes de contacts ». L’Europe annonce la fermeture de ses frontières extérieures pour un mois minimum. En France, le président de la République, annonce pour le lendemain midi un confinement pour au moins 15 jours : « Nous sommes en guerre ». Il annonce également le report du second tour des élections municipales.
17 mars . Avant l’entrée en vigueur du confinement en France, plus d’un million de personnes ont quitté l’Île-de-France. Quant à la pénurie de masques, Olivier Véran se veut catégorique : « Nous avons assez de masques aujourd’hui pour permettre aux soignants d’être armés. Nous avons suffisamment de masques FFP2 pour faire face aux besoins hospitaliers et pour équiper les infirmières ou les médecins libéraux. ». De son coté, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, précise : « Les Français ne pourront pas acheter de masque dans les pharmacies, car ce n'est pas nécessaire si l'on n'est pas malade. ».
18 mars . Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, reconnaît dans un entretien à France 2 que la stratégie adoptée par le pouvoir est une stratégie par défaut, adaptée à la pénurie de moyens (masques, tests) : le manque de tests est « un vrai problème ».
21 mars
L’Italie décide d’interrompre toutes les activités économiques non essentielles. L’Espagne fait de même une semaine après, le 28 mars. En France, le SNJMG publie une fiche synthétique sur la prise en charge des patients suspects de CoViD-19, reprenant ses informations précédentes et les recommandations du HCSP et du College de MG.
22 mars . En France, adoption de la loi sur l’état d’urgence sanitaire qui autorise le gouvernement à gouverner par ordonnances jusqu'au 24 mai 2020.
23 mars . Le confinement est décrété pour trois semaines en Grande Bretagne. En France, un décret remplace celui du 3 mars sur la réquisition des masques : Si les masques produits sur le territoire national restent réquisitionnés jusqu’au 31 mai, il n’en n’est pas de même pour les masques importés. Au-delà d’une importation de 5 millions de masques par trimestre, une demande d’importation doit être adressée au ministère de la Santé, qui a alors 72 heures pour dire s’il réquisitionne partiellement ou totalement la commande. En l’absence de réponse dans ce délai, les masques ne pourront être réquisitionnés.
25 mars 2020 . En France, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement déclare : « Il n’y a pas besoin d’un masque quand on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres ». Le soir même, Emmanuel Macron visite l’hôpital de campagne de Mulhouse avec un masque FFP2 sur le visage.
27 mars 2020 . Dans un entretien à la revue Science, Georges Gao, qui dirige la plus haute autorité de santé en Chine, le Chinese Center for Disease, met en garde : « La grande erreur aux États-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque ». « Il faut porter un masque ». Quatre pays d’Europe centrale (République tchèque, Slovaquie, Autriche et Slovénie) ont rendu le port du masque obligatoire dans l’espace public. En France, le premier ministre prolonge le confinement national au moins jusqu'au 15 avril.
30 mars 2020 . En France, le SNJMG rassemble toutes ses informations sur CoViD-19 dans un mini site dédié.
1er avril 2020 . En France, le premier ministre, Édouard Philippe, affirme qu'il n'y a « pas de preuve que le port du masque dans la population apporterait un bénéfice. Ce serait même plutôt le contraire, à cause d’une mauvaise utilisation ».
3 avril 2020 . En France, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, déclare : « Si nous avons accès à des masques, nous encourageons effectivement le grand public, s’il le souhaite, à en porter ».
05 avril 2020 . En Grande Bretagne, le Premier ministre, Boris Johnson, infecté par le coronavirus est hospitalisé "à titre de précaution" : il passera 3 jours en soins intensifs et sortira d'hospitalisation le 12 avril 2020.
8 avril 2020 . En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, déclare dans un entretien au journal Le Monde : « Depuis le premier jour de la crise épidémique, nous avons décidé d’être dans l’anticipation, c’est-à-dire de disposer au moment opportun de tous les moyens possibles pour lutter contre la diffusion du virus ».
13 avril 2020 . En France, le Président de la République, annonce, si les conditions le permettent, la réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées et le début du déconfinement à compter du 11 mai 2020.
23 avril 2020 . Le Président des USA, Donald Trump, formule des hypothèses thérapeutiques : « Je vois le désinfectant qui le neutralise en une minute. Est-ce qu'on pourrait faire quelque chose comme ça, avec une injection à l'intérieur ou… ? (...) Ça serait intéressant de tester ça ».
26 avril 2020 . En France, un arrêté autorise la vente de masques dits « grand public » ou « alternatifs » dans les pharmacies.
28 avril 2020 . Le matin, le SNJMG publie un communiqué avec la Quadrature du Net pour s’opposer au projet d’application StopCoviD. L’après-midi, le premier ministre Édouard Philippe présente le plan du gouvernement pour le 11 mai 2020 et le début du déconfinement. Mais il reporte le vote sur l’application StopCovid : « Je serais bien en peine de vous dire comment [l’application] fonctionne, et comment elle fonctionnera précisément. Les ingénieurs travaillent d’arrache-pied pour faire fonctionner ce projet, mais tant que ce n’est pas le cas, le débat est prématuré ».
30 avril 2020 . En France, le Pr Salomon, DGS, et Olivier Véran, ministre de la Santé, présentent la première carte indicative des départements en vue du déconfinement. Il apparaît qu’au moins trois départements soient l’objet d’erreurs de calculs…

Article paru dans la revue “Le Bulletin des Jeunes Médecins Généralistes” / SNJMG N°27

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