A la découverte de nouveaux D.U.

Publié le 09 May 2022 à 15:10
#chirurgien
#Pédiatre

 

DIU GYNECOLOGIE DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENTE

« Ah bon ça existe ?? »... Voilà probablement la question la plus fréquente qu’on m’aura posée au sujet de ce DIU… Donc oui, ça existe, et c’est même un DIU très formateur et réellement passionnant.

Pour moi il a eu lieu à Nice (2012-2013), et cette année il se déroule à Montpellier. Le coordonnateur en est d’ailleurs le Pr Charles Sultan. Commençons par le côté administratif : 2 sessions de 3 jours de formation, une présentation orale d’un cas clinique (10min), un examen écrit (attention, là aussi dans la ville qui accueille !) et un stage validant (projet à discuter avec le coordonnateur de chaque ville). Le coût : 315€ (formation initiale) en plus des frais d’inscription annuels.

Le contenu des cours est donc centré sur la gynécologie, avec une grande partie d’endocrinologie (troubles de la puberté, syndrome de Turner ou anomalies des OGE) mais aussi et surtout des sujets qui souvent remontent à notre internat comme les kystes de l’ovaires, le syndrome des ovaires polykystiques, les malformations utéroannexielles, les pathologies mammaires, la contraception ou les infections et hémorragies génitales. Au total donc de nombreuses problématiques liées à l’adolescence, y compris l’abord des aspects psychologiques (avec même un cours de Marcel Rufo pour les adeptes !). Une formation qui m’a donc parue essentielle dans ma future pratique de pédiatre général et qui sera évidemment très prisée par les futurs endocrinologues pédiatres d’entre vous.

Les étudiants à qui s’adresse ce cours sont assez variés, gynécologues, pédiatres, médecins généralistes mais aussi généralistes. Concernant les enseignants, ils sont principalement endocrinologues (pédiatres ou non) ou gynécologues. L’ambiance était assez correcte, avec parfois une petite compétition entre les orateurs et plus de temps accordé aux débats de (et entre) spécialistes qu’aux questions des étudiants. Ceci mis à part, on profite tout de même pleinement d’un enseignement sérieux, complet et didactique.

La présentation orale est vraiment une formalité, elle consiste en l’explication d’un cas clinique (démarche diagnostique et/ ou thérapeutique) en 10 minutes et est suivie de 5 minutes de questions.

Pour le stage pratique, les formalités en sont 30 journées dans un service reconnu comme formateur (souvent seulement des consultations), 20 journées pour les pédiatres et gynécologues. Dans les faits, on s’arrange avec le coordonnateur local, ce qui permet souvent de faire un programme panaché entre gynécologie, chirurgie et endocrinologie. Pour moi c’est vraiment là que j’ai appris énormément et mis en pratique les cours du DU, de l’examen gynéco du bébé à l’ado, à la pose d’implant, en passant par les problèmes de sévices mais aussi les problèmes infectieux.

Enfin, l’examen écrit est composé de 2 questions rédactionnelles (par exemple : puberté précoce ou syndrome de Turner) et 3 cas cliniques. L’examen est corrigé dans la journée. Petit point négatif pour ceux qui ne viennent pas du site, se déplacer à l’examen pour une journée c’est un peu dommage… sauf à en profiter pour passer quelques jours dans le coin ! Donc renseignez-vous sur les lieux du DU pour les années suivantes, au cas où il passerait par chez vous !

Pour moi suivre ce DIU a été passionnant et j’y ai acquis une expérience unique. Une compétence qu’il est bien rare de trouver chez les pédiatres et des situations qui nous laissent souvent désemparés : deux bonnes raisons de suivre ce DU !

Contacts

Responsables du diplôme : Pr Dewailly, [email protected]
ou Dr Pienkowski, [email protected]
Eloïse Giabicani
Article paru dans la revue “Association des Juniors en Pédiatrie” / AJP n°10

L'accès à cet article est GRATUIT, mais il est restreint aux membres RESEAU PRO SANTE

Publié le 1652101836000