Pourquoi adhérer au CNGOF ?

Publié le 01 Sep 2022 à 15:26
#Gynécologue-obstétricien

Interview du Dr Olivier MULTON

Le SYNGOF entretient des relations privilégiées avec le Collège des Gynécologues Obstétriciens de France et siège au sein de ses commissions

Depuis sa création en 1970, le Collège des Gynécologues et Obstétriciens de France oeuvre au développement et au progrès, sous toutes leurs formes, de la gynécologie et de l’obstétrique au travers de ses travaux sur la recherche, l’enseignement et les recommandations cliniques.

  1. : Docteur Multon, pouvez-vous nous présenter en quelques mots le CNGOF ?
    O. M. : pour présenter le Collège des Gynécologues Obstétriciens de France, ou CNGOF, il me paraît important d’évoquer son fondateur, Jacques Varangot. Ce professeur de clinique obstétricale et gynécologique a été précurseur en s’orientant dès le début de ses études médicales vers la recherche, à une époque où la clinique était reine. Il avait une conception très moderne de l’obstétrique et c’est en 1970 qu’il lui parut utile de réunir des spécialistes français ayant reçu la même éducation et exerçant le même art. Dans son esprit, que ses successeurs ont respecté, e Collège ne devait pas être un syndicat chargé des intérêts matériels de la profession, mais un organisme chargé d’organiser la spécialité et de représenter la profession auprès des pouvoirs publics. Depuis, le collège a pour objet le développement et le progrès, sous toutes leurs formes, de la gynécologie et de l’obstétrique. Au sein de son CA et de ses diff érentes commissions siègent des représentants des sociétés savantes et groupements professionnels, dont le SYNGOF, qui contribuent à ses travaux. Il coordonne la recherche et l’enseignement de la spécialité et intervient sur la formation continue en rédigeant des recommandations pour la pratique clinique.
  2. : Comment le travail du CNGOF participet-il à la pratique quotidienne des praticiens de ville ?
    O. M. : pour les gynécologues obstétriciens de ville, il est important de pouvoir faire évoluer leur pratique quotidienne en s’appuyant sur l’éclairage scientifi que d’un comité d’experts. En étant membre du collège, nous faisons partie d’une communauté de gynécologues obstétriciens qui sont davantage tournés vers la Recherche et l’Enseignement et qui peuvent éclairer notre pratique dans des cas diffi ciles et compliqués. Il est indéniable que cela ouvre des portes : quand on veut avoir un avis spécialisé, il est plus facile de contacter un référent universitaire assez pointu en passant par la secrétaire du collège.

Sur un mode de réciprocité, le collège sollicite de plus en plus les gynécologues obstétriciens libéraux et non universitaires pour leur relecture des guides de pratiques cliniques afi n que cellesci soient adaptées à la pratique quotidienne. Leur contribution est primordiale car ces recommandations pour la pratique exposent à des risques médicaux légaux importants.

  1. : Le Collège regroupe plusieurs commissions. Est-il possible d’y prendre part ?
    O. M.  : le CNGOF est régulièrement consulté pour les recommandations, les labellisations... Il est notamment le correspondant de la HAS dont il répercute les demandes sur l’ensemble de ses membres pour participer aux comités de lecture des diff érentes recommandations.

Il y a donc un grand travail de lecture et de participation aux instances du collège, aux différentes commissions spécifiques qui ont besoin de médecins pour les faire vivre et les libéraux y ont vraiment leur place pour porter leur voix et être acteur des recommandations qui vont impacter leur pratique. Nous souhaitons notamment que les jeunes s’impliquent davantage dans ces instances qui préparent l’avenir de leur profession.


Dr Olivier MULTON

Article paru dans la revue “Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France” / SYNGOF n°02

 

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