ARSEAA (Association Régionale pour la Sauvegarde de l’Enfant,de l’Adolescent et de l’Adulte),à Toulouse,Haute-Garonne,Midi-Pyrénées

Haute-Garonne (31) - public - 19 - Professions administratives

Créé le 1373532360 à 1373532360 PAR M. RPS administrateur

ARSEAA (Association Régionale pour la Sauvegarde de l’Enfant,de l’Adolescent et de l’Adulte),à Toulouse,Haute-Garonne,Midi-Pyrénées

 

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Informations Pratiques:

Siège Social

7 chemin de Colasson

31081 Toulouse Cedex

Tél : 05.61.19.24.00

Fax : 05.61.76.17.61

 

Présentation:

Les origines de l’A.R.S.E.A.A. remontent à la Deuxième Guerre Mondiale, avec la création d’un centre d’observation et de « triage » pour des enfants déficients, en danger moral et/ou en errance, centre complété par une école de cadres.

Les valeurs et principes d’action de départ (assistance, éducation substitutive, formation, dévouement et vocation des personnels) ont été infléchis sous l’influence, à l’après-guerre, de la psychothérapie institutionnelle et des politiques sociales et de santé successives.

L’ampleur et l’accélération des changements de la société moderne justifient plus que jamais l’existence d’institutions et d’organismes dont l’action, guidée par des principes et valeurs humanistes, se démarque des règles de la pure compétitivité économique qui, pour certaines personnes, risque d’éloigner de l’humain, de créer une injustice sociale et de développer de nouvelles formes d’exclusion et de handicap.

La prise en compte de l’évolution des besoins sociaux et psychologiques d’enfants, d’adolescents, puis d’adultes ont conduit l’Association à construire un dispositif de services diversifié en expansion constante qui compte aujourd’hui vingt-deux établissements.

L’A.R.S.E.A.A. a mission d’accueillir toute personne souffrant de difficultés psychiques ou relationnelles, en risque de marginalisation voire d’exclusion sociale.

Son intervention relève de la Prévention, de la Protection, du Soin, de la Formation, de l’Intégration et de l’Action sociale.

Son action est guidée par le respect de la personne - appréhendée dans sa globalité physique et mentale, son environnement familial et social et sa citoyenneté - dont l’intérêt est placé au premier plan. Elle est sous-tendue par des référentiels techniques mis en œuvre par des équipes pluridisciplinaires et correspondant à des modes de pensée et des approches diversifiés. Elle exclut toute démarche uniquement normative, rééducative ou comportementaliste.

L’A.R.S.E.A.A. affirme être, par l’affichage des valeurs et principes énoncés ci-dessus, une association laïque militante.

Elle contribue aux missions des services publics de Santé et de Solidarité publiques en veillant à la compatibilité des engagements pris auprès d’eux et des propres valeurs qui la fondent.

La composition des instances délibératives de l’A.R.S.E.A.A. se base sur un principe de participation qui associe des salariés élus à des représentants des « usagers et partenaires » et à des « personnes physiques », bénévoles, parmi lesquels sont choisis ses dirigeants titulaires des six fonctions principales du Bureau.

La pluralité des représentations crée des dynamiques internes de participation et d’expression diversifiant l’approche des questions mises en discussion. L’adhésion des trois collèges aux valeurs et objectifs associatifs généraux est une condition fondamentale de la qualité et de l’efficacité de l’action de l’A.R.S.E.A.A., au même titre que l’adoption d’un fonctionnement interne basé sur le meilleur esprit de dialogue social et le respect mutuel des fonctions, rôles, responsabilités, droits et devoirs de chacun, qu’ils soient responsables des divers degrés délibératifs ou exécutifs, ou membres du personnel de l’A.R.S.E.A.A.

 

1 Une approche sociale.

L’essentiel des missions de l'A.R.S.E.A.A. s’exerce dans la région Midi-Pyrénées (2 500 000 habitants) et pour une part importante dans le département de la Haute-Garonne (950 000 habitants). En raison de son dynamisme économique, l'agglomération toulousaine (741 000 habitants) en constitue le pôle d'attraction dominant attirant vers lui un flux de population important dans un espace à dominante urbaine.

Au-delà des réponses à des difficultés spécifiques, traditionnellement inscrites dans les agréments de ses établissements et services, l'A.R.S.E.A.A. de par ses options volontaristes d’insertion sociale se trouve en situation d’écoute des besoins d'une population de proximité, d’observation et d’ouverture à ses difficultés.

Quelles sont ces difficultés? Peut-on mieux les repérer et les identifier ?

Dans une société en mutation, les questions d'urbanisme, de mouvements de populations sont étroitement mêlées.Poussé par le contexte économique, l'habitat individuel se déplace en périphérie de Toulouse. Il attire une population démotivée par l'habitat collectif et ses contraintes.

Cette démarche s’accompagne souvent, dans une situation générale d'aggravation de l’individualisme, d'un appauvrissement des communications dont les effets les plus marquants sont la montée de la solitude et son cortège d’effets de « déliaison ».

Dans les quartiers "grands ensembles" de la ville, le taux de chômage est plus important, la précarité et l'insécurité apparaissent comme des facteurs déstructurants et générateurs d'inquiétudes et de stress. La perte du sentiment d’appartenance sociale engendre aussi des tentatives « primales » de reconstituer des repères et des liens de groupe, de reconstruction de valeurs souvent en négatif, mais aussi, et c’est porteur d’espoir, de recherche spontanée de réappropriation de règles et d’identité propres.

En secteur rural, les questions de solitude, d'isolement et de précarité se révèlent aussi très présentes. La plus grande difficulté d'accès à l'information et aux soins peut y favoriser la "chronicisation" de troubles qui pourraient évoluer favorablement en d'autres circonstances.

Appréhender l'individu dans sa globalité et son appartenance à un environnement qui possède des caractéristiques sociales indéniables est un préalable que l’on retrouve dans l’approche professionnelle où les questions sociales et les questions psychiques individuelles sont en interférence permanente.

Par exemple, il est fréquent de constater que les difficultés des enfants accueillis par les services de l’A.R.S.E.A.A. s’aggravent par la déstructuration des situations familiales (familles monoparentales, déqualification sociale du rôle des pères…). La perte des liens, la pathologies des relations sociales, l’absence de références et de valeurs identitaires sont souvent à l’origine d’une personnalité peu ou mal construite : les enfants accueillis révèlent ainsi des troubles dont l’origine est multifactorielle.

Pour ouvrir et insérer l'enfant au monde, les questions de scolarité et d'accès aux connaissances sont fondamentales. Trop d'enfants, de préadolescents, d'adolescents, enlisés dans un échec scolaire profond, que l’école ne sait ou ne peut résoudre, voient leurs chances réduites d’entrer dans la vie active, faute de pouvoir accéder à une qualification. Le risque de marginalisation et de rupture sociale, d’appauvrissement ou de pertes de références identitaires, les guette.

Les problèmes de santé publique sont connus, multiples et intriqués : alcoolisme, drogue, souffrance psychique, dépression, etc., et les personnes qui en souffrent ont souvent besoin d'une longue démarche d'accompagnement avant d'entrer dans un dispositif de soin.

D’autre part, lorsqu’une situation est en équilibre difficile et que s’y ajoute le chômage, la perte d’éléments indispensables de vie, comme le logement, elle bascule vite « en galère ». Le besoin d’être reconnu dans sa dignité et sa personne, là, dans ce quartier ou ce village, d'être utile à la société, de sortir de la précarité, de pouvoir vivre décemment, qui implique, pour ceux qui le peuvent, de travailler, ou d'être formés pour retrouver un emploi, génère des souffrances telles qu’une véritable pathologie d’origine sociale peut s’installer et se développer, jusqu’à atteindre parfois des niveaux irréversibles.

La question de la citoyenneté se pose, non seulement en termes de droits accordés à tous, mais aussi quant aux moyens effectifs pour y accéder, à la possibilité de s'insérer, à part entière, dans la vie sociale sur un territoire et un environnement socioculturel et historique donnés.

C’est en ce sens que l’action du mouvement associatif contribue à la cohésion sociale et au renforcement de la citoyenneté, lorsqu'il milite et agit contre la précarisation ou la marginalisation, les risques de déliaison sociale.

Les réseaux qui se créent et les différents partenaires donnent à la vie communautaire et à son maintien, sa vitalité. Si le travail relationnel effectué en structure médico-sociale se doit d’intégrer la dialectique dedans/dehors, le travail social a aussi pour mission de permettre aux personnes en difficulté de s’inscrire dans ces réseaux pour faciliter la reconstruction ou le maintien de leurs liens, la participation à un tissu relationnel vivant.

Cette problématique concerne aussi les personnes handicapées adultes qui ont des difficultés accrues pour participer et s’insérer pleinement dans la vie sociale de l’environnement social actuel.

 

2 Des principes d’accueil et des conceptions de base.

Les enfants, les adolescents et les personnes adultes qui s’adressent à l’A.R.S.E.A.A. sont accueillies dans des dispositifs (établissements ou services) qui sont destinés à les aider à résorber, surmonter et assumer au mieux les difficultés qu’ils peuvent rencontrer de manière transitoire, réversible ou encore plus durablement. Ils traversent parfois des moments de grande détresse qui nécessitent soutien et accompagnement, mais aussi des capacités d’accueil et d’hébergement.

C’est particulièrement au moment où se formulent les demandes qui s’adressent à l’Association ou lorsqu’il faut offrir « un toit », que se révèlent de la manière la plus claire et la plus évidente les valeurs associatives.

En effet, l’accueil, les modalités d’hébergement, les manières d’aborder les problèmes de la vie quotidienne sont indissociables des valeurs qui les fondent.

Communément connues, partagées et mises en œuvre par tous les acteurs qui participent aux missions de l’Association elles régissent étroitement les conceptions de base qui président la conduite des projets et le sens même de leur mise en œuvre.

La conception la plus fondamentale qui découle directement des valeurs associatives est qu’; « enfants, adolescents ou adultes, les personnes qui s’adressent aux établissements et services de l’Association sont des sujets de droit dont la citoyenneté est reconnue quel que soit le niveau des difficultés qu’elles peuvent rencontrer »

L’Association garantit la plus grande analogie possible entre le statut de ses usagers et celui des citoyens ordinaires

Cela suppose également la mise en œuvre de résolutions qui concernent tous les niveaux des actions entreprises, sociales, médico-sociales, médicales et pédagogiques.

-Élaborer un statut des usagers,

- concevoir et mettre en application des modalités pratiques d’accueil,d’écoute et de médiation,

- impliquer et faire participer les usagers à la conception des projets,

- leur permettre de contribuer à l’évaluation de leur réalisation,

- institutionnaliser leur représentation à tous les niveaux de la vie collective,

Les formes de cette implication peuvent d’ailleurs en être très différentes, suivant les spécificités du service, de l’établissement ou des usagers, (livret d’accueil, règlements de fonctionnement, contrats de séjours ou d’objectifs, réunion avec les usagers …) mais elles sont contenues explicitement dans leurs projets, communiquées clairement.

Mettre au centre du projet associatif les usagers en tant que sujets de droit ancrés dans une citoyenneté reconnue consiste à promouvoir un véritable droit des usagers.

Mais il ne suffit pas de dire qu’ils sont placés au centre de ses dispositifs pour qu’ils le soient ou le deviennent automatiquement.

Chaque jour, dans toutes ses facettes et sa dynamique, un projet s’enrichit de ses pratiques s’il peut les confronter aux exigences éthiques ainsi qu’aux cadres déontologiques. C’est un espace à formaliser et à construire. (Voir paragraphe 1.1 « Développer la Prévention »)

La reconnaissance des droits et des devoirs réciproques, la recherche constante de la meilleure adéquation possible entre les offres et les attentes (ou les besoins) du public qui s’adresse à l’Association, nécessite le développement et la mise en œuvre d’outils institutionnels qui soutiennent ces objectifs. Mais cela doit se percevoir et se constater concrètement dans l’accueil, l’architecture, le logement, l’information, mais aussi dans l’engagement de préserver et/ou d’étayer la (re)construction des liens personnels sociaux et familiaux, de soutenir la réalisation de projets de vie.

 

3 Améliorer les droits sociaux des usagers.

« L’usager est une personne à part entière. »

La logique d’institution et de prise en charge érigée par la loi de 1975 a fait place à une logique d’actions ou d’interventions différenciées, de réponses adaptées à la situation des personnes accueillies.

Elle cherche à les concevoir et les intégrer, avec leurs représentants, comme acteurs de leur propre projet, elle veut les associer et les accompagner dans leur propre mouvement.

De la même manière chaque établissement est conçu comme un ensemble opérationnel de services et d’actions, au bénéfice de ses usagers dans le cadre de réseaux coordonnés de compétences. Il est logique que ces services qui ont été créés pour répondre à des besoins précis puissent s’adapter, selon l’évolution des situations et des connaissances, se transformer radicalement si c’est nécessaire voire s’arrêter .

Les difficultés psychiques et sociales, les déficiences ou les handicaps de toutes sortes, accroissent les risques de dépendance ainsi que la vulnérabilité vis à vis d’un service, d’une structure ou d’une équipe.

Il importe donc de créer des garanties institutionnelles qui protègent les usagers de ces problèmes.

Les actions sociales et médico-sociales comportent aussi des contraintes qu’il faut pouvoir associer aux droits, à la liberté, ainsi qu’à la citoyenneté comme il faut pouvoir prendre en compte la nécessité de la protection des enfants, des adolescents et des adultes et tenter de la conjuguer avec leurs aspirations propres.

Aux besoins de protection , à la reconnaissance de toutes les composantes d’une personnalité, aux nécessités du travail et des prises en charges, à l’exigence des responsabilités professionnelles et déontologiques, doit s’adjoindre le respect impératif de l’intégrité et de l’intimité.

La reconnaissance d’une position de responsabilité professionnelle et déontologique est à intégrer dans une conception plus large qui englobe l’expression de tous, les personnes accueillies, leurs familles ou leurs représentants, mais aussi les salariés de l’Association et les différents partenaires...

 

 

 

 

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