IVG médicamenteuse en ville fiche pratique

Publié le 14 May 2022 à 12:57

À l’occasion du 40e anniversaire de la loi Veil, un programme national d’action pour améliorer l’accès à l’IVG sur l’ensemble du territoire a été présenté : l’élargissement et l’harmonisation de la prise en charge financière de l’IVG constituent une des principales mesures pour assurer sa gratuité complète comprenant les actes afférents, quel que soit le lieu de réalisation de l’IVG. Précédemment, le forfait de l’IVG en ville ne couvrait pas les mêmes actes que le forfait de l’IVG en établissement de santé. Les femmes ne bénéficiaient donc pas de la même prise en charge sur l’ensemble du territoire. L’arrêté du 26 février 2016 refond totalement les actes issus de l’arrêté du 23 juillet 2004 en fixant les tarifs de prise en charge à 100% de l’ensemble des actes entourant l’IVG.

Conditions à remplir pour pratiquer l’IVG en ville
Seule l’IVG médicamenteuse peut être réalisée en ville en libéral, en centre de santé ou centre de planification ou d’éducation familiale et par un médecin.

Elle ne peut avoir lieu que dans le cadre d’une convention, conforme à une Convention-type fixant les conditions dans lesquelles les médecins réalisent les IVG par voie médicamenteuse validée par décret conclue entre le praticien ou un centre de planification ou d’éducation familiale ou un centre de santé, d’une part, et un établissement de santé, public ou privé, d’autre part.

Actes et examens couverts par le forfait de prise en charge de l’IVG en ville
Pour les praticiens, centres de santé ou centres de planification ou d’éducation familiale pratiquant les IVG médicamenteuses dans le cadre d’une convention passée avec un établissement de santé, les tarifs limites des soins à compter du 18 décembre 2019 sont fixés comme suit :

Le forfait global est découpé en trois phases pour le médecin :
1 - Recueil de consentement.
2 - Réalisation de l’IVG.
3 - Consultation de contrôle.

Ce découpage en trois phases offre une souplesse supplémentaire pour la facturation lorsque toutes les séquences ne sont pas réalisées par le même professionnel ; pour au tant, ce découpage n’a pas d’incidence sur la facturation, qui peut être faite en une seule fois.
La prise en charge des actes associés à l’IVG est étendue aux investigations biologiques et échographiques préalables à l’IVG et de contrôle.
Les échographies peuvent être réalisées par le médecin qui effectue l’IVG, ou par un autre médecin.

En résumé
Un médecin qui effectue une IVG facture une ICS, puis le FHV et le FMV, puis une ICS (ou IVE en cas d’échographie lors de la consultation de contrôle).
Les honoraires versés au médecin (sans échographie de contrôle) sont de 183,57 €. La différence par rapport au tarif précédent est liée à la baisse du prix des médicaments associés à l’IVG.
Le médecin prescrira les codes IPE et FPB avant l’IVG, et FUB après l’IVG.

Des fiches réglementaires ont été diffusées aux éditeurs de logiciels pour qu’ils intègrent l’évolution de ces codes mais la facturation peut d’ores et déjà être engagée en papier (cette facturation papier est obligatoire pour les mineures).

Comment s’explique l’abaissement du forfait pour un médecin qui réalise des IVG à son cabinet, sans échographie, de 187,92 € à 183,57 € ?

Le forfait se décompose de la façon suivante :
Consultation de recueil de consentement : 25 €.
Forfait lié à la prise de médicaments : 133,57 € (coût des médicaments + coût de deux consultations).
Consultation de contrôle : 25 €.
L’abaissement du forfait est lié à la baisse de prix des médicaments associés à l’IVG (4,35 €) : 83,57 € (au lieu de 87,92 € précédemment.

Article paru dans la revue “Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France” / SYNGOF n°120

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