Le SYNGOF vous informe : Focus sur la qualité des soins prodigués en maisons de naissance en France

Publié le 1652503149000

Un rapport publié en novembre 2019 évalue la qualité des soins en Maison de Naissance (MdN) pendant l’année 2018.


E. PEIGNÉ*

Ce rapport a été réalisé par un groupe de recherche constitué des unités de l’INSERM et du CNRS, de l’AUDIPOG, du CNGOF et du CNSF, de l’association d’usagers CIANE et du collectif des maisons de naissance.

1. Chiffres globaux  : Huit MdN fonctionnent en France, ayant réalisé de 31 à 112 accouchements en 2018. Il y a eu 22% de transferts, 649 femmes y ont débuté le travail, 506 y ont accouché. Parmi les transferts, 34% étaient des primipares. 877 femmes avaient souhaité y accoucher, mais 24% avaient été récusées (dossier clinique, éloignement…).

2. Résultats cliniques : Moins d’ocytocine, d’extractions, d’hémorragie du post-partum, de lésion périnéale sévère, de transfert maternel en réanimation.

3. Contexte d’exercice : En France les MdN doivent être contigües à une maternité, les sage-femmes y exercent seules, il n’y a pas d’hébergement.

4. Quelques chiffres : 90% des femmes ont le niveau BAC+, 97% ne fument pas. 2,7% ont accouché avant l’arrivé à la MdN. Pendant le travail : 3% de RAM, 54% avec 1 ou 0 TV, 94% d’accouchements en position autre que décubitus dorsal, 30% de naissances dans l’eau, 3,3% d’épisiotomies. Les transferts ont été réalisés pour péridurale (29%), dystocie, et anomalie du RCF. Le taux de césariennes est de 3%, celui d’extraction de 6,5%, celui d’HPP de 1,4%. Parmi les 649 femmes, il y a eu 90,5% de voix basse simple. Le respect du bas risque a été constaté, sauf pour un siège diagnostiqué en cours de travail.

5. Limites et ambigüités :

  • Pas de recommandation d’éligibilité des patientes pour accoucher dans de telles structures. On ne dispose que du texte de la HAS sur les grossesses à bas risque.
  • Pas de recommandation sur le transfert en cours de travail.
  • Pas de statistique comparant l’accouchement bas risque en maison de naissance versus maternité classique.
  • Pas de PMSI dans les maisons de naissance

*Gynécologue obstétricien à la polyclinique du Beaujolais Villefranche sur Saône, Vice-Président du SYNGOF

Article paru dans la revue “Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France” / SYNGOF n°119

L'accès à cet article est GRATUIT, mais il est restreint aux membres RESEAU PRO SANTE

Publié le 1652503149000