« On a mis les bouchées doubles pour faire une belle université de rentrée »

Publié le 1652252152000


L’Université de rentrée de l’ISNI, c’est le 26 novembre ! On a passé un coup de fil à David Soussi, l’un des deux chargés de mission UDR, pour savoir à quoi on doit s’attendre…

« H » : L’UDR approche, c’est la dernière ligne droite !
Comment avez-vous préparé cette édition 2016 ?
David Soussi : On a mis les bouchées doubles pour faire une belle UDR étant donné que celle de l’an dernier n’a pas eu lieu. Ça fait 6 mois qu’on est dessus ! On a donc préparé un beau retour...

Pourquoi avoir choisi de la faire à Poitiers ?
On trouve ça sympa de délocaliser certains événements pour faire connaître d’autres villes en France, et puis Poitiers est une ville dynamique au niveau politique. En 2015, il y avait 80% de grévistes contre la Loi santé ! On arrive bien à mobiliser les gens autour de nous, et on a toujours été intéressés par les droits des internes.

Qu’est-ce que vous nous avez concocté ?
Ça va être une journée bien remplie ! On a invité de nombreux experts de qualité pour les débats. Je pense par exemple à Philippe Leduc, un médecin-journaliste qui va animer les débats (et que « H » a interviewé dans le dossier, p.22) avec qui on a préparé l’UDR. La journée est découpée en plusieurs parties :

  • une partie introductive : Marisol Touraine vient dire un mot d’introduction, ainsi que quelques bon acteurs de la ville de poitiers, comme Alain Claeys, député-maire socialiste qui fait beaucoup pour la santé
  • une partie théorique sur le financement de la santé, notamment la question des mutuelles, issue d’une réflexion lors des grèves contre la Loi santé. Ce sera pédagogique, avec des invités de qualité comme Etienne Minviellel (EHESP), Elisabeth Hubert, ancienne ministre de la Santé ou le sociologue Frédéric Pierru.
  • une série de questions aux internes, qui vont orienter les débats de l’après-midi avec les syndicats, des politiques…
  • Puis, une table ronde plus légère : “Le médecin est-il encore libre?” suivie d’une belle conclusion d’Anne-Marie Armenteras de Saxcé, la directrice de la DGOS

Et ensuite, c’est entrée gratuite pour tout le monde au futuroscope avant de finir en beauté avec la soirée de gala !

Si tu devais convaincre un interne réticent, tu dirais quoi ?
C’est ouvert à tous et gratuit ! Les débats et les invités sont vraiment de qualité et c’est toujours bien pour les internes de s’intéresser un peu à ce qu’ils font dans leur vie de tous les jours. Le financement de la santé, ça nous concerne tous. En plus, on a essayé de rendre ça ludique et agréable, et on espère qu’un maximum d’internes se sentent concernés et viendront participer au débat ! Ne croyez pas que l’ISNI est “fermée” : à l’UDR, les réunions sont ouvertes à tous, y compris aux gens du privé et aux médecins généralistes.

POUR PLUS D’INFORMATIONS, RENDEZ-VOUS SUR LE SITE DE L’ISNI : ISNI.FR

SYRIE, LA TÉLÉMÉDECINE POUR SAUVER DES VIES

Photos : Pierre Gautheron.

Smart Camera, c’est une appli tout bête qui permet d’aider aux soins des blessés de guerre, le tout à 10 000 kms de distance. Si les docs syriens installés aux Etats-Unis ont fait le pari de la télémédecine, c’est que, sur place, il y a pénurie de médecins.

« Il suffit que j’ouvre l’application – qui s’appelle Smart Camera – sur mon téléphone pour voir ce qui se passe dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital d’Alep, par exemple », explique Zaher Sahloul au site Les observateurs de France 24. Ce médecin spécialisé en soins intensifs, installé à Chicago précise : « Je peux demander au médecin ou à l’infirmier en face de moi de déplacer la caméra vers le patient, de me faire voir le moniteur des signes vitaux, etc. Une fois que j’ai suffisamment d’informations sur son état, j’oriente mon interlocuteur sur la façon de traiter le malade. »

Les quelques docs encore sur place utilisent aussi des services de messagerie en ligne classiques comme WhatsApp, Viber ou Skype pour demander de l’aide à leurs confrères du monde entier. C’est par exemple le cas du traumatologue britannique David Nott, spécialiste de la chirurgie sur champ de bataille. Interrogé par l’Express, Nott explique « recevoir régulièrement sur son smartphone des messages et des images de collègues désespérés de Alep qui doivent réaliser de lourdes opérations sur de victimes notamment de bombes à fragmentation. »

Une solution à court terme, car le nombre de médecins locaux s’amenuise de jour en jour. Selon l’Union des organisations de secours et soins médicaux, « plus de 640 professionnels de la santé ont été tués depuis le début de la crise, et environ 58% des hôpitaux publics et 49% des centres de soins publics fonctionnent partiellement ou alors sont fermés. »

Article paru dans la revue “Le magazine de l’InterSyndicale Nationale des Internes” / ISNI N°15

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