Médecine d’ailleurs : Vietnam

Publié le 1652160610000

LA VIE D’ÉTUDIANT ET D’INTERNE EN MÉDECINE AU VIETNAM

Le Vietnam est un pays d’Asie du Sud-Est, s'étendant sur 330.000 km2 et comptant 90 millions d’habitants.

Avec un système de formation médicale en développement, ce pays possède 31 facultés de médecine et 45 collèges de médecine. Tous les enseignements sont réalisés en vietnamien.

Les études de médecine durent six ans avec les deux premières années consacrées aux sciences de base. A partir de la troisième année on commence à apprendre les matières proprement médicales et à réaliser des stages hospitaliers. Une des difficultés actuellement rencontrées, c’est la surcharge des hôpitaux, non seulement à cause du nombre de patients, mais aussi sur le nombre d’étudiants. Il n’y a pas assez de lieu de pratique pour les étudiants, ce qui constitue un réel impair dans leur formation.

A la fin de la 6ème année, on passe un examen de fin d’études afin d’obtenir le diplôme de médecine. À ce moment-là, on a le choix entre continuer des études en se spécialisant (en participant au concours de l’internat) ou de travailler dans les hôpitaux en tant que médecins généralistes.

Au Vietnam, il n’existe pas de système de médecine de ville. C’est pourquoi tous les médecins doivent travailler dans les hôpitaux ou au sein d’associations médicales.

La vie extrahospitalière est limitée. Les internes doivent rester deux tiers de leur temps à l'hôpital. Ils assurent en premier et directement le contact avec les patients. Et ce sont eux qui sont au plus proche des patients.

Les études d'interne spécialisé en pédiatrie durent 3 ans. On change le service chaque trimestre. Durant ces trois ans, nous devons passer dans toutes les sur-spécialités pédiatriques. On termine les études en passant l’examen théorique et clinique. Puis c’est la soutenance de la thèse rédigée en deux ans.

J’ai eu l’occasion de faire un stage en France pendant un an. Je comprends désormais la différence entre les systèmes médicaux vietnamien et français. Nous manquons à la fois de ressources humaines et matérielles. De là naît une frustration lorsque nous ne pouvons aller au bout de la démarche étiologique. C’est pourquoi, chaque année, des étudiants vietnamiens effectuent des stages en France, aux États-Unis, en Allemagne, en Australie... afin d’apprendre et de rapporter de nouvelles techniques chez nous.

Nous nous efforçons de développer au mieux notre système médical et nous serions très heureux d'échanger nos connaissances.

 

Bienvenue au VIETNAM !
Trân Thi HANH CHÂN
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Article paru dans la revue “Association des Juniors en Pédiatrie” / AJP n°12 

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