Gynéco’Pratique ! Violences sexuelles - Prise en charge initiale

Publié le 1695916281000

  • ßHCG : immédiatement, puis à deux semaines et un mois après l’agression,
  • Sérologies : Syphilis, VHB, VHC, VIH, PCR Chlamydia, gonocoque et mycoplasme,
  • Prélèvement vaginal : recherche Chlamydia, gonocoque et mycoplasme,
  • NFS, ASAT/ALAT, Ionogramme, Créatinine,
  • Si orienté par l’interrogatoire : feuille de demande de toxicologie, alcoolémie, recherche de toxiques sanguines et/ou urinaires,
  • Si dépôt de plainte : prélèvement de sperme sur écouvillon stérile.
  • Prévention chlamydiae : ZITHROMAX 250 : 4 cp à prendre en une prise unique,
  • Prévention de la grossesse : NORLEVO (efficace jusqu’à 72heures après le rapport)ELLAONE (efficace jusqu’à J5 après le rapport)DIU au cuivre (efficace jusqu’à J5 après le rapport),
  • Prévention de l’infection VIH : en URGENCEA initier le plus rapidement possible et jusqu’à 72h après l’exposition : 4 jours de traitement = « starter kit » d’urgence (4 jours de traitement) disponible en pharmacie.

Si délai dépassé : pas de traitement mais suivi sérologique.

Ressources utiles

3919
www.asso.cfcv.fr : Collectif féministe contre le viol.
Viol femmes informations 0800 05 95 95.
www.france-victimes.fr/ 116006
www.solidaritefemmes.com : réseau d’associations d’aide aux victimes.
www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/ : ministère égalité femmes hommes.
www.arretonslesviolences.gouv.fr/
www.declicviolence.fr/
www.centre-hubertine-auclert.fr
www.institutdevictimologie.fr
www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12544
Secret médical et violences au sein du couple, Vade-mecum de la réforme de l’article 226-14 du code pénal (disponible sur notre site aigm.asso.fr )

*Unité Médico-judiciaire ** Sauf si établi sur réquisition judiciaire : le remettre au service qui a rédigé la réquisition

Bouffées Vasomotrices

Définition & physiopathologie : trouble fonctionnel d’origine neurovégétative, le plus fréquent de la ménopause, conséquence directe de l’hypoestrogénie liée à l’augmentation de la FSH.

  • Diurnes ou nocturnes ;
  • Le plus souvent sans signe prémonitoire.
  • Favorisées par les émotions et les températures élevées ;
  • THM adapté habituellement efficace.

Atypiques lorsque :

  • Ne cèdent pas THM, malgré adaptation des doses, schémas, molécules ;
  • Apparaissent ou réapparaissent à distance de la ménopause ;
  • Modifications des bouffées vasomotrices habituelles ;
  • Signes fonctionnels associés :

La fréquence en elle-même n’en est pas un critère.

ETIOLOGIES

  • Iatrogène
  • Exogène : Aliments à base de nitrite ou de sulfite, nourriture épicée, glutamate de sodium, consommation d’alcool ou de boissons chaudes ;
  • Endocrinienne : hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, insulinorésistance, hypoglycémie fonctionnelle ou acromégalie.

Vasodilatateurs : Prostaglandines, nitroglycérine.
Inhibiteurs calciques : Nifédipine, Vérapamil, Diltiazem.
Acide nicotinique.
Morphine et opiacés.
Glucocorticoïdes de synthèse : Triamcinolone, méthylprednisolone.
Tamoxifène et inhibiteurs de l’aromatase.
Chimiothérapie : Ciclosporine, Doxorubicine, Dacarbazine,Cisplatine.
Antibiotiques : Vancomycine, Rifampicine.
Antimigraineux : calcitonine generelated peptide.
Inhibiteurs de la pompe à protons : Oméprazole.

  • Tumorale : lymphome, gammapathie monoclonale, phéochromocytome, carcinome médullaire de la thyroïde, carcinome rénal à cellules claires ; plus rarement, un syndrome carcinoïde de l’intestin grêle ou du poumon ou une tumeur pancréatique (VIPome) ;
  • Infectieuse : tuberculose ou autres pathologies infectieuses chroniques responsables de fièvre prolongée ;

Plus rarement,

  • Dermatologique : rosacée au stade vasculaire ;
  • Systémique : mastocytose liée à l’accumulation ou à la prolifération anormale de mastocytes dans un ou plusieurs organes, avec libération d’histamine ;
  • Neurologique : maladie de Parkinson, lésions médullaires, tumeurs cérébrales comprimant le troisième ventricule, épilepsie.

 

  • Actuellement, pas de consensus sur la définition des bouffées vasomotrices atypiques.
  • Pas d’algorithme diagnostique ni d’arbre décisionnel validé.
  • Rares études publiées dans la littérature ne permettant pas de statuer sur des critères précis.

Interrogatoire

  • Fréquence, horaire, durée, intensité ;
  • Facteur déclenchant : effort, repas ou stress ?
  • Prise médicamenteuse ;
  • Signes associés : céphalées, flush, palpitations, malaises, diarrhées, poussée hypertensive, fièvre objectivée, altération de l’état général.

Examen clinique

  • Prise de constantes (T°, FC, TA,...) ;
  • Examen cardio-pulmonaire, abdominal, thyroïdien, neurologique + aires ganglionnaires.

Bilan de 1ère intention, proposé par l’équipe du Dr Maitrot-Mantelet

  • NFS, CRP, LDH ;
  • Electrophorèse des protéines plasmatiques ;
  • Bilan thyroïdien ;
  • Thyrocalcitonine ;
  • PTH ;
  • Glycémie et insulinémie à jeun et post prandiales
  • Métanéphrines urinaires ;
  • ± Radio de thorax.

En deuxième intention pourront être réalisés :

  • Dosage de l’IGF-1 ;
  • HGPO sur glycémie, insulinémie et GH ;
  • Marqueurs des tumeurs carcinoïdes : 5-HIAA urinaire ;
  • Sérotonine plasmatique, VIP ;
  • Quantiféron ;
  • Dosage de tryptase, histamine urinaire des 24 heures ;
  • ± TDM TAP.

Certains centres ajoutent également : Cortisol urinaire des 24 heures, chromogranine, 25 OH vitamine D3, ...

Article paru dans la revue « Association nationale des Internes et des assistants en Gynécologie Médicale» /AIGM-Gynéco Med N°01

L'accès à cet article est GRATUIT, mais il est restreint aux membres RESEAU PRO SANTE

Publié le 1695916281000