L’esor, pourquoi cela en vaut la peine !

Publié le 1652691240000


L’European School of Radiology (ESOR) est le bras éducatif de l’European Society of Radiology (ESR). Dans cet article la directrice de l’ESOR, le Professeur Valérie Vilgrain, nous explique son fonctionnement et nous conseille.

Comment est née l’ESOR ? Quelles sont ses missions ?
L’ESOR est né il y a treize ans. Il est une des trois initiatives de la société européenne de radiologie (ESR), avec l’ECR (le congrès annuel de radiologie à Vienne), et l’EIBIR (l’institut de recherche en imagerie).

Les Missions de L’ESOR sont de développer et harmoniser l’enseignement de la radiologie en Europe et de promouvoir l’enseignement de radiologie européenne en dehors de l’Europe. Il y a deux grandes directions : premièrement faire de l’enseignement là où les besoins sont les plus importants et développer une plate-forme d’enseignement en ligne, deuxièmement permettre à des radiologues en formation (internes) et à de jeunes radiologues diplômés de pouvoir parfaire leur formation pendant plusieurs mois dans des services très formateurs et de haut niveau.

Pourquoi avez-vous souhaité vous occuper de la formation des radiologues européens ?
Je suis impliquée depuis des dizaines d’années dans l’enseignement et je ressens cette mission comme essentielle. Comme professeur des universités, nous intervenons à tous les stades du cursus médical : étudiant hospitalier, interne, post-internat. Je me suis occupée pendant près de dix ans dans la formation continue des Journées Françaises de Radiologie en organisant les cours et les ateliers. En succédant au Professeur Nick Gourtsoyiannis qui a fondé l’ESOR, j’ai souhaité participer plus activement à l’enseignement de notre spécialité au niveau européen car il y a une richesse de parcours et d’expériences qui rend les choses passionnantes.

L’ESOR propose un grand nombre de programmes. Lesquels sont les plus adaptés aux internes et jeunes radiologues français ?
Je conçois que les noms ne sont pas très explicatifs ! Schématiquement il y a des cours « foundation » qui permettent de consolider les acquis et correspondent aux niveaux I-II du curriculum européen. Ce sont notamment les cours qui préparent au diplôme européen et qui abordent toutes les spécialités d’organe (une journée par spécialité).

Cette année, ils se sont déroulés à Vienne en novembre 2019 et sont aussi accessibles en ligne. C’est aussi le « Neuro foundation » qui est la première étape du diplôme européen de neuroradiologue. Il y a ensuite des cours plus avancés par spécialité ou par technique (en 2020, il y aura plusieurs cours d’IRM et un en échographie de contraste). Quels que soient les thèmes, tous ces enseignements associent conférences et workshop pour mise en situation clinique.

Il y aussi les « scholarship » et fellowship » qui sont des programmes d’immersion de plusieurs mois à un an dans des services agréés pour internes et pour jeunes médecins diplômés.

Enfin, la plateforme d’enseignement en ligne de l’ESOR est importante et de qualité. Elle est actuellement en pleine refonte et va être à nouveau disponible par le portail « Education on Demand » de l’ESR.

Tous ces programmes sont accessibles pour les membres de l’ESR. Rappelons que la SFR est partenaire de l’ESR et à ce titre, tous les membres de la SFR sont membres de l’ESR. Le site www.esor.org permet de visualiser toutes les actions de l’ESOR.

En quoi les formations proposées sont-elles complémentaires des formations françaises ?
La formation de la radiologie française est de très grande qualité tant au niveau des semestres d’internat que des enseignements post-universitaires : JFR et autres actions de formation. L’ESOR et l’ECR sont tout à fait complémentaires de ces actions et il est dommage que les jeunes médecins français n’en profitent pas plus. Ces cours sont répartis en Europe et Il y aura un cours ESOR à Nice sur l’IRM oncologique en automne prochain. C’est aussi l’occasion de rencontrer des collègues d’autres pays et d’échanger avec eux.

Les carrières médicales sont rarement très internationales. Pour autant nombre de jeunes sont intéressés par une expérience professionnelle à l’étranger. Comment l’ESOR permet-elle de construire de tels projets ?
La maquette de l’internat peut rendre difficile un « scholarship » car c’est une période de trois mois sauf si l’interne a pris une disponibilité. Par contre les autres programmes (de deux mois à un an) qui sont destinés aux jeunes médecins diplômés et en particulier CCA, assistants permettent d’acquérir des compétences dans des centres experts et sont probablement plus faciles à organiser.

Un dernier conseil pour nos lecteurs ?
Allez sur le site, suivez-nous sur Facebook et je vous y attends prochainement.

Toutes les informations de l’ESOR sont sur www.esor.org
Les programmes de l’ESOR sont accessibles aux internes et jeunes radiologues français, en particulier par adhésion automatique à l’ESR lors de l’adhésion à la Société Française de Radiologie.

Liste des formations proposées par l’ESOR

Article paru dans la revue “Union Nationale des Internes et Jeunes Radiologues” / UNIR N°38

L'accès à cet article est GRATUIT, mais il est restreint aux membres RESEAU PRO SANTE

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