Dossier : la Vie

Publié le 1653982318000


Armand, mon voisin, bientôt 90 ans (comme il est un peu coquet, je ne sais pas exactement quand) aligne une biographie où, outre son talent à tailler les haies avec une précision à faire pâlir d’envie les jardiniers de Versailles, figure le titre de responsable régional des Postes, du temps où cela s’appelait les PTT. Il me raconte qu’il voyait partir avec fierté son escouade de facteurs qui, en sus de la distribution du courrier, récupéraient les médicaments à la pharmacie (ils passaient devant), le gigot chez le boucher (il reçoit du courrier aussi), aidaient aux formalités administratives (la paperasse, ça les connaissait) et ramenaient les colis depuis et vers le bureau de poste. Bref, ils assuraient du lien. Ce n’était pas inscrit dans leur fiche de poste mais ils n’imaginaient pas que cela ne cela fasse pas partie de leur travail. Aujourd’hui, les postiers peuvent toujours faire cela, mais auparavant ils font signer une convention au client (non plus à l’usager) et ce qui est devenu une prestation est facturé. Et d’ailleurs, les colis ne sont plus retirés à la Poste mais dans des distributeurs installés, dans des zones dont des études très sérieuses menées par des personnes n’aillant jamais enfourcher un vélo de postier ont certainement déterminé qu’elles étaient très fréquentées et donc potentiellement rentables (accordons leur le bénéfice du doute sur le fait qu’ils en aient étudié l’accessibilité). Un système extraordinairement efficient pour les colis… peut-être moins pour les humains effecteurs et récepteurs.

Hier soir j’étais à la gare pour retirer des billets de train. Je prends le train tous les jours ; j’achète donc au guichet le nombre de billets nécessaires à mes allers-retours du mois, sans spécifier les horaires car ils sont éminemment variables, notamment pour les horaires de retour (nous les PHs sommes rémunérés aux demi-journées, pas au nombre d’heures, ne l’oublions pas). Hier soir donc, l’agent du guichet m’a annoncé qu’à compter du 16 avril, les billets ne seront plus distribués aux guichets mais qu’ils devront être pris soit sur internet soit aux distributeurs automatiques. Et qu’ils devront obligatoirement comporter un horaire précis. Donc impossible pour moi de les prendre à l’avance, sans horaire précis sauf à payer un supplément pour ce qui devient une prestation. Les guichets de vente seront supprimés. Ces guichets où auparavant se jouaient des moments cruciaux comme celui de choisir les meilleures correspondances (compte tenu du périmètre de marche de l’usager), les meilleures formules d’abonnement (compte tenu des contraintes professionnelles), les meilleures emplacements (parce que vous comprenez, moi il me faut pouvoir aller aux toilettes). Ces guichets où était expliqué le fonctionnement d’un voyage en train à ceux qui ne savent pas lire dans les tableaux compliqués. Ces guichets où ceux qui n’ont pas internet ou ne parlent pas la langue pouvaient, malgré tout, bénéficier du service.

Sans Hôpital

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’extérieur de la gare, côte à côte avec le distributeur de la banque, va être installé un distributeur/récepteur de colis postaux. Donc la Poste sera rentable (le fort taux de fréquentation de la gare permettant de rentabiliser les automates et le prix du colis), la Gare sera fonctionnelle (répondant au besoin du voyage mais pas forcément à celui du voyageur) et l’usager... il n’y en aura plus, des usagers, juste des clients. Sans lien, sans moment d’échange, sans prise en compte de la part de particularité et d’écart par rapport à la moyenne qui fait chacun de nous.

Est-ce qu’un jour l’Hôpital sera ainsi rentabilisé, rationnalisé, et fonctionnel jusqu’à en perdre son humanité ? Et que sera alors notre vie : une vie de patient ou une vie de client ?

Dans la vie, que reste-t-il de l’hôpital ?

Tout comme la Poste se centre sur le colis et la SNCF sur le voyage, l’hôpital se centre de plus en plus sur la maladie, reléguant le malade au deuxième plan. L’exemple de la T2A est emblématique : seuls sont côtés les actes inhérents au corps, et à condition qu’ils impliquent une technologie. La guérison, le bienêtre, et continuons dans les gros mots, la compassion, ne sont pas côtés. Pas plus que ne l’est la qualité de vie au travail de l’ensemble de la communauté hospitalière, soignants et non soignants. Il peut être répondu à cela que quantifier des paramètres qualitatifs n’est pas aisé. Cela, nous pouvons l’entendre, mais la réalité est que non seulement le qualitatif n’est pas pris en compte, mais de plus il s’impose comme un paramètre négatif car faisant obstacle au projet d’efficience quantitative

Et la quête de l’efficience quantitative VEUT tout et malheureusement PEUT tout. Car elle s’est dotée de moyens puissants qui peu à peu se sont imbriqués comme les pièces d’un puzzle longtemps apparues disparates et sans lien :
• La gouvernance comme mode de gestion humaine (engluant les partenaires dans une profusion d’informations non informatives et dans une multiplication de réunions non participatives).
• La concentration du pouvoir décisionnaire entre les mains des membres de la communauté hospitalière qui sont détenteurs de la responsabilité gestionnaire et soumis à la hiérarchie (car les directeurs d’hôpitaux sont fonctionnaires mais pas les médecins).
• Les modifications des pratiques de soin qui font glisser le soin vers leur seule composante technique en éliminant la composante conceptuelle du diagnostic et la vision holistique du malade (glissement de la prise en charge des actes techniques par les paramédicaux, traitements ambulatoires, hôtels hospitaliers).
• L’innovation présentée comme le paradigme ultime alors qu’elle n’est qu’une optimisation quantitative des pratiques existantes au contraire du progrès qui lui pourrait, de par la nouveauté qu’il sous-tend, ouvrir sur une autre vision du soin assimilant les valeurs d’attention réciproque et de construction partagée (entre soignés et soignants et entre soignants).
• Au-delà, « l’intoxication » progressive de la pensée commune transformant la vulnérabilité (qu’elle soit liée à la maladie, la précarité ou la position sociale) en erreur voire en faute imputable à l’individu qui la subit.

Alors oui, aujourd’hui l’Hôpital est rentabilisé, rationnalisé, et fonctionnel jusqu’à en perdre son humanité. A quand le jour où le soin de l’autre deviendra une prestation ? (payante).

« Malade ou médecin, je ne tenais plus à revenir à l’hôpital, ni à travailler aux urgences. Mais qu’est-ce que je ne voulais plus ? Soigner les autres ? Les écouter ? Soigner et écouter comme je le faisais avant ? Avais-je peur d’être contaminé par ce que la maladie révèle de faiblesse, maintenant que je m’étais senti moi-même si vulnérable ? Ou bien était-ce la contrainte hospitalière dont je ne voulais plus, et qui n’avait rien à voir avec le soin lui-même, mais avec la manière dont celui-ci m’avait toujours paru limité dans et par les institutions, dans et par ma pratique ? ». Parick Autréaux, La voix écrite, Editions Verdier 2017.

Dans la vie, peut-on se passer de l’hôpital public ?
Nous avons demandé à 4 de nos confrères de nous dessiner ce que serait la vie sans hôpital dans leurs spécialités respectives : médicale (hépato gastro entérologie) ou chirurgicale (ophtalmologie), en début (pédiatrie) ou fin de vie (soins palliatifs et de support).

Leurs réponses se rejoignent sur l’accessibilité aux soins portée par l’hôpital qu’elle soit spatiale ou sociale, l’adaptabilité de l’hôpital qui prend en charge toute pathologie et en toute circonstance, la continuité dans l’offre de soin et le rôle pivot de l’hôpital dans le maillage territorial de l’offre de soin.

Ophtalmologie sans hôpital

Je vois l’ophtalmologie à Nouméa sans hôpital comme une fiction triste qui serait un voyage dans le temps et/ou l’espace.
Je m’explique : enlever notre nouvel hôpital Gaston Bourret, flambant neuf dans la banlieue de Nouméa, ce serait non seulement effacer 500 millions d’euros d’investissement (un royal gâchis), mais surtout enlever des services spécialisés qui n’existent pas en libéral ni dans les autres petits hôpitaux ou dispensaires du territoire calédonien. L’ophtalmologie, l’ORL, la réanimation, la néonatalogie, etc., et tous les liens étroits qui existent sur un plateau technique d’un hôpital de 500 lits et qui font que la prise en charge peut aller très vite, correspondant « aux données actuelles de la science », tout en restant à dimension humaine. Il existe bien sûr des interventions ophtalmologiques et ORL dans les cliniques libérales, mais nulle part ailleurs un service spécialisé en ophtalmologie.

Où iraient alors les urgences dans ma filière ? Mon hôpital est le seul du territoire à avoir autant de filières spécialisées d’urgence, incluant en ophtalmologie 3 PH, un interne, et 6 vacataires libéraux. Rien n’est alors moins sûr que la recréation de cette astreinte d’ophtalmologie en libéral, faute de locaux dans ce secteur, et d’un organisateur prêt à gérer bénévolement cette filière d’urgences. Les patients en relevant n’auraient alors plus comme interlocuteurs que les urgentistes des cliniques. Ce serait alors un voyage dans l’espace, vers les petites îles, états microscopiques du Pacifique, où souvent ne pratiquent de façon constante, au mieux que des médecins non spécialisés, au pire que des auxiliaires de santé

Où iraient alors les personnes défavorisées, océaniens et calédoniens n’ayant pas les moyens de régler de suite un geste spécialisé rapidement coûteux, voire hors de prix pour eux ? Ils sont parmi les premiers créanciers de l’hôpital, pour les fameuses créances irrécouvrables qui handicapent grandement notre institution publique, et sans doute les autres, mais que nous ne pouvons pas refuser car les racines de l’hôpital sont l’hospitalité religieuse, et l’égalité (d’accès aux soins pour tous) de notre devise nationale. J’imagine que peu risqueraient de se ruiner pour des soins dont on ne peut régulièrement imaginer à l’avance l’ampleur. La foule des patients non soignés grandirait rapidement, avec la perte de chance, la rapidité des complications, la fréquence de leur gravité et de leur létalité, créant un fossé s’élargissant entre les deux vitesses médicales comme une faille pendant un tremblement de terre… Ce serait alors un voyage dans le temps avec un retour instantané au XIXème siècle, et son lot d’éclopés aveugles ou cul-de-jatte, d’épidémies, de flambée du RAA et de la lèpre (déjà prégnants en Nouvelle-Calédonie) et des autres maladies de la pauvreté et de la promiscuité, de morts périnatales des enfants et des mères ou par septicémie sur gale ou syphilis, et j’en passe ! Cela nous mettrait cruellement face à l’histoire du Dr  Gaston Bourret d’après lequel notre hôpital disparu était nommé : médecin militaire envoyé à Nouméa en 1917 comme responsable du laboratoire de bactériologie de l’hôpital de notre ville où sévissait une épidémie de peste, mort de cette maladie la même année après une contamination accidentelle par le bacille de Yersin lors d'une manipulation.

Ce sujet de fiction, digne de « Germinal », serait de facto la mise à mal de l’humanité et de l’humanisme. Les dieux nous en préservent !


Dr Erica Mancel
Ophtalmologiste, Chef de service
Centre Hospitalier Territorial Gaston Bourret, Nouvelle-Calédonie
Mail : [email protected]

Ce qui se résume à la déclinaison des 4 piliers du service public :
1 - Egalité des citoyens dans la prise en charge du soin.
2 - Continuité de fonctionnement du service.
3 - Adaptation du service.
4 - Coût pour l’usager non indexé sur le marché.

Les Praticiens hospitaliers en hépato-gastroentérologie Rôle et mission dans les établissements de santé publique en 2017

Le nombre total d’hépato-gastro-entérologues (HGE) dans l’ensemble du territoire français est 3432 (source CNO 2016) dont 43,5 % sont hospitaliers : Les 1492 Hospitaliers ont pour principales sociétés savantes : la SNFGE ; la SFED ; la FFCD ; l’AFEF ; l’ANGH.

La variation de l’effectif global des HGE en 10 ans depuis 2007 demeure à + 5 % mais sans compter le départ à la retraite important d’ici 2020 de + de 30 %. Les départs à la retraite ces 10 dernières années ont augmenté de 87,7 % (CNG).

Le cumul Emploi-Retraite, les recrues européennes, l’augmentation de 3500 postes du numérus clausus (5000 à 8500/an) ainsi que le recours à 10000 PADHUE (praticien à diplôme hors Union Européenne) en 20 ans sont loin d’apporter une solution satisfaisante au manque de praticiens hospitaliers en France. (12 500 postes non pourvus).

La durée moyenne de travail 50 h/ semaine pour les PH HGE est pour le moment bien assurée avec toute la bonne volonté et l’amour de la spécialité mais malheureusement avec une situation qui se dégrade d’une loi de santé à une autre.

La durée moyenne de travail 50 h/ semaine pour les PH HGE est pour le moment bien assurée avec toute la bonne volonté et l’amour de la spécialité mais malheureusement avec une situation qui se dégrade d’une loi de santé à une autre.

Les lourdes tâches administratives (réunions, commissions, sous-commissions codage...) constituent un frein à l’exercice de leurs fonctions premières

L’endoscopie digestive est indispensable à l'ensemble de la spécialité, mais aussi au fonctionnement de tout établissement de santé publique pourvu d’un centre médical d’urgences.

Les PH en HGE n’ont pas attendu la mise en place du GHT pour organiser la prise en charge dégradée des centres référents en collaboration directe avec les autres établissements de proximité ou en réseau avec leurs collègues libéraux (non concernés par le GHT ni par la permanence des soins).

En oncologie digestive, grande partie de leur activité, les PH œuvrent pour la prise en charge des cancers digestifs à un stade de plus en plus précoce avec des méthodes diagnostiques et thérapeutiques endoscopiques bien codifiées par les (RCP).

D’autres RCP sont devenues obligatoires pour la décision thérapeutique notamment pour l’hépatite virale C / B, pour l’hépato-carcinome et pour les MICI (maladies inflammatoires chroniques intestinales) constituant ainsi des pôles de référence bien avant les GHT.

Des dotations Missions d’intérêt général (MIG) – Missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation (MERRI) sont obtenues grâce à l’efficience et l’effort constant des PH dans l’élaboration des protocoles d’études.

L’HGE traverse comme toutes les spécialités, une crise de recrutement d’internes mais également de PH. La spécialité bien que passionnante est perçue par les jeunes comme astreignante car ils aspirent à un mode de vie bien différent de leurs prédécesseurs. Les PH HGE ont une spécialité multidisciplinaire qui lui donne une spécificité très attractive. Ils poursuivent tous une démarche d’accréditation individuelle ou par équipe.

Afin de s’investir totalement dans leur lourde mais noble mission en assurant la qualité du service publique, les PH HGE ont besoin de plus de sérénité, plus de cohérence et de continuité des lois de santé successives.


Dr Slim Bramli
PH HGE, cancérologie
Secrétaire général INPH, vice-président FPS

 

Pédiatrie

Le sujet qui a été posé est : « Que serait la vie sans Hôpital ? »

En tant que pédiatre hospitalier, la question que je me pose et qui m’est posée est : « que serions-nous sans service de pédiatrie hospitalier ? »
Je suis amené à voir de nombreux enfants malades ou blessés dans le cadre de mon exercice de pédiatre d’urgences

Beaucoup de ceux qui se présentent aux urgences n’ont pas forcément besoin d’un service hospitalier :rhinopharyngites, gastro-entérites, pneumopathies, asthmes bien tolérés.

Mais d’autres ont besoin d’oxygène, d’être perfusés, voire remplis et surveillés grâce aux soins experts de nos puéricultrices, infirmières, auxiliaires de puériculture, aide-soignantes. Mais aussi, ensuite, d’être placés, plusieurs heures à plusieurs jours, dans des locaux dédiés sous la surveillance d’autres pédiatres, puéricultrices, infirmières, auxiliaires, aides-soignantes et autres corps de métier (kinésithérapeutes,) qui y déploient beaucoup d’énergie à tout moment quel que soit le jour, quelle que soit l‘heure.
Certains restent longtemps, difficiles à renvoyer au domicile car non autonomes sur le plan oxygénation, alimentation, ou avec des problèmes non résolus dans leur cause, leur prise en charge.
D’autres enfants ont besoin de bilans exhaustifs urgents devant les symptômes inquiétants qu’ils présentent.
D’autres encore ont besoin de traitements lourds en milieu protégé (cancérologie…).

Et pourtant, nos unités d’hospitalisation sont souvent confrontées avec des problèmes de place auxquels il nous faut réfléchir tous les jours, y compris les week-ends et jours fériés sous peine de ne pouvoir accepter de nouveaux jeunes patients ayant besoin de nos soins.

Il en est de même des nouveau-nés qui naissent avec un état de fragilité (prématurité, retard de croissance, infection, cardiopathie ou autre malformation…) et qui nécessitent un soutien qui peut quelques fois s’avérer très long.

Or, quelle autre structure que l’hôpital peut exercer cette fonction ?
Il existe des structures privées ou semi-privées qui exercent cette fonction mais elles sont minoritaires et calquées sur celles des hôpitaux publics.

Qu’arriverait-il à ces enfants si les structures hospitalières n’existaient pas et devaient être pris en ambulatoire uniquement ?
Beaucoup aggraveraient leur déshydratation ou leur hypoxémie, jusqu’au décès pour certains (quelques rares enfants arrivent encore trop tard dans les hôpitaux). D’autres survivraient mais au prix de souffrances indues.
Ou il faudrait un système de santé ambulatoire avec de nombreux soignants, plus nombreux que ceux qui sont regroupés dans les services à cause de l’éclatement des sites et des difficultés de circulation avec une surveillance moins assidue et moins de possibilité d’intervenir rapidement en cas d’aggravation brutale : ce qui est possible pour certaines pathologies chroniques ne l’est pas pour l’aigu.

Un système ambulatoire
serait moins pratique, plus risqué et potentiellement plus onéreux.  
Quant à la prévention,
quelle qu’elle soit, elle ne peut que diminuer l’incidence des patients hospitalisés et surtout sur les moins graves.

La vie sans Hôpital serait nuisible pour les enfants malades les plus graves et ils sont plus nombreux qu’on ne croit.


Dr Emmanuel Cixous
PH SNPEH-INPH

Hôpital et prise en charge de la fin de vie

L’hôpital joue un rôle essentiel dans la prise en charge de la fin de vie tant par son rôle de formation des soignants à la réponse aux symptômes, à l’écoute et à l’accompagnement que dans son rôle de coordination du parcours de soins.

En dehors de la mort brutale, la fin de vie est souvent le dénouement d’une maladie chronique (cancer, maladie neurologique, insuffisance rénale…) qui a vu au cours des temps se tisser des liens forts avec les soignants des services prenant en charge ces patients et leurs proches et avec les soignants du domicile.

Plus encore qu’aux phases plus précoces de la maladie, il convient de répondre aux besoins du patient et de ses proches, ce qui signifie que tous les soignants fassent la démarche d’écoute et d’accompagnement qui permet en croisant leurs regards, notamment au cours des staffs pluriprofessionnels, de construire un plan de prise en charge globale personnalisé (plan de santé personnalisé de l’HAS) adapté à ses besoins

Dans la qualité de prise en charge de la fin de vie, les soins de support, et notamment les équipes de soins palliatifs ont un rôle essentiel :
• Equipes mobiles de soins palliatifs intra-hospitalières qui viennent aider les soignants des services de spécialités (où peuvent exister des lits identifiés de soins palliatifs) en cas de difficultés liées à des symptômes physiques, une souffrance psychologique, une souffrance de l’entourage…
• Equipes des réseaux de soins palliatifs qui jouent le même rôle auprès des soignants de domicile en sachant la difficulté de réunir le médecin traitant, l’infirmière libérale et l’aide-soignant en un temps de coordination.
• Unités de soins palliatifs, unités d’hospitalisations dédiées à la fin de vie où les bénévoles d’accompagnement jouent un rôle important.

Les besoins de ces patients, dont l’identification pour les soignants passe par le « souci de l’autre » qui nécessite de prendre le temps et de « s’assoir pour faire un bout de chemin ensemble », peuvent se résumer à une demande de prise en charge satisfaisante des symptômes liés à la maladie ou aux traitements (en insistant notamment sur la douleur, les troubles digestifs, la dyspnée), une demande d’écoute et d’accompagnement par rapport à l’angoisse du départ annoncé et de ses conséquences, mais aussi et peut-être plus encore à construire un projet de vie « jusqu’au bout » en tenant compte des besoins spirituels du patient et de ses proches  : « qu’est-il encore important pour moi, que me reste-t-il à faire ? ».

Une autre question importante est le lieu de la fin de vie : à l’hôpital, lieu qui rassure pour la prise en charge des symptômes physiques au sein de l’équipe qui a suivi le patient tout au long de sa maladie, en unité de soins palliatifs, à domicile, avec l’aide ou non d’une hospitalisation à domicile, ce qui nécessite la présence de plusieurs aidants pour se relayer.

Deux points apparaissent essentiels pour la prise en charge de la fin de vie : la place de l’équipe et de temps d’échange pour adapter la prise en charge à l’évolution des besoins au cours du temps, et à l’importance de la transmission ville-hôpital pour une bonne continuité des soins, les soignants de l’hôpital devant rester un recours pour ceux du domicile.

En conclusion on voit que l’hôpital joue un rôle essentiel dans la prise en charge de la fin de vie tant par son rôle de formation des soignants à la réponse aux symptômes, à l’écoute et à l’accompagnement que dans son rôle de coordination du parcours de soins et son rôle de structure recours (lits identifiés et unités de soins palliatifs) en cas de survenue de complications à domicile.


Pr Philippe Colombat
Professeur en Hématologie

Chef du pôle Cancérologie au CHU de Tours

Dans notre République, peut-on se passer de l’hôpital ?

Le rôle de l’hôpital dans la prise en charge de la précarité - contribution de Médecins du Monde - illustre parfaitement ces devoirs du service public vis-à-vis de la population, devoirs dont la résultante amène à prononcer les 3 mots qui figurent au fronstipice de toutes nos institutions : liberté, égalité, fraternité.

Liberté : car l’hôpital a à voir avec la liberté, que ce soit dans sa formulation positive (l’aptitude des individus à exercer leur volonté) ou négative (état où le sujet n’est pas l’objet de contrainte). D’une part la bonne santé retrouvée et/ ou le soin prodigué par l’hôpital confèrent à l’individu la possibilité d’exercer sa volonté en matière de construction de projet de vie ; d’autre part l’offre de soins présentée par l’hôpital ainsi que ses modalités d’accès permettent à l’individu d’accéder au soin quand il en a la nécessité, sans être contraint par ses possibilités financières, géographiques, sociales ni sa situation administrative

Egalité : car l’hôpital, face à la maladie, soigne de manière équivalente en l’absence de discrimination entre les êtres humains quelle que soit leur pathologie et situation financière, géographique, sociale ou administrative

Fraternité : car l’hôpital (aujourd’hui) accueille quelle que soit l’origine sociale, géographique ou la situation administrative (français, étranger, SDF, réfugié, migrant).

La fraternité - d’après le dictionnaire Larousse - est le lien qui existe entre les personnes appartenant à la même organisation - frater en latin signifie « genre humain » -, et qui participent au même idéal

La fraternité, dont Victor hugo disait « La liberté, c’est le droit, l’égalité, c’est le fait, la fraternité, c’est le devoir. Tout l’homme est là... » (Le droit et la loi. 1875) est aujourd'hui le maillon faible de la triade républicaine. Car la fraternité ne peut s’envisager qu’en sortant du déni de fragilité.
Et l’économie est basée sur le déni de fragilité (Patrick Viveret, philosophe. https://www.franceculture.fr/ conferences/college-des-bernardins/ pourquoi-faut-il-voir-la-fragilitecomme-une-force).

L’hôpital, comme tout service public, est l’outil de la mise en œuvre de notre devise républicaine. Il était donc naturel que l’hôpital s’invite dans la campagne à la Présidence de la République.

Hôpital, Précaires et PASS

Genèse
Créées par la loi de lutte contre les exclusions de 1998, les PASS (les permanences d’accès aux soins de santé) sont des cellules de prise en charge médico-sociale qui facilitent l’accès des personnes démunies au système hospitalier et aux réseaux institutionnels ou associatifs de soins, d’accueil et d’accompagnement social.

Les PASS s’inscrivent ainsi dans un partenariat institutionnel et associatif élargi, socle d’un accompagnement global de la personne permettant le retour au droit commun et luttant contre les ruptures dans le parcours de soin.

Les soins délivrés à l’usager démuni financièrement sont gratuits (c’est-à-dire sans facturation), sans l’avance des frais, avec ou sans ouverture de droit effective au jour des soins.

L’Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers (20 associations dont Médecins du Monde, la CIMADE, le COMEDE) rappelait notamment en 2014 que le dispositif PASS doit proposer un accueil et des soins inconditionnels :
• Pour toute personne démunie financièrement, dont la couverture médicale est incomplète ou dépourvue de droits (potentiels ou non) et ce, aussi longtemps que nécessaire selon la situation médicale.
• Mais aussi pour toute personne en difficulté d’accès aux soins, quelles que soient ces difficultés.

Etats des lieux
En 2013, ont été dénombrées 430 PASS dans les établissements de santé : une majorité de PASS généralistes (368), mais aussi des PASS spécialisées : PASS psychiatriques (44), PASS dentaires (18) et PASS régionales (organes de coordination et d’expertise des PASS de la région) (une vingtaine).

En octobre 2015, Médecins du Monde, via par les acteurs de ses centres de soins et des missions mobiles présentes dans 13 villes a pu constater qu'un nombre trop important de personnes n’a pas encore accès à ces centres de soins. Le dispositif des PASS reste hétérogène et multiforme. S’il fonctionne bien dans certains hôpitaux (notamment à Paris), il dysfonctionne dans d’autres. Les PASS dentaires, bien qu’en progression numérique, sont un manque majeur sur la plupart des territoires. Enfin, il manque des PASS au sein des hôpitaux psychiatriques et pédiatriques. Début 2016, Le Comité national de lutte contre les exclusions (CNLE) considérait dans son avis sur le Plan quinquennal de lutte contre la pauvreté (3) que la mise en œuvre du dispositif PASS ne répondait pas encore aux ambitions fixées par la loi de 1998 de lutte contre les exclusions.

Réflexions
Il convient de rappeler que pour Médecins du monde :
1.Les hôpitaux ont une mission d’accueil inconditionnel des personnes, dont les PASS constituent un outil.
2. Les PASS doivent permettre l’accès aux soins à toute personne ne relevant d’aucun dispositif d’assurance maladie.
3. L’évaluation de la nécessité des soins médicaux doit se réaliser de façon indépendante des droits de la personne à la prise en charge de ses frais de santé Nos observations sur le terrain nous portent à affirmer qu’il ne faut pas de filières particulières pour les précaires (comme l’étaient les dispensaires). Les patients précaires doivent être soignés comme tout le monde, dans les mêmes hôpitaux, les mêmes services, les mêmes structures.

Cependant, l’accès au système de santé doit parfois être spécifique : ces patients sont particulièrement vulnérables et ont besoin d’être accompagnés vers les soins, ainsi que tout au long de leur parcours, via une approche pluriprofessionnelle où les associations ont leur place.
L’amélioration de l’accès aux soins hospitaliers des personnes qui en sont éloignées est un enjeu majeur des PASS

Sans hôpital, à l’exclusion sociale des personnes précaires s’ajoutera l’exclusion du droit à la santé. Un pas de plus vers le refus fait à ces personnes de la dignité la plus élémentaire.


Dr Françoise Sivignon
Présidente de Médecins du Monde
(Photo ©Nicolas Moulard / Médecins du Monde)

Et les candidats à la présidence de la République, que feront-ils pour l’hôpital ?

A l’INPH nous nous sommes posés la question et avons organisé un colloque sur le thème : « et demain, pour l’hôpital public, que ferez-vous ? ». Ce colloque s’est déroulé le 1er mars à l’Assemblée Nationale, en présence des représentants santé de 5 candidats à l’élection présidentielle. Nous en avons résumé (en italiques) et/ ou colligé sur les sites officiels les traits essentiels pour chacun des candidats dans les tableaux pages 26 à 29 (extraits sans modification du programme disponible sur le net).

Nous avons sélectionné 8 items (accès aux soins, financement de l’hôpital, gouvernance, management, attractivité, territoires, déserts médicaux).

Nous vous laissons le soin de découvrir la réponse de chacun des candidats à chacun de ces items et indirectement à la devise de la République.


Et nous, que ferons-nous pour l’hôpital ?

« Au niveau le plus général, nous suggérons que la care soit considérée comme une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre “monde”, de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Ce monde comprend nos corps, nous-mêmes et notre environnement, tous éléments que nous cherchons à relier en un réseau complexe, en soutien à la vie. », Joan Tronto.

Cette citation introduisait les 1ères Assises des Valeurs de la république, du Bien Commun et de l’Engagement organisées par l’espace éthique Ile-de-France, et qui se sont déroulées le 13 mars 2017 au Sénat.
Leur thème était : « Prendre soin de la Société : à qui la responsabilité ? ».

Les intervenants étaient nombreux et variés, néanmoins l’abord du sujet au niveau de l’individu et non de la société est vite apparu comme l’un des éléments de réponse majeurs, que ce soit par l’intégration de la part d’humanité des uns et des autres ou par la mise en place d’initiatives de proximité.

C’est de la même manière que nous pouvons espérer sauver l’hôpital en ce qu’il représente de liberté égalité et fraternité ; en ce qu’il porte de service public en tant bien commun ; en ce qu’il fait vivre l’éthique de part le rapport incontournable à l’autre qu’il impose (offre ?).

Nous avons à défendre ce que nous sommes, en tant qu’individu en tant que médecin, en tant qu’agent de service public. En refusant les contraintes paradoxales (produire d’avantage d’activité là où nous ne pouvons déjà plus prendre soin). En nous soustrayant à la vision normative par la quantité.

Nous avons à défendre l’autre (Et finalement nous-mêmes) en faisant nôtre cette maxime de KANT : Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, aussi bien en toi qu’en autrui, toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen. Le patient ne doit pas, ne doit plus, être un moyen.

Nous avons à défendre la vision médicale dans l’hôpital et à continuer de refuser que la gouvernance soit un entre-soi gestionnaire et le management un outil de productivité.

Arme ultime et ô combien redoutable : choisir d’être heureux dans notre métier et défendre ce choix envers et contre tout, car ainsi que ledit Patrick Viveret, « Choisir d’être heureux est un acte de résistance politique ».

Demain, pour l'hôpital public, que proposent les candidats ?

LA FRANCE INSOUMISE
https://avenirencommun.fr/avenir-en-commun/

SÉCURITÉ SOCIALE / ACCÈS AUX SOINS
• SS « intégrale » : Rembourser à 100 % dont appareils dentaires, optiques et auditifs. A supprimer les dépassements.
• Créer 4 000 Centres de santé.
• Fin des mutuelles complémentaires santé (nationalisées).
• Réduire les restant à charge pour les personnes en établissement.
• Rembourser à 100 % les soins de santé prescrits, dont les soins et appareils dentaires, optiques et auditifs, faire baisser les tarifs des lunettes et appareils auditifs.
• Abolir les dépassements d'honoraires, renforcer le paiement au forfait, créer des centres de santé pratiquant le tiers payant.
• Pas d’obstacle pour les personnes en situation de handicap.
• Réduire le reste à charge de 500 euros par mois pour les personnes en établissement et augmenter de 50 % le montant de l'APA (aujourd'hui de 700 euros) pour les personnes restant à domicile, pour faire face en urgence aux frais engagés par les personnes concernées.

PRÉVENTION
• Plan de santé environnementale et de conditions de vie.
• Renforcer la médecine du travail.
• Viser l’allongement de l’espérance de vie en bonne santé.
• Instaurer une politique de santé publique et de prévention.
• Élaborer un plan de santé environnementale (lutte contre la pollution, interdiction des pesticides…).
• Engager un plan de santé au travail, implanter un réseau sans faille de médecine du travail.
• Éradiquer les maladies chroniques liées à l'alimentation : lutte drastique contre l'obésité, contre la malbouffe et les abus de sel, sucre et graisses par l'industrie agro-alimentaire…
• Abolir le logement insalubre et lutter contre le mal-logement et leurs conséquences sanitaires.
• Faire de la prévention et de l'éducation à la santé dès le plus jeune âge, en renforçant la médecine scolaire et la Protection maternelle et infantile.
• Imposer un plan de lutte et de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles et promouvoir des politiques de santé sexuelle et reproductive émancipatrices des personnes.
• Mener un plan national de lutte contre la résistance microbienne en faisant le bilan de l'élevage productiviste, comme le recommande l'Organisation mondiale de la santé.
• Interdire la publicité commerciale dans les institutions publiques (écoles, hôpitaux…).

FINANCEMENT HÔPITAL
• Stop tout T2A.
• Suppression des dépassements d’honoraires.
• Economies sur les frais de gestion des complémentaires.
• Créer un pôle public du médicament pour faciliter l'égal accès aux traitements, protéger la recherche de la finance et supprimer l'influence des entreprises privées dans les activités médicales et hospitalières, notamment par l'arrêt de l'accès libre des visiteurs médicaux à l'hôpital public.
• Reconstruire le service public hospitalier, revenir sur la tarification à l'acte et les suppressions de lits et de personnels, et engager un plan pluriannuel de recrutement de médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs

GOUVERNANCE
• Innovation organisationnelle.

MANAGEMENT
• Stop à l’intérim car coûteux.
• Intégrer la médecine du travail au service public de santé.
• Déclarer la souffrance au travail grande cause nationale pour mobiliser les moyens financiers et de communication contre ce fléau et subventionner les réseaux professionnels et de santé agissant sur ce thème, ainsi que les artistes mettant en lumière la souffrance au travail.
• Intégrer la médecine du travail au service public de santé et garantir ses moyens.
• Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle, lutter contre l'idéologie managériale et ses effets psychologiques et sanitaires et imposer l'enseignement des sciences sociales et des risques psychosociaux dans les cursus de gestion/commerce/ressources humaines.

ATTRACTIVITÉ
• Réorganiser l’anesthésie la chirurgie.
• Améliorer la mobilité.
• L’attractivité est la clé du recrutement.
• Revaloriser les carrières, en améliorant les conditions de travail quotidiennes (cadences, délégation de tâche administrative...) et en diminuant la "pénibilité et la charge horaire".
• Réorganiser les grands instituts publics de recherche (CNRS, Inserm, Inra, etc.), garants des recherches d'intérêt général et supprimer l'ANR.
• Redonner à l'enseignement supérieur et à la recherche les moyens nécessaires au développement du savoir et de la qualification professionnelle.
• Refonder le financement de l'enseignement supérieur et de la recherche pour favoriser les financements pérennes plutôt que des appels à projets erratiques, augmenter le budget des universités et assurer une rémunération unifiée.

TERRITOIRES
• Améliorer la coordination ville/hôpital.
• Interdiction d'installation en zone surdotée en cas d'ultime recours

DÉMOGRAPHIE MÉDICALE
• Créer un corps de 10000 médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pdt leurs études.
• Plan pluriannuel de recrutement des personnels hospitaliers.
• Combler les déserts médicaux et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études, afin de pallier l'insuffisance de médecins dans certaines zones.

PARTI SOCIALISTE
https://www.benoithamon2017.fr/wp-content/uploads/2017/03/projet-web1.pdf

SÉCURITÉ SOCIALE / ACCÈS AUX SOINS
• Simplification de la CMU.
• Suppression des franchises médicales.
• Pour aider les personnes précaires à se soigner, l’accès aux dispositifs de solidarité sera simplifié (CMU-C, ACS,AME). Simplification de la CMU.
• Supprimer les FRANCHISES MÉDICALES qui freinent l’accès aux soins baisser le prix des prothèses dentaires, auditives et des lunettes.
• Protéger la Sécurité sociale, a Je renforcerai la LUTTE CONTRE LA FRAUDE aux cotisations, le travail dissimulé et les dépenses injustifiées.
• Pour GARANTIR L’ACCÈS AUX MÉDICAMENTS innovants, j’en ferai baisser le prix. Je limiterai le gaspillage et l’automédication dangereuse par la distribution des médicaments à l’unité.

PRÉVENTION
• Combattre les lobbys européens (perturbateurs endocriniens).
• Interdiction des pesticides.
• Renforcement de la vaccination.
• Remboursement de l’activité physique quand traitement d’une maladie chronique.
• UNE POLITIQUE AMBITIEUSE DE PRÉVENTION en luttant contre le tabac, l’abus d’alcool, l’air pollué. J’interdirai les pesticides et les perturbateurs endocriniens dangereux.
• Je renforcerai la vaccination et le dépistage.
• L’ACTIVITÉ PHYSIQUE prescrite par un médecin sera remboursée pour les malades chroniques.
• Je légaliserai l’USAGE DU CANNABIS pour les majeurs, j’encadrerai sa distribution pour tarir les trafics à la source et protéger nos citoyens des pratiques des dealers. J’utiliserai les moyens dégagés pour mieux prévenir la consommation de drogues.

FINANCEMENT HÔPITAL
• Supprimer le paiement à l’acte.
• Appliquer les propositions du rapport Véran = revenir sur le tout T2A.

GOUVERNANCE
• Je défendrai le STATUT DE LA FONCTION PUBLIQUE, qui protège le citoyen autant que l’agent public.
• Je créerai des OBSERVATOIRES CITOYENS DE LA QUALITÉ du service public, avec les associations d’usagers, les organisations syndicales, l’expertise des agents publics, pour identifier les réussites, les blocages, les améliorations.

MANAGEMENT
• Je poursuivrai la féminisation de la fonction publique à tous les degrés hiérarchiques.
• La fonction publique sera protégée du « pantouflage » par un renforcement des règles de nomination.
• Je permettrai aux agents publics de construire de véritables parcours professionnels par la priorité donnée à la FORMATION CONTINUE, et par la mobilité et la création d’un droit à la reconversion.

ATTRACTIVITÉ
• Diminuer le temps administratif.
• Lutter contre l’épuisement professionnel.
• POUR L’HÔPITAL un plan d’amélioration des conditions de travail et de recrutement, la rénovation des bâtiments vétustes, pour qu’ils soient plus fonctionnels et plus accueillants.
• Je développerai le numérique (« Hôpital digital 2022 »).
• Amélioration des conditions de travail, par le renforcement de la médecine du travail, la prévention de la pénibilité et la RECONNAISSANCE DU BURN-OUT.
• Je poursuivrai la féminisation de la fonction publique à tous les degrés hiérarchiques.
• Nous ferons de l’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET LA RECHERCHE UNE PRIORITÉ BUDGÉTAIRE, en y investissant un milliard d’euros supplémentaire par an
• Pour aider à la MOBILITÉ GÉOGRAPHIQUE DES ÉTUDIANTS, j’assurerai la construction et la réhabilitation de 60 000 logements pour les jeunes et les étudiants durant mon mandat

TERRITOIRES
• Service public à moins de 30mn dans chaque territoire.
• Création de territoires prioritaires.
• J’instaurerai une « GARANTIE SERVICE PUBLIC » universelle.
• Chaque bassin de vie aura le droit à la présence, garantie par la loi, d’un panier de services publics à moins de 30 minutes, intégrant la lutte contre les déserts médicaux.
• Je créerai des TERRITOIRES PRIORITAIRES d’action publique pour coordonner l’action de l’ensemble des services publics là où sont les besoins : zones rurales, péri-urbaines, quartiers périphériques, avec une attention particulière aux Outre-Mer

DÉMOGRAPHIE MÉDICALE
• Ne plus conventionner les médecins s’installant en zone surdotée.
• 1500 maisons de santé.
• Soutien financier aux médecins s’installant dans les déserts.
• L’État installera des médecins salariés dans les déserts.
• Décréter l’urgence contre LES DÉSERTS MÉDICAUX. Objectif : 1500 maisons de santé.
• Un soutien financier et logistique sera apporté aux médecins qui s’installent dans les zones sous-dotées.
• Dans les territoires en pénurie, l’État implantera des médecins salariés. Ne plus conventionner les médecins s’installant en zone surdotée.

Demain, pour l'hôpital public,

EN MARCHE
https://storage.googleapis.com/en-marche-fr/COMMUNICATION/Programme-Emmanuel-Macron.pdf+ transmission d’un programme en 500 mots par le représentant santé.
La santé est un droit fondamental. Notre système doit permettre à chacun d’accéder, en temps utile, à des soins de qualité et à un coût abordable. Face aux défis majeurs qui s’annoncent, comme le vieillissement de la population et le développement des affections chroniques, nous faisons de la santé l’une des priorités du programme présidentiel.

SÉCURITÉ SOCIALE / ACCÈS AUX SOINS
• Notion de soin utile.
• Distribution des médicaments à l’unité.
• Les soins doivent rester accessibles à tous. Nous ne retrancherons aucun droit et ne dérembourserons aucun soin utile durant le quinquennat. C’est un impératif moral et sanitaire. Nous étendrons au contraire la couverture des soins encore mal pris en charge mais essentiels à la vie quotidienne en supprimant d’ici à la fin du quinquennat le reste à charge des soins dentaires, optiques et auditifs, qui représentent des dépenses contraintes importantes. Les formes sévères d’hypertension artérielle seront à terme pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.
• Accéder, en temps utile, à des soins de qualité et à un coût abordable.
• Nous mettrons en place la prise en charge à 100 % des lunettes et des prothèses auditives et dentaires d’ici 2022, en lien avec les mutuelles et l’ensemble des professionnels de santé.
• Nous renforcerons le droit à l’oubli pour les personnes ayant été malades.
• Au moment de souscrire un emprunt ou un contrat d’assurance, les malades de cancers et de l’hépatite C n’auront plus à le mentionner dès 5 ans après leur rémission (contre 10 ans aujourd’hui). Nous l’étendrons aussi à de nouvelles maladies

PRÉVENTION
• Nous voulons réussir la révolution de la prévention.
• Nous devons tout faire pour une population en bonne santé et empêcher les Français de tomber malades. Nous proposons la création d’un service sanitaire de 3 mois intégrer au parcours pédagogique de tous les étudiants en santé, ainsi qu’une revalorisation des actes de prévention réalisés par les professionnels de santé.

FINANCEMENT HÔPITAL
• Arrêter le 100 % T2A.
• Plafonner à 50 % la tarification à l’activité.
• Supprimer les cotisations d’Assurance Maladie sur les salaires.
• Augmenter la CSG.
• Le système doit devenir plus efficient.
• Nous souhaitons plafonner à 50 % la tarification à l’activité. Nous proposons de lancer un grand plan d’investissement de 5 milliards pour l’hôpital, les soins primaires, l’innovation.
a Nous voulons enfin garantir la pérennité et le financement de notre système.
• Concernant les recettes, le financement de l’Assurance Maladie sera davantage universalisé. Nous proposons de supprimer les cotisations d’Assurance Maladie sur les salaires tout en augmentant la CSG de manière limitée.
• Concernant les dépenses, notre système doit devenir plus efficient. Cela passera par la réduction de l’incidence des pathologies du fait des actions de prévention, une prise en charge plus précoce et rapide sur tout le territoire, une meilleure organisation des parcours, une vision claire du rôle de tous les acteurs, un meilleur dialogue entre professionnels, la lutte contre le gâchis avec la distribution des médicaments à l’unité.
• Nos concitoyens, tout comme les acteurs de santé, ont besoin d’un grand système de santé, performant, simple, accessible et au fonctionnement fluide et lisible.

GOUVERNANCE
• Plus d’autonomie aux acteurs locaux.
• Gagner en efficacité.
• Afficher les indicateurs de qualité de service.
• Notre système de soins doit également gagner en efficacité. Nous y parviendrons grâce à un décloisonnement des pratiques et des organisations.
• Il faudra donner plus d’autonomie aux acteurs locaux de santé, aux acteurs régionaux et aux hôpitaux.
• Tous les services publics accueillant du public (hôpital, école, tribunal, CAF, etc.) seront tenus d’afficher leurs résultats en termes de qualité de service (ex : temps d’attente, taux de satisfaction, etc.).

MANAGEMENT
• Décloisonnement des pratiques et des organisations (?).
• Un meilleur dialogue entre professionnels.
• Décloisonnement des pratiques et des organisations.
• Notre projet vise à valoriser l’innovation, organisationnelle, diagnostique, thérapeutique

ATTRACTIVITÉ
• Redéfinition du rôle des établissements sur le territoire.
• Nous construirons 80 000 logements pour les jeunes.

TERRITOIRES
• Augmenter l’autonomie des hôpitaux.
• Nous renforcerons l’autonomie des universités. Elles pourront recruter leurs enseignants et définir leurs formations.
• Elargir les groupements hospitaliers de territoire, tout en y investissant, afin de moderniser les infrastructures et le matériel. Décloisonnement ville/hôpital et déverrouillage du système de soins et de la télémédecine.
• Nous consacrerons 5 milliards d’euros de notre Plan d’investissement à la santé, notamment à la transformation de notre médecine de ville et de nos hôpitaux.
• La télémédecine et les services numériques doivent être promus lorsqu’ils offrent une plus grande flexibilité et un meilleur suivi. Cela implique aussi d’accélérer la mise sur le marché et de rémunérer justement les prises en charge diagnostiques et thérapeutiques innovantes.

DÉMOGRAPHIE MÉDICALE
• Doubler le nombre de maisons de santé.
• Création d’un service sanitaire.
• Le développement d’un système de soin plus équitable passe aussi par la lutte contre les déserts médicaux. Nous voulons redonner aux jeunes médecins l’envie de s’installer dans nos territoires.
• Nous créerons un service sanitaire. 40 000 étudiants en santé consacreront 3 mois à des actions de prévention dans les écoles et les entreprises.
• Nous doublerons le nombre de maisons de santé pluridisciplinaires d’ici 2022 et introduirons.
• Davantage de flexibilité dans la rémunération et la tarification. Par des efforts de simplification administrative, nous libérerons aussi du temps aux médecins installés afin qu’ils puissent se concentrer sur leur métier.
• Pour lutter contre les déserts médicaux, ces maisons regrouperont des médecins, des infirmières, des orthophonistes, des kinésithérapeutes, des professionnels du sport…

SÉCURITÉ SOCIALE / ACCÈS AUX SOINS
• Renforcer la lutte contre les prestations fictives des professionnels de santé.
• Nouveau partenariat entre la Sécu et les mutuelles.
• Supprimer l'AME.
• Suppression du 1/3 payant généralisé.
• Aligner les dépassements sur le plafonnement des remboursements des complémentaires.
• Proximité non garantie.
• Maisons de santé pluridisciplinaires adossées à l’hôpital, avec tarif opposable et prise en charge avec le tiers payant.
• Dépenses de santé les plus coûteuses : restant à charge zéro avec complémentaires.
• Assurer à chaque Français une prise en charge par la structure la plus adaptée à son besoin médical, au bon moment.
• En matière de santé, la proximité ne garantit pas la qualité car un niveau d’activité minimum est indispensable pour assurer l’expertise des professionnels de santé.
• Demander à l’assurance maladie de rembourser la totalité du coût de lunettes de qualité pour tous les enfants de France, pour qu’aucun enfant ne soit handicapé dans sa scolarité si sa famille n’a pas les moyens suffisants pour lui acheter une paire de lunettes.
• D’ici à 2022, viser un « reste à charge » zéro pour les dépenses de santé les plus coûteuses pour les ménages (optique pour les adultes, prothèses dentaires, audioprothèses et dépassements d’honoraires), grâce à un nouveau partenariat entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires.
• Pour les dépassements, revenir sur le plafonnement du remboursement dans les contrats des complémentaires qui a dégradé les remboursements pour les assurés.
• Faciliter l’accès des seniors à une assurance complémentaire de qualité en améliorant l’aide à l’acquisition d’une couverture santé (ACS) pour les personnes âgées qui voient leurs dépenses de santé et le coût d’une complémentaire augmenter fortement avec l’âge.
• Renforcer la lutte contre les fraudes et abus en tout genre qui minent notre système d’assurance maladie : utilisation frauduleuse de cartes Vitale, arrêts maladies injustifiés, fraudes à la CMU–C, prestations fictives de la part de professionnels de santé, fraude à la tarification dans les établissements de santé… En faire une priorité politique, responsabiliser les caisses d’assurance maladie et augmenter fortement les sanctions.
• Supprimer l’aide médicale d’Etat (AME) pour mettre fin à la pression de l’immigration irrégulière sur notre système de santé et redonner confiance à nos concitoyens dans son équité. Pour les cas d’urgence et les maladies graves ou contagieuses, remplacer l’AME par une dispense de frais de santé strictement contrôlée.
• Favoriser une mise à disposition rapide et le remboursement des médicaments innovants pour les malades. Vérifier, dans la durée, l’efficacité de ces médicaments pour être sûr qu’ils apportent bien la valeur promise et que leur prix, souvent élevé, est justifié.

PRÉVENTION
• Renforcer la prévention à l’école.
• Une consultation gratuite tous les deux ans… pour les Français
• Rembourser une consultation de prévention tous les deux ans pour tous les Français. Elle sera assurée par le médecin traitant qui verra reconnaître son rôle clé dans le « maintien en bonne santé » de la population. Plus complète, elle durera plus longtemps qu’une consultation moyenne et sera rémunérée en conséquence.
• Lancer un grand Plan Santé à l’école, débutant dès l'école maternelle et reposant sur l'éducation à la santé des enfants (nutrition, activité physique, sommeil) et sur la prévention des addictions (écran, tabac, alcool, cannabis et autres drogues).
• Accompagner ce plan d’une revalorisation de la médecine scolaire dont l’importance est décisive pour orienter les comportements sanitaires des enfants et des adolescents.

FINANCEMENT HÔPITAL
• Economies de 20 milliards en 5 ans.
• Convergence public/privé avec mêmes droits et mêmes devoirs.
• Contrôle des prescriptions ?
• Ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 Mds € d’économies en 5 ans ; Lutter contre toutes les sources de « non-qualité » du système de santé : soins redondants ou inutiles, non-observance des prescriptions, maintien en activité d’établissement de faible qualité, mauvaise coordination des soins, recours excessif à l’hôpital, prévention insuffisante, fraudes et abus, bureaucratie excessive.

GOUVERNANCE
• Autonomie et plus de liberté pour les directeurs d’hôpitaux.
• Modification du statut des personnels hospitaliers ?
• Donner l’autonomie aux hôpitaux publics pour améliorer leur efficacité et les conditions de travail des personnels hospitaliers. Dans ce but, leur garantir des facilités de gestion en matière de statut des personnels, rémunération, temps de travail et marchés publics.
• Assurer une transparence totale sur la qualité des établissements de santé pour aider les Français à mieux s’orienter dans le système de soins et pour donner aux gestionnaires des repères pour améliorer les performances de leurs établissements.

MANAGEMENT
• Augmentation à 39 h du temps de travail.
• Contrôle des prescriptions ?

ATTRACTIVITÉ
• Recruter les PH d’emblée au 4ème échelon.
• Faciliter les partenariats public/privé.
• Créer un label Hôpital France.
• Renouer avec l’excellence de la recherche pour qu’elle redevienne le fer de lance de l’innovation et faciliter la création de partenariats publics-privés pour donner naissance à des entreprises innovantes dans le secteur de la santé.
• Encourager fortement la recherche médicale par le renouvellement des plans « autisme », « maladies rares », « cancers » et « maladies neurodégénératives », pour identifier et développer des traitements pour guérir ou prévenir ces maladies.
• Créer un label « Hôpital France » pour valoriser et mieux exporter l'ensemble des savoir-faire hospitaliers français : expertise clinique, formation, compétence dans le domaine du numérique, qualité de gestion.

TERRITOIRES
• GHT : les ouvrir au privé.
• Meilleure articulation ville/hôpital.
• Contractualisation des libéraux avec les ARS pour plus d'autonomie.
• Donner l’autonomie aux hôpitaux.
• Recomposition de l’offre hospitalière (?) .
• Accélérer le développement des « parcours de soins », grâce à une meilleure coordination entre médecine hospitalière, médecine libérale et structures médico-sociales.
• Mettre en place les outils d’échange d’informations en particulier le dossier médical partagé facilitant et sécurisant cette coordination.
• Transformer les groupements hospitaliers de territoire (GHT) en groupements de santé de territoire (GST) pour les ouvrir au maximum aux cliniques privés et aux médecins libéraux et faciliter ainsi la coopération de tous les professionnels de santé au service des patients.
• Garantir une offre de téléconsultation sur tout le territoire d’ici à la fin du quinquennat. Dans ce but, permettre un remboursement incitatif des actes de télémédecine par l’assurance maladie qui soit adapté à une prise en charge pluridisciplinaire.
• Engager la recomposition de l’offre hospitalière dans une logique exclusive d’amélioration de la qualité des soins.

DÉMOGRAPHIE MÉDICALE
• Régionaliser le numérus clausus.
• Revoir les formations en santé et la sélection, pour tenir compte des nouveaux besoins de santé publique, de la répartition territoriale et du développement des nouvelles technologies. Dans ce cadre, régionaliser le numerus clausus et les épreuves classantes pour s’adapter aux besoins des territoires en matière de présence médicale.
• Combattre les déserts médicaux et réduire les temps d’attente aux urgences en développant les maisons médicales et les structures d’urgences pour les premiers soins.
• Laisser une grande liberté d’organisation aux professionnels de santé pour créer les structures les plus adaptées

SÉCURITÉ SOCIALE / ACCÈS AUX SOINS
• Fin de l’AME pour les étrangers.
• 5ème risque (dépendance) réservé aux Français.
• Augmenter la proportion des génériques.
• Maintien et protection du double système de santé public et libéral.
• Garantir la Sécurité sociale pour tous les Français ainsi que le remboursement de l’ensemble des risques pris en charge par l’Assurance maladie.
• Pérenniser son financement en simplifiant l’administration du système, en luttant contre la gabegie financière et en investissant dans les nouveaux outils numériques pour permettre des économies durables.
• Créer un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance afin de permettre à chaque Français de se soigner et de vivre dans la dignité.
• Réaliser des économies en supprimant l’Aide Médicale d’État réservée aux clandestins, en luttant contre la fraude (création d’une carte Vitale biométrique fusionnée avec le titre d’identité), en baissant le prix des médicaments coûteux (via l’augmentation de la proportion de génériques), en développant la vente à l’unité des médicaments remboursables (en imposant aux laboratoires l’adaptation de leurs chaînes de production).
• Protéger la complémentarité du double système de santé public et libéral.

PRÉVENTION
• Prévention et innovation.

FINANCEMENT HÔPITAL
• Diminuer de 15 milliards le budget de la santé.
• Remise en ordre des comptes sociaux en 5 ans.
• Modifier T2A (audit) car effets pervers.
• Approche médicalisée.

GOUVERNANCE
• Pas de nouvelle réforme.
• Préserver les emplois actuels.
• Diminuer l’absentéisme.
• Garder les 35 heures.
• Soutenir les startups françaises pour moderniser le système de santé.

MANAGEMENT
• Favoriser la coopération entre professionnels de santé, en reconnaissant les compétences spécifiques de chacun.

ATTRACTIVITÉ
• Touche pas aux statuts des autres personnels.
• Aider les internes.
• Réforme du statut des PU-PH.
• Préserver les emplois actuels.
• Diminuer l’absentéisme.

TERRITOIRES
• Maintenir au maximum les hôpitaux de proximité et augmenter les effectifs de la fonction publique hospitalière.
• Protéger le maillage territorial des acteurs indépendants de la santé (pharmacies, laboratoires d’analyses…).
• Réorganiser et clarifier le rôle et les obligations des agences de sécurité sanitaire et alimentaire et assurer leur indépendance.

DÉMOGRAPHIE MÉDICALE
• Relever le numerus clausus d’accès aux études de santé pour éviter le recours massif aux médecins étrangers et permettre le remplacement des nombreux départs à la retraite prévus.
• Lutter contre les déserts médicaux en instaurant un stage d’internat dans les zones concernées, en permettant aux médecins retraités d’y exercer avec des déductions de charges et en y développant les maisons de santé.


Dr A. Bernabe Gelot

SNPH CHU
Rédactrice en chef
Le MAG de l'INPH


Dr JL. Chabernaud

Médecin ex-responsable de l'UF SMUR
pédiatrique à l'hôpital Antoine Béclère
(AP-HP) de Clamart
pdt du syndicat national
des pédiatres des établissements hospitaliers (SNPEH)
Vice-président de l'INPH

Article paru dans la revue « Intersyndicat National Des Praticiens D’exercice Hospitalier Et Hospitalo-Universitaire.» / INPH n°10

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Publié le 1653982318000