Point sur les CBNPC avec réarrangement ALK

Publié le 1706023007000


Le cancer du poumon avec réarrangement ALK concerne 4 à 5 % des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC). Le profil des patients est classique des addictions oncogéniques : on retrouve une majorité de femmes (60 %), non fumeuses (60 %) et plus jeunes que les CBNPC sans mutation ciblable (55-58 ans). Histologiquement, on retrouve plus de 90 % d’adénocarcinome, essentiellement mucineux (1). Classiquement, on décrit trois sites métastatiques préférentiels : le cerveau (25 % à 40 % de métastases cérébrales inaugurales), les ganglions lymphatiques et les séreuses (pleurale, péricardique et péritonéale).

Physiopathologie et voies de signalisation

Le gène ALK, pour Anaplasic Lymphoma Kinase, est un gène situé sur le chromosome 2 qui code pour une protéine membranaire avec un domaine intracellulaire à activité tyrosine kinase. Le récepteur ALK active plusieurs voies de signalisations intracellulaires essentielles au développement embryologique et à la neurogenèse mais aussi à l’homéostasie cellulaire, telles que la voie des MAP kinases, de PI3K/ AKT/mTOR ou encore de JAK2-3/ STAT3 (Figure 1) (2).