Les expériences en IFMK

Publié le 27 May 2022 à 13:16
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Expérimentation d’une formation par projet à la démarche qualité en kinésithérapie

Tristan LIVAIN (PTO, MSc), Jacques VAILLANT (PT, PhD), Nicolas PINSAULT (PT, PhD)
IFMK du CHU de Grenoble

Introduction
Une formation élémentaire à la démarche qualité en kinésithérapie est expérimentée depuis l’année universitaire 2010/2011 à l’école de kinésithérapie du CHU de Grenoble. Le point de départ de notre réflexion est que la prise en charge en kinésithérapie d’un patient repose sur un bilan diagnostic de kinésithérapie permettant d’évaluer ses besoins, de lui proposer un traitement adapté, d’appliquer le traitement, d’en contrôler l’exécution, puis d’en mesurer les effets afin d’évaluer la réponse aux besoins initiaux du patient et le cas échéant de fixer de nouveaux objectifs. Nous pouvons donc constater des similitudes entre les processus théoriques d’une démarche thérapeutique et d’une démarche d’amélioration de la qualité d’un service. En initiant les futurs professionnels à la qualitique et à sa méthodologie (cf. annexe 1), l’ambition est de favoriser l’amélioration de la qualité de la prise en charge des usagers ainsi que l’intégration des kinésithérapeutes dans l’administration du système de santé.

Présentation
Nous avons placé cet enseignement en début de troisième année (ou semestre 7). Nous avons choisi de l’inscrire, autant que possible, dans un modèle théorique d’apprentissage constructiviste. Six heures de cours magistraux ont été consacrées à l’apport des connaissances élémentaires en management des ressources humaines ainsi qu’en qualitique. Puis, à partir des acquis théoriques et des ressources documentaires mises à disposition, nous avons proposé aux étudiants un projet d’appropriation en travaux dirigés. Les thèmes retenus étaient « l’amélioration de la qualité du stage de recherche » en 2010/2011 et « l’amélioration de la qualité de leur formation clinique » en 2011/2012. L’exercice devait permettre le positionnement des étudiants en acteurs effectifs et non pas virtuels d’une démarche d’amélioration. Seule la trame du projet a été donnée aux étudiants afin qu’eux-mêmes définissent, renseignent, formalisent, conçoivent, exécutent, analysent au cours des différentes étapes le processus engagé pour enfin être en mesure de proposer des améliorations. Il avait été initialement contractualisé avec les étudiants que cette démarche qualité leur appartenait ; la régulation de l’enseignant relevait dès lors essentiellement de la coordination de projet. Les 54 étudiants concernés ont été répartis en trois groupes avec des missions clairement définies et programmées. Chaque groupe de travail a bénéficié de quatre heures de travaux dirigés au minimum ainsi que d’une heure trente de restitution commune. L’élaboration finale du rapport était à la charge de l’enseignant/responsable de projet et devait être remis au Comité de pilotage de la démarche qualité. Le projet programmatique était de permettre aux étudiants l’appropriation :
- des savoirs théoriques enseignés ;
- de l’animation et de la gestion intragroupe et intergroupe ;
- de la définition, de l’écriture de processus et procédures ;
- de la conception d’un outil d’enquête ;
- de l’utilisation d’un tableur ;
- de l’analyse de données ;
- de la discussion et de la critique de résultats d’enquête ;
- de la formalisation constructive d’idées, de réflexions, de propositions ;
- de la prise de conscience des limites de tout système d’activités qu’elles soient temporelles, organisationnelles, ou encore financières.

La fiche de synthèse (cf. annexe 2) permet de suivre et comprendre la démarche réalisée. Les propositions émises ont été prises en considération dans la limite des contraintes réglementaires.

Analyse
Les élèves ont pu exprimer leur capacité à intégrer les savoirs théoriques et à les appliquer, Pour certains étudiants, ceci a constitué une première, utile dans le cadre de leur propre travail de recherche scientifique.

Un questionnaire de satisfaction a été renseigné anonymement par les étudiants au terme du projet.49 questionnaires sur 54 ont été retournés.

Intérêt d’une formation participative par projet

42 étudiants sont satisfaits de l’intérêt d’une formation participative par projet contre 7 qui ne le sont pas.

Savoirs théoriques fournis

35 étudiants sont satisfaits des savoirs théoriques fournis contre 14 qui ne le sont pas.

Savoir-faire acquis

34 étudiants sont satisfaits du savoir-faire acquis contre 15 qui ne le sont pas.

Thème du projet

42 étudiants sont satisfaits du thème du projet contre 7 qui ne le sont pas.

Réalisation du projet de formation en groupes de T.D.

38 étudiants sont satisfaits de la réalisation du projet de formation en groupe de TD contre 11 qui ne le sont pas.

D’après les étudiants, le projet aurait mérité d’être davantage étalé dans le temps ce qui eut permis une meilleure appropriation de la démarche d’amélioration de leur part et donc une participation plus homogène.

Conclusion
L’expérimentation tend à démontrer, si besoin est, l’intérêt et l’aptitude des étudiants à s’impliquer dans une formation par projet. Toutefois les contraintes programmatiques sont telles qu’en l’état, ce mode d’apprentissage atteint facilement ses limites et donc son efficacité. Il n’est pas concevable de chercher à favoriser le développement de l’esprit critique, du questionnement, de la problématisation, de la conceptualisation des élèves s’il ne leur est pas accordé, pas plus qu’aux formateurs, le minimum de temps nécessaire. L’équipe pédagogique devra donc réfléchir à la poursuite de cet enseignement et de ses modalités, notamment dans le cadre de la réforme de la formation à venir

Annexe 1

Champs Critères Marqueurs Références
Démarche
qualité santé
Moyens mis en oeuvre pour améliorer l’ensemble des caractèristiques du service rendu au
patient qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire les besoins explicites et implicites
Evaluation des pratiques professionnelles
Mise à jour des
compétences
Partage des compétences
Communication,
relation
HAS
IFDQS
Série des normes ISO
9000
Norme ISO 8402
Chabot
Wittorski
Cohendet
Gatto
Honnorat
Bouget

La démarche qualité en santé, d’après T. LIVAIN

Annexe 2
Fiche de synthèse :
Avertissement : la démarche d’amélioration de la qualité de la formation clinique en masso-kinésithérapie est un exercice de formation par projet dont l’objectif est d’initier les étudiants de troisième année de l’EKCHUG à la qualitique. La formation clinique constitue la moitié de la formation professionnelle en masso-kinésithérapie répartie entre la fin de la première année de formation ou L2 MK-APAS et la fin de la troisième année de formation ou M1 MK-APAS. La formation clinique est composée de sept stages durant 2 à 5 semaines répartis sur 3 années de formation dont les objectifs sont :

  • Mettre en oeuvre un raisonnement clinique.
  • Mettre en pratique les connaissances théoriques.
  • Appliquer le processus kinésithérapique.
  • S’immerger dans le monde professionnel et s’y confronter
  • Développer les capacités relationnelles (entre professionnels et avec le patient).
  • Accroître l’autonomie de l’étudiant.

Il existe dans la formation clinique 6 champs qui forment le « parcours » de l’étudiant dans sa formation clinique. Ce sont les champs : ambulatoire, neuromusculaire, musculo-squelettique, gériatrique, pédiatrique et de médecine interne ainsi qu’un champ libre dit « hors clinique ».

Il est possible de réaliser une partie de la formation clinique à l’étranger (Erasmus ou autre) ainsi qu’en dehors de la région grenobloise. Différentes possibilités sont offertes à l’étudiant, il peut réaliser son stage dans le secteur public, privé ou associatif.

L’étudiant doit rendre des travaux écrits qui constituent un enjeu majeur dans le cursus de sa formation clinique et qui permettent de valider ses années de formation.

Les modalités d’évaluation sont la mise en situation professionnelle ainsi que l’évaluation du stage selon la feuille dédiée, commune aux instituts de formation de la région Rhône-Alpes.

Les justifications de cette démarche d’amélioration sont :

  • Evaluer l’utilité, la pertinence des terrains de stage.
  • Identifier les points positifs, les points perfectibles, proposer des améliorations.
  • Favoriser l’identification des objectifs de chacun (étudiants, équipe pédagogique, kinésithérapeutes référents).
  • Favoriser la communication entre les différents intervenants de la formation clinique.

Le comité de pilotage est composé de son président (le directeur de l’EKCHUG), du responsable pédagogique de la formation clinique, du chef de projet et des correspondants qualités désignées par les 54 étudiants de troisième année, tous acteurs de la démarche.

Les thèmes évalués sont :

  • La gestion des stages par l’équipe pédagogique.
  • L’évaluation de la formation clinique.
  • La variété des divers champs de stage.
  • La durée, le nombre et la répartition des stages tout au long du cursus.
  • Le suivi psychologique de la formation clinique.
  • La participation de l’équipe kinésithérapique, paramédicale et médicale à l’accueil et l’intégration de l’étudiant.
  • L’autonomie donnée à l’étudiant.
  • Le temps consacré à la formation de l’étudiant.
  • Le nombre et la diversité des patients pris en charge par l’étudiant.
  • L’utilité du livret de formation clinique.

Introduire un stage à l’étranger dans le parcours de formation clinique des étudiants en masso-kinésithérapie de Marseille

Dans l’esprit des étudiants, “stage à l’étranger” peut avoir plusieurs connotations. Cela va du stage dans les DOM-TOM au stage dans un cadre humanitaire. Il est parfois nécessaire de préciser que les DOM-TOM font partie intégrante de la France et qu’ils ne constituent pas un stage à l’étranger. Les motivations des étudiants sont franchement différentes entre effectuer un stage à la Martinique et un stage au Togo.

De nombreux IFMK en France offrent la possibilité à leurs étudiants d’effectuer une partie de leur formation clinique à l’étranger.

A Marseille, sur les cinq dernières années, des étudiants ont pu partir au Sénégal, au Vietnam, au Togo, au Laos, au Bengladesh. Ce qui représente environ 4 étudiants par an, tout en précisant que la demande des étudiants est de plus en plus forte chaque année (pour l’année 2013 nous avons 15 candidatures !!!!). On peut d’ores et déjà faire la différenciation entre les terrains de stage à l’étranger qui sont récurrents, c’est-àdire habitués à recevoir des étudiants en masso-kinésithérapie français (comme le CNAO de Lomé) et des nouveaux terrains de stage comme l’hôpital d’Hanoi. L’agrément et le choix de faire partir des étudiants à l’étranger sont évidemment sensibles à ce dernier point.

Côté texte légal
L’arrêté du 23 mai 2011 relatif aux études préparatoires et au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute stipule que “les terrains de stage sont agréés annuellement par le directeur de l’institut de formation après avis du conseil pédagogique”. On y retrouve des indications quant aux lieux, aux types, aux indemnités perçues par les étudiants, aux critères de validation mais aucun mot sur l’introduction de la formation clinique à l’étranger dans le parcours de l’étudiant. Seule la notion de distance est évoquée dans le remboursement des frais de transport : “sur la base d’une distance maximale aller retour de 1200 kilomètres effectués dans un véhicule d’une puissance fiscale au plus égale à 5cv”. Le stage devant se réaliser en France pour être indemnisé des frais

Faute d’information précise, sur quels critères se baser pour agréer un stage à l’étranger et y envoyer des étudiants ? En premier lieu, l’étudiant qui désire effectuer un stage à l’étranger ne peut partir qu’au cours de sa 3ème année. Il doit constituer très tôt un dossier avec les parties suivantes :

  • Présentation du pays (géographie, population, contexte socio-économique, contexte politique) ;
  • Présentation de la structure dans laquelle se fera le stage (type de structure, personnel médical, personnel paramédical, population de patients accueillis) ;
  • Présentation de la personne qui encadre l’étudiant au sein de la structure ;
  • Présentation de l’association avec laquelle l’étudiant est en lien (dans le cadre d’une association humanitaire) ;
  • Présentation des objectifs et du projet de l’étudiant ;
  • Présentation du financement (voyage, hébergement, nourriture, vaccins, …) ;
  • Présentation des vaccinations obligatoires.

Du point de vue des étudiants
Le 10 septembre 2012 : premier jour de stage à l’hôpital Viet Duc de Hanoi.

C’est sous une chaleur étouffante que nous avons assisté à une greffe de peau sans anesthésie, au rasoir, et dans une des grandes salles du service d’orthopédie, qui accueille une quinzaine d’autres patients, dont des enfants. Bienvenue dans le monde hospitalier vietnamien !

Étudiantes en 3ème année de kinésithérapie à Marseille, nous avons eu la chance de pouvoir vivre une expérience très enrichissante sur le plan humain en travaillant 5 semaines au rythme des infirmières et infirmiers vietnamiens. Une journée de travail de 10 heures n’était pas suffisante pour nous permettre de voir tous les patients. Le service d’orthopédie de l’hôpital Viet Duc accueille environ 150 patients pour environ 130 lits dans des salles communes (…). Ici, pas de chambre particulière, ou du moins, seulement pour ceux qui peuvent se le permettre. Tous les pansements sont ouverts à 9h pour la visite des médecins et internes, puis mis à neuf sous les regards des familles et des patients voisins (non sans nausées...).

N’ayant pas la même « kinésithérapie », voire une absence de kinésithérapie à l’hôpital, nos prises en charges ont été appréciées et très largement remerciées de sourires inoubliables.

Ces 6 semaines ont été ponctuées de week-ends hors de la vivante et bruyante ville de Hanoi. Destinations : un havre de paix et 7ème nouvelle merveille du monde : la Baie d’Halong ; puis Sapa : vaste campagne dans laquelle nous avons marché 2 jours au coeur des rizières ; enfin, la Pagode des Parfums : montagne de temples et lieux de cultes tous plus luxueux les uns que les autres...

A l’heure actuelle, nous ne savons toujours pas comment remercier tous les gens que nous avons côtoyés durant ce séjour et qui nous ont fait découvrir un pays et une culture pleine de gentillesse, de sourires et d’humanité parfois si difficiles à trouver en Occident.
Cam eun yo !

Après le stage ?
Les stages à l’étranger sont souvent, sinon tout le temps, très enrichissants pour l’étudiant. Il apparaît ainsi primordial que celui-ci en fasse un exposé à son retour à l’IFMK qui peut prendre la forme d’une présentation orale où sont invités les différentes promotions, les partenaires qui ont pu donner du matériel dans un cadre humanitaire ou tous MKDE intéressés par la masso-kinésithérapie à l’étranger. Afin de ne pas perdre les liens qui se tissent au fur et à mesure des stages successifs, il est nécessaire d’assurer un suivi des données récoltées et de constituer ainsi un réel réseau de formation clinique en masso-kinésithérapie à l’étranger.

Luc MAYNARD
Arnaud SIMON
Maëlle UNFER
Sophie YVORRA

Expériences de stages à l’étranger pour les étudiants de l’IFMK de Rennes
La volonté d’ouverture vers l’international constitue depuis maintenant 7 ans un axe fort du projet pédagogique de l’IFMK de Rennes. Comme pour beaucoup de projets, ce sont des circonstances, des rencontres qui ont permis ce développement. C’est le cas notamment de la visite du directeur de l’IFMK de Rennes au TOGO en 2005 qui a permis la mise en place d’une convention de jumelage avec l’ENAM de Lomé. C’est le cas également du partenariat avec l’institut Parnasse Deux Alice de Bruxelles qui nous a incité à demander la charte Erasmus que nous avons obtenue en 2008. L’attrait des étudiants pour ce type d’expériences a aussi été un élément déterminant pour la réussite de ce projet.

Chaque année, quelques-uns des étudiants de l’institut (10 % de l’effectif) ont la possibilité d’effectuer un stage clinique de 7 à 12 semaines dans un pays étranger.

Ces stages réservés aux étudiants de 3ème année se déroulent durant l’été ou lors de la période de Janvier/Février en Europe sous la forme de contrat Erasmus, au Togo, au Sénégal, au Maroc, en Australie, USA, Nouvelle-Zélande. L’organisation de ces stages est la même que pour tout autre et passe par un échange de conventions : agrément des personnes encadrantes et des lieux. L’étudiant est soumis aux mêmes nécessités : investissement, professionnalisme et validation des compétences

Les stages à l’étranger se présentent sous 3 formes distinctes. La première et la plus ancienne date de 2006. Elle est née d’un partenariat entre l’Ecole Nationale des Auxiliaires Médicaux (ENAM) du Togo à Lomé et l’IFMK de Rennes.

Les formateurs de l’ENAM, par les contacts entretenus sur le terrain, ont permis à nos étudiants de poursuivre leur apprentissage au sein des hôpitaux universitaires de Lomé ainsi qu’auprès des professionnels dans des établissements à l’intérieur du pays.

En 2009, après le dépôt de dossiers, notre établissement a reçu l’agrément pour l’octroi de 2 bourses d’étude sous l’égide d’ « Erasmus ». Ces bourses pour 3 mois de stage se déroulent pour l’instant en Allemagne, Espagne et surtout en Belgique car il n’y a pas de barrière linguistique.

Le placement des étudiants se fait dans des services et des établissements de soins par l’université du pays avec laquelle des accords d’échange ont été établis au préalable. Par souci de réciprocité, notre institut permet la venue d’étudiants étrangers dans des établissements accueillant habituellement nos étudiants. Seuls les stages sont possibles et donnent lieu à des ECTS ; il n’est pas encore possible d’accueillir des étudiants pour un cycle complet d’études.

La 3ème possibilité d’effectuer des stages à l’Etranger est très « classique » puisqu’elle consiste à effectuer des « training periods » dans des cabinets de physiothérapeutes en Australie, en Nouvelle-Zélande ou aux Etats-Unis ou bien des stages en établissement au Sénégal à Dakar, au Maroc à Casablanca. Les contacts ont été noués par l’intermédiaire de formateurs travaillant pour l’IFMK de Rennes ayant fait des formations continues in situ ou par des recherches personnelles des étudiants ou encore par des liens professionnels des formateurs.

Pour tous ces stages, les agréments ont été donnés car les différents lieux répondent aux critères de l’Institut :

  • Les établissements reçoivent des étudiants et les professionnels bénéficient de formations ;
  • Des correspondants tuteurs sont identifiés ;
  • La logistique est connue ;
  • Les validations sont prononcées selon les critères de l’Institut.
  • Les étudiants sont assurés comme pour n’importe quel stage clinique.

Quelques visites ont été effectuées (Australie, Maroc, Togo), d’autres sont à venir (Sénégal) par des formateurs de l’Institut.

La sélection des étudiants se fait par un jury (directeur et responsable de la formation clinique) sur la motivation, le mérite (notes et appréciations de stage) et aussi sur la maîtrise de la langue pour les étudiants allant dans un pays non francophone ; le niveau est évalué par un organisme formateur spécialisé.

Ces stages correspondent à une volonté d’ouverture de l’institut qui cherche à offrir une formation innovante pour ses étudiants. Ces stages sont proposés comme expérience professionnelle marquante et également comme moment de vie et de partage.

La sélection cherche à gratifier des étudiants méritants, ayant besoin de se mettre dans une situation de moindre confort mais cependant maitrisée pour grandir professionnellement. Ces « ambassadeurs » doivent présenter un certain nombre de capacités d’ouverture, de recherche, d’adaptabilité et de partage.

Ils maîtrisent déjà un certain nombre de techniques car ils peuvent aider à l’amélioration et à la connaissance des équipes assurant l’accueil.

En conclusion, cette expérience de stages à l’étranger est très riche à différents points de vue. Le bilan est au final très positif. Toutefois, il ne faut pas en méconnaître les contraintes. La charge administrative est importante, pour un nombre limité d’étudiants. Le nombre d’étudiants intéressés est grand, les critères de sélection ne sont pas si évidents. L’impact budgétaire n’est pas à négliger : cours de langue, visites sur le terrain du responsable de la formation clinique. Par contre, des subventions d’aide à la mobilité offertes par le conseil régional de Bretagne permettent d’éviter, en grande partie, une sélection par l’argent. Le stage à l’étranger constitue pour l’étudiant une expérience très forte sur le plan personnel. La responsabilité de l’IFMK est de s’assurer que ces stages sont des « vrais stages » contribuant à leur formation professionnelle.

Propos de la tutrice australienne :
“I find it useful particularly as in teaching the student, the parents of my clients also get to learn and I also evaluate my treatment more consistently while I have a student. I enjoy helping the students with their special projects and this does allow for further development of my knowledge.

I have not encountered many obstacles during the internship, but finding time for individual supervisions while I have such a busy schedule can be problematic. English skills are very important and this year with a student with a good command of English I was able to give him his own clients to treat and I felt this beneficial for everyone.

I have not had regular students from Australia as they have placements in our hospitals here, but feel from talking to other professionals that your students are equal in knowledge. I have the students from Rennes before they do their pediatric unit but they appear to have a good neurological basis and this transfers well to my client load.”

Hubert GAIN
Directeur de l’IFMK
Philippe MENAIS
Responsable de la formation clinique

                 Article paru dans la revue “Syndicat National de Formation en Masso-Kinésithérapie” / SNIFMK n°3

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Publié le 1653650206000